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Automne | Nicolas Bally

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Automne repose sur la sérendipité et sur les liens qui se tissent ici ou là. Par hasard ou pas. J’avais interviewé Mélanie du blog littéraire, qui avait évoqué un artiste, pas très connu, qu’elle appréciait : Nico Bally. Alors, presque ni une ni deux, voici l’interview du monsieur en question. Et comme je suis une buse sans nom, j’ai mal orthographié son prénom pour la première question…

Nicolas Bailly ?

Non, Nico Bally. :-p

Tout le monde veut ajouter un  » i  » alors que j’ai déjà un  » y  » et même deux  » L « , ça me semble suffisant !

Pipirate ?

Pipirate - Nico BallyOuaaaaaaaaaaais !

C’est un pirate, mais c’est aussi un lapin, et il marque son territoire grâce à la douce odeur de son urine. Lui et son équipage vont devoir affronter des légumes-zombies, s’associer à une prêtresse vaudou, attaquer une île maudite…

Je me suis pas mal inspiré des jeux vidéos et des dessins animés pour proposer un livre à l’univers délirant et coloré.

Pourquoi écrire pour les enfants ?

90% de ce que je lis est de la littérature jeunesse.
J’y trouve plus de fun et de liberté créatrice qu’ailleurs.
Et comme ce que j’écris se nourrit de ce que je lis…

Pour te découvrir, tu conseilles quoi ?

De lire les présentations de mes textes, et d’aller vers celui qui vous tente le plus : https://sites.google.com/view/nico-bally/

Même si ça tourne beaucoup autour des animaux et de la magie, mes livres sont assez différents les uns des autres. J’ai des lecteurs qui foncent vers le Baron Miaou mais qui ne sont pas du tout intéressés par TAUPE, par exemple.

L’autoédition, un choix ?

Un choix de la dernière chance.

J’essaie d’abord de placer mes livres en édition traditionnelle, puis si je ne trouve personne d’intéressé, je me rabats vers l’auto-édition. C’est ça ou la poubelle !

A vrai dire, sans avoir l’option autoédition me permettant de sauver le livre en dernier recours, je ne trouverais jamais la motivation de me lancer dans un roman, et je reviendrai aux nouvelles et aux web-feuilletons que j’écrivais avant.

Réserver l’exclusivité de tes romans à Amazon, c’est gênant ?

Pas vraiment, vu que la concurrence de vendeurs Internet est minuscule.

Je place mes romans en librairie et en vente directe sans soucis. Sur le net, je ne peux être disponible que via Amazon… mais je ne connais personne qui achète ailleurs !

Est-ce raisonnable, souhaitable de vouloir vivre de ses écrits ?

Pas du tout.

1% des auteurs publiés cette année vivent de leurs écrits. Ce sont les auteurs dont tout le monde connait les noms (même sans avoir lu leurs livres), autrement dit : des célébrités.

Les 99% qui restent ont un « vrai » métier à côté, ou sont au chômage.

Etre un auteur sur les réseaux sociaux?

C’est un bon moyen d’être en contact avec ses lecteurs ! Et aussi un lieu d’échanges intéressants. Twitter a une belle communauté autour de l’auto-édition, par exemple.

Le roman et le lecteur de roman vont disparaître pense Philip Roth. Un avis ?

Gif Nico Bally

Même si dans 10 siècles le roman disparaît, les histoires seront toujours là.

Notre conscience est basée sur les histoires, elles sont notre ADN.

Comment découvres-tu de nouveaux livres ?

Grâce à ma compagne, qui les dévore à un rythme hallucinant et sait détecter les bons romans d’une manière surnaturelle.

Un livre inconnu* à nous faire découvrir ?

Un roman qui a sûrement souffert de son titre un peu gnan-gnan : Le Collège des Princesses de Shannon Hale.

On aurait tendance à imaginer une école pleine de robes roses et de tiares étincelantes, mais le concept est bien plus intéressant : une prophétie a désigné un village minier comme étant le berceau de la prochaine reine. Les filles du village sont donc amenées à suivre des cours pour devenir présentables. L’ambiance est unique : un décor rocailleux, une école austère, l’espoir de quitter la misère et une magie douce propre à l’autrice.

C’est une vrai pépite !

Le collège des princesses

Un.e auteur.e inconnu.e* à nous faire découvrir ?

Kate Klise, co-autrice de la série épistolaire illustrée 43, rue du Vieux-Cimetière et d’une romance très rafraîchissante au titre absurde (Tout finit par un baiser !) et menteur, vu que ça ne se termine pas par un baiser :p (le livre s’appelle In the Bag en VO).

Kate Klise

Une question qu’on ne t’a jamais posée ?

 » La libération de l’homme et sa liberté passent-elles forcément par la connaissance des déterminismes ?  »
(je suis bien content qu’on ne me l’ai jamais posée, d’ailleurs)

Tu arrêtes quand d’écrire (la question qu’on n’a jamais posée à Neil Jomunsi)

Jamais. Quand je travaille sur un roman, j’ai toujours au moins 2 futurs livres qui s’écrivent dans ma tête en même temps.

Même une fois devenu un fantôme je continuerai à écrire.

Cette série d’interview repose sur la sérendipité. J’interviewe qui après ? Tu peux mettre deux ou trois personnes et une question à ajouter si tu as envie

Je suggère Hieronymus Donnovan, Marie Tinet et Lili Galipette !

Merci à Nico Bally. Pour les réponses et pour les propositions d’interviews pour continuer la série Automne !

Marathon d’écriture Madrilène – roman, nouvelle, scénario et projet secret

Marathon Ecriture Madrid

Tous les ans ou presque, je pars écrire à Madrid. J’aime tellement cette ville. Elle se prête tant à l’écriture. À ma manière d’écrire en tous cas.

Madrid Ecriture Lavapies

Un écrivain de terrasses

Lorsque je pars en résidence, j’écris dehors, ou dans les bistrots. Vous allez me dire, Paris c’est nickel pour ça ? Oui et non. Il y a beaucoup de terrasses à Paris, mais une bière en terrasse à Paris, c’est dans les 4 à 10 euros selon où tu la commandes. Je me souviens d’une bière miteuse à 8€ sur une terrasse a moitié à cheval entre de la merde de chien et le trottoir. Je ne suis pas obligé de claquer mes futurs droits d’auteur à chaque godet. Et même dans les bistrots sans terrasses, ça respire plus.

Dix heures entre marche et écriture

Autre avantage de Madrid, la densité de bistrot. Bien sûr j’ai des spots préférés mais j’aime bien découvrir, changer. A Milan, j’ai parfois passé deux heures avant de trouver un endroit à la cool. Milan est une ville de voitures. Les piétons y sont tolérés, rien de plus. Madrid, je peux la traverser en long en large et en travers, partout il y a des terrasses, des bistrots. Bref, une ville d’écrivain de terrasse. Ecrire deux heures, marcher trente minutes, hop, deux heures d’écriture. Un déj rapide dans un bar à tapas. Et re deux heures d’écriture, petite marche, pause, bière, écriture. Et comme à Madrid, on mange tard, je peux écrire jusqu’à 20h00 ou 21h00 sans craindre de rater l’apéro. Oui, parce que quand même Madrid le soir, ça a de la gueule.

Pour écrire quoi ?

Quinze jours d’écriture, ça représente presque cent cinquante heures. Des heures que je n’ai pas toujours à Paris. J’ai beau me lever régulièrement à quatre heures pour écrire, c’est pas possible tous les jours. Par exemple, les lendemains de sortie de livre, c’est juste impossible. Alors ces quinze jours me servent énormément et je pars avec pas mal d’ambitions :

Finir le premier jet de Lucia, mon quatrième roman

J’ai écrit l’acte 1 et le roman en comportera, a priori 3 (ou 6 si je les redécoupe). Mais j’ai besoin d’être concentré… J’en reparlerai forcément mais il y a plus de personnages, l’histoire se déroule sur plusieurs années et pas à Belleville 🙂 Bref, je m’embrouille si je laisse trop de temps passer entre deux sessions. Et là je suis parti, donc faut finir. Bien sûr, le premier jet sera tout sauf acceptable, mais il est nécessaire. Quatre-vingt mille mots en quinze jours, c’est ambitieux mais on verra.

Terminer la dernière version de Blédard volume 1

Blédard, c’est un de mes personnages préférés. Apparu dans “Une tarte dans la gueule”, cet avocat mystérieux, qui enchaine les punchline et les sorties déroutantes, a beaucoup plu au lecteur. Je pars sur une trilogie mais ce sera peut-être un diptyque. Le troisième jet a été relu (merci Nell) et je dois un peu retravailler. Une dizaine d’heures devraient faire l’affaire. Ensuite l’ami Antony me fait l’amitié d’y jeter un œil. Sortie prévue en 2018.

Terminer, enfin, ce putain de scénario de “Tournée d’adieu”

Un scénar qui traine depuis deux ans. Parce qu’écrire un scénario quand tu écris des dialogues qui vont bien, tu crois que c’est facile. Alors que ça n’a rien à voir. Bref, après avoir beaucoup potassé, je vais retravailler ce scénario pour en faire un truc fini, que je pourrai envoyer aux producteurs.

Les Nouvelles Noires ne s’arrêtent jamais

Idéalement, j’aimerais bien en écrire une par jour, mais ne soyons pas trop ambitieux. Des nouvelles, j’en ai plein ma besace. La saison 3 bat son plein  – Je vous encourage fortement à aller lire la nouvelle de cette semaine « Les enculés » – et les saisons 4 et 5 sont déjà rédigées. Pas de rush donc.

Projet (un peu) secret 1 et 2

J’aimerais bien passer quelques heures aussi à avancer sur ces projets. Un sortira en version papier en 2018 et l’autre, hum, surement en ligne quelque part, en 2018.

Et puis, et puis voilà. De 9h00 à 20h00, j’écris, entre quelques pauses. Et après? Après, mais j’entre dans un bar de plus, je dis “Buenas ! Una !*” et que ce soit à Séville ou à Madrid, on ne t’apporte pas une tarte aux choux de Bruxelles ou une tasse de thé. Non quand tu dis “Una !”, on t’apporte une bière. Et la soirée peut démarrer. Soirée que je passerai à discuter ou observer ou les deux. Et qui me permettra de noter encore des idées, des personnages pour la suite.

* L’espagnol de bar se pratique avec beaucoup de points d’exclamation 🙂

Une soirée de lancement de thriller noir très lumineuse

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Il est de bon ton de se congratuler de ses ventes, de son succès, puisque le succès appelle le succès tout ça. Alors congratulons-moi pour cette superbe soirée de lancement de mon deuxième roman : Le goût de la haine.

Un roman très noir

Mon deuxième roman est un thriller noir. J’avais peur que l’éditeur, Numeriklivres que je salue au passage, ne le qualifie de thriller. Ce que j’aurais trouvé très réducteur. Et bim, sans qu’on s’en parle, on a eu la même idée, ou envie : thriller noir. Thriller parce que, bon, ça monte un peu en tension, en action, et noir, parce que, comme dans une tragédie grecque, tu démarres en sachant que t’as les deux pieds dans la merde, et que c’est finalement le moment sympa, puisqu’à partir de là, tout va aller de plus en plus mal. Alors bon, pour fêter ça, hop, soirée de lancement.

Une parodie de couverture

Avec un petit concours sur la page facebook de l’évènement : prenez une photo de la couverture pour tenter de gagner un exemplaire dédicacé. Et il y a eu du lourd, du très lourd. Wolverine, Dyslexie, imitation inspirée, bref, un concours qui n’a fait venir aucun de ces concouristes professionnels que j’embrasse au passage. A réitérer. Mais il fallait un winner, et ce fut…

Un gâteau au gout de la haine

Ce fut toi public, ahaha non je déconne. La soirée organisée au Planète Mars, chez Hakim, battait son plein. Bonne ambiance, du people, de la bière et autres substances alcoolisées ou pas, les amis, la famille, les journalistes (?), les paparazzi, enfin vous voyez quoi, un lancement haut en couleur. Tenez y-a-qu’à voir les photos. Et c’est alors que la gagnante du concours est arrivée : Héloïse que je reremercie ici. Avec le gâteau “Le goût de la haine”. La forcément, le game était plié. Ce fut l’apothéose d’une soirée arrosée de rires, d’histoires, d’anecdotes et de très bons moments. J’ai même noté deux trois idées pendant la soirée, pour des nouvelles ou allez savoir le cinquième roman ou que sais-je.

Bref, un succès total et puisque le succès appelle le succès, tout ça, rendez-vous pour les Molière 2017. Ou le trophée du meilleur binôme livre-gâteau. Là, c’est sûr, on rafle tous les prix. Encore merci et pour les absents, le livre est .

Les sources d’inspiration noires du « Goût de la haine »

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Je trouve toujours difficile de parler de ses influences. Soit on évoque des livres inconnus et ça ne parle à personne, soit on cite des dieux de la littérature et on passe pour melon man. Mais après tout, pourquoi pas. Alors voici quelques auteurs et ou romans qui ont influencé ce deuxième roman. Pour la plupart, l’influence est diffuse, en filigranes. À part pour un.

Assurance sur la mort

Éric Vidal, le personnage principal, cite le film lors d’une scène de la première partie. Ce film reste un chef-d’œuvre du film noir, genre qui me fascine totalement. Le film noir c’est, selon les puristes un genre qui démarre en 1941 avec Le Faucon Maltais (deuxième version)et se finit en 1958 avec La soif du mal de et avec Orson Welles (quel film). Mais pas un puriste n’est d’accord alors on s’en fout un peu. Reste que cette histoire d’arnaque à l’assurance qui tourne mal – comme toutes les arnaques à l’assurance non – m’a marquée tout gosse. Et chaque visionnage me laisse la même impression de noirceur. Avec mon actrice préférée Barbara Stanwyck, que j’ai réussi à placer dans un Refait Divers Le village Italien où il est interdit de mourir.

Sterling Hayden

Vous ne connaissez peut-être pas cet acteur qui a fleurté avec la célébrité dans les années 40 et 50. Il a joué énormément de loser. Et pas dans des navets hein, “The Asphalt Jungle” de John Huston, “Crime of Passion” de Gerd Oswald avec … Barbara Stanwyck ou encore, surtout, “The Killing” un film de casse absolument exceptionnel de mister Stanley Kubrick. Pourquoi Sterling ? Parce qu’il est grand, volontaire et finit (presque) toujours par perdre. Avec fatalité. Je n’ai pas pensé à lui en écrivant, mais en relisant, il est là.

Robert Ryan

OK, encore un acteur qui date un peu. Vous le connaissez peut-être pour Les 12 salopards. Il est un peu le pendant de Sterling Hayden, mais en mode enfoiré. En mode plutôt gagnant, même s’il prend souvent raclées et finit souvent avec trois balles de buffet. Là non plus, je n’ai pas pensé à lui en écrivant Max Becker le mafieux qui s’en prend à Éric et Hélène, mais il y a de ça. Je ne saurais quel film vous conseiller tant il a brillé, mais vous onnaissez surement “The Wild Bunch” (La horde sauvage) et les douze salopards. Mais allez faire un tour sur “The set up” ou “Act of violence”.

1275 âmes et coup de torchon

Éric ne veut pas se faire remarquer. Il a été éduqué comme ça. Mais petit à petit, il va se libérer, ou s’enferrer c’est selon. Peu de films et de livres m’ont autant influencé que 1275 âmes de Jim Thompson et le chef-d’œuvre qu’en a tiré Bertrand Tavernier dans “Coup de Torchon”. Je ne me réclame pas de tels chef d’œuvres, je me rends juste compte que l’impression, les impressions qu’ils continuent à me faire irriguent ce que j’écris.

Léon

Je sais, il est de bon ton de chier sur Besson, mais d’une je ne chie pas sur les gens publiquement – sauf les politiques, et de deux, je n’ai jamais compris pourquoi il était aussi détesté. Il fait du bien, du moins bien, du nul – et ne me lancer pas sur son Jeanne d’Arc – mais on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir tout donné au cinéma. Pourquoi Léon ? Parce que j’aime bien cet aspect très léché, calibré, et totalement improbable. On y croit parce que c’est bien fait et pourtant, ça ne tient pas une seconde. Mais tant qu’on y croit, ça me va. Pour toutes les scènes un peu too much du livre, j’ai suivi cette logique. Qu’à défaut de les rendre réalistes, je les rende crédibles – inconsciemment encore une fois, mais en y repensant c’est Léon qui me vient à l’esprit.

Crime et châtiment

Lorsque l’on évoque le roman noir, on ne peut pas passer à côté de Crime et châtiment (ni à côté de Zola, mais c’est une autre histoire). Pourquoi je l’évoque pour Le goût de la haine ? Parce que ce que j’aime le plus dans le roman noir, c’est sa filiation avec la tragédie : “Le héros va mourir, quoi qu’il fasse, c’est écrit, démerdez-vous”. C’est superbement raconté dans le livre de Dostoïevski. Je voulais aussi que dès les premières phrases le lecteur ou la lectrice comprenne que ça n’allait pas bien se mettre, qu’on démarrait les deux pieds dans la merde mais que c’était le moment sympa de l’histoire.

Les mois d’avrils sont meurtriers et Robin Cook

Enfin dernière influence, dans les échanges entre Max et Éric surement, Les mois d’avrils sont meurtriers, le film de Laurent Heynneman avec Jean-Pierre Marielle. Le plus grand film noir français selon moi, et peut-être tout pays confondu. Le face à face entre les deux hommes – le flic et l’assassin- dépasse tout en noirceur, cynisme, ironie. Là encore, c’est inconscient, mais certains passages font référence à leurs échanges, de manière indirecte. Quant à Robin Cook, l’auteur du livre dont c’est inspiré, c’est l’auteur de roman noir le plus pur qui soit. Faites-vous plaisir, lisez tout ce qu’il a écrit (mais ne le confondez pas avec l’autre qui fait des thrillers hospitaliers à la chaine).

Je pourrais lister tous les polars, romans noirs, films que j’ai pu lire ou voir, mais on sortirait un peu du sujet. Tout ce que je lis, vois, m’inspire directement ou indirectement. Et pour ce Goût de la haine, je suis allé piocher dans tout ce qu’il y a avait de plus noir en moi et au-dehors. J’espère que le résultat vous a plu ou vous plaira.

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Automne | Michel Hutt

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Cette série d’interviews est basée sur la sérendipité, c’est pourquoi je demande à chaque interviewé.e de proposer quelques noms pour continuer. Arnaud de Scribay a proposé d’intégrer tous les auteurs de scribay qui le souhaiteraient, proposition que j’étudie car ça représente un boulot monstre. Mais en attendant la suite, je fais aussi des rencontres et j’intègre, petit à petit, des personnes avec qui je me sens des accointances dirons-nous. Notamment Michel Hutt rencontré sur un salon du livre mythique !

Michel Hutt ?

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C’est moi ! Un type qui approche de la cinquantaine, portant lunettes, petite bedaine et crâne déplumé. Je lis et écris depuis toujours ou presque et j’ai décidé de consacrer désormais une bonne partie de mon temps à mon travail d’auteur, parce que la vie est trop courte pour ne pas faire ce qu’on aime. Précédemment, j’étais enseignant (entre autres), très beau métier mais de plus en plus difficile à exercer, notamment du fait de l’absurdité du fonctionnement de l’institution. J’ai un gros penchant pour le travail manuel, la vie associative et les plaisirs simples : faire du vélo, retrouver la famille et les amis, marcher en forêt… Mais le grand bonheur de ma vie, c’est ma chérie Elsi. Ensemble, on a fabriqué artisanalement et dans la joie trois magnifiques enfants, tous nés au siècle dernier et qui ont quitté le nid depuis un bon moment.

La transition ?

Vaste sujet. Très brièvement, disons que c’est un ensemble d’initiatives que prennent de plus en plus de citoyens pour sortir de l’impasse dans laquelle on s’est fourrés collectivement grâce au « développement » industriel et à la société d’hyperconsommation. Bien sûr il ne s’agit pas de revenir au temps des cavernes, mais de modérer autant que faire se peut notre empreinte, pour permettre à d’autres de vivre sur Terre après nous. Pour en découvrir davantage, rien de tel que de lire Le cri du Colibri et Les Recycleurs, puisque c’est justement le sujet que j’y aborde. Que celles et ceux qui n’aiment pas se prendre la tête se détendent : ce sont des romans, donc il y a du suspense, du rire, de l’amour et de l’amitié, bref tout ce qui manque malheureusement dans les livres sérieux, qui moi me tombent des mains ou me dépriment.

Noces de cendre ?

Là ça rigole moins ! Il peut s’avérer judicieux de garder une boîte de mouchoirs à portée de main en le lisant. C’est un roman très émouvant mais pas désespérant, puisque les personnages sont (presque) tous mûs par la générosité, l’amour et la bienveillance. Le problème c’est qu’on ne maîtrise jamais tout, et que certaines situations peuvent partir en vrille, notamment quand les malentendus s’en mêlent. L’idée du livre remonte à dix-huit ans, lorsque j’ai découvert des objets ayant appartenu aux « marcaires » (agriculteurs de montagne qui fabriquent le fameux « munster ») dont j’avais racheté la ferme. Une plaque commémorative d’un concours agricole à Paris, des lettres d’amour restées sans suite… J’avais d’abord imaginé un récit un peu truculent où j’aurais dépeint les maladresses d’un petit paysan perdu dans Paris, mais ça aurait vite touché ses limites. C’est en jouant au théâtre Les noces de sang de Frederico Garcia Lorca, il y a dix ans, que j’ai trouvé le « ton » de mon roman : ça ne pouvait être qu’une tragédie. Ensuite, il a encore fallu un long affinage, puis la rencontre avec Sébastien Degorce pour que ce texte sorte de mes tiroirs et parte à la rencontre du public.

Pour te découvrir, tu conseilles quoi ?

De venir me rencontrer sur un salon ou une séance de dédicaces, car rien ne vaut le contact humain, qui est essentiel à mes yeux. Ecrire tout seul dans son coin, c’est merveilleux, mais heureusement qu’ensuite on a l’occasion d’aller vers les autres et d’échanger, sinon on deviendrait tous des ours mal léchés vivant reclus derrière leur clavier. Pour savoir où me retrouver, vous pouvez faire un tour sur ma page Facebook : Le cri du Colibri / le jardin d’Amira. Je ne suis pas un grand fan du virtuel, mais c’est difficile de faire sans. Cela dit, la meilleure façon de me découvrir, c’est de me lire, car je me dévoile beaucoup dans mes romans. Une « mise en danger » nécessaire, qui seule permet d’atteindre le niveau de vérité et d’authenticité que les lecteurs sont en droit d’attendre. Mon roman le plus connu est Le cri du Colibri, mais je pense que Le jardin d’Amira et Noces de cendre sont des portes intéressantes pour aborder mon travail. Ou bien sûr les « Enquêtes écologiques » de Jean-Bernard et Miss Turtle, si on a des petits autour de soi ou qu’on aime tout simplement lire des albums !

Le roman et le lecteur de roman vont disparaitre pense Philip Roth. Un avis ?

C’est amusant, je pense exactement le contraire. Le roman est selon moi un vecteur très riche permettant d’aborder n’importe quel sujet en tissant un lien fort avec le lecteur, qui par la magie de la fiction et de la « densité » des personnages va accrocher au propos et aller au bout du récit. Je suis beaucoup plus sceptique quant à l’avenir des essais, qui requièrent des aptitudes de concentration et de persévérance peu compatibles avec les rythmes de vie actuels. Le principal écueil pour le roman serait de trop privilégier la forme, et d’en faire une fin en soi, au risque de se limiter à un objet esthétique sans lien avec la respiration du monde. A l’inverse, il ne faut pas qu’il se galvaude en devenant un produit standard conçu pour être facilement digéré par des cerveaux apathiques. La télé remplit déjà très bien cet office… La vraie force du roman, ce sont les personnages, et l’énergie vitale qu’ils incarnent. Chez moi, ils sont les véritables narrateurs de l’histoire : je m’efface complètement pour leur laisser le champ libre. D’ailleurs, ils en profitent parfois pour n’en faire qu’à leur tête, comme Anne-Cécile dans Le cri du Colibri, et ça peut être très plaisant… Dans mes textes, la forme dialoguée prédomine : je suis un amoureux du théâtre. Pour conclure sur l’avenir du roman, je pense qu’un art capable de survivre à l’effondrement de l’énergie et des objets technologiques est forcément promis à un bel avenir… Pour lire, je n’ai besoin que de la lumière du soleil. Et d’une belle bibliothèque bien sur, mais ça c’est très simple : il suffit de mutualiser nos bouquins. D’où l’intérêt de ne pas tous lire les mêmes auteurs. Vive la biblio-diversité !

Est-ce raisonnable, souhaitable de vouloir vivre de ses écrits ?

A mon avis, non. Certains auteurs vivent, et parfois même très bien de leur travail, mais ce n’est pas un objectif qu’on peut raisonnablement se fixer, tant les aléas sont importants. La « chaîne du livre » doit nourrir beaucoup de monde ; l’auteur ne perçoit qu’une part minuscule du prix de vente. Quelqu’un m’a un jour demandé combien j’avais vendu de Cri du Colibri. Quand je lui ai donné le chiffre (quelques milliers) je l’ai vu faire mentalement sa petite multiplication, et il m’a regardé avec des yeux envieux. Les droits d’auteur, ce sont 5 à 10% du prix hors taxes du bouquin, dont il faut encore déduire les cotisations, la CSG… Au final, il reste parfois moins de 50 cts. Sachant qu’on peut passer des heures dans une librairie à plus de 100 bornes de chez soi pour en signer trois ou quatre, faites le calcul de rentabilité… Pour l’instant, mes droits d’auteur annuels représentent environ un mois de SMIC : je gagnerais douze fois plus en faisant la plonge au restau d’en face ! Et pour ceux qui publient à compte d’auteur, c’est bien pire : la plupart y sont de leur poche. Ils passent des week-ends entiers à essayer de fourguer un ou deux livres, en pensant aux vingt cartons empilés au milieu leur salon ( à la cave ou dans le garage, ils moisiraient et deviendraient invendables). On n’écrit pas pour gagner des sous, ou alors il faut être journaliste…

De plus en plus de personnes s’éloignent des réseaux sociaux, en disparaissant complètement ou en réduisant leur activité. Et toi ?

Difficile de faire abstraction de ce mode de communication, surtout quand on est dans des petites maisons qui n’ont pas les moyens de promouvoir les ouvrages qu’elles éditent. Avant la sortie du Cri du Colibri, je n’étais pas sur les réseaux sociaux. En acceptant de me publier, mon éditeur m’a dit « si tu veux que ton bouquin se vende, crée un profil et une page, sinon tu peux oublier ». Un outil, c’est toujours intéressant, tant qu’on ne l’utilise que pour ce qu’il est et qu’on n’en devient pas trop dépendant. Je vis ma vie sociale avec des personnes en chair et en os, et j’essaye de décrocher de mon écran le plus souvent possible. J’ai zéro amis sur Facebook (désolé…). Mais j’apprécie de pouvoir y annoncer mes dédicaces ou partager un extrait de mon nouveau bouquin et je réponds très volontiers à celles et ceux qui me contactent via ma page. En revanche de mon côté je n’ai pas la patience de suivre tout ce qui se passe sur les réseaux. J’ai arrêté de fréquenter les communautés de lecteurs, de libraires ou d’auteurs, car pour cela il faudrait que je renonce à dormir la nuit, ce qui n’est pas génial pour la santé…

Jacques Brel pensait que le talent n’existe pas, que le talent c’était d’avoir envie et le reste du travail. D’accord ou pas ?

Sacré Jacques ! Je suis d’accord avec lui sur ce point : l’envie et le travail sont les deux jambes sur lesquelles marche la création. La talent en découle. Mais qu’est-ce que le talent ? C’est très relatif. Tel auteur va me subjuguer, un autre me paraîtra sans intérêt. Est-ce à dire pour autant que seul le premier est talentueux ? Et que dire de celui qui vend des milliers d’exemplaires ? Est-ce le fruit de son talent, ou l’efficacité de son service de com ? Tout cela est bien délicat… Comme je ne me sens pas légitime pour juger, je me contente de me réjouir qu’il existe encore une grande variété dans le monde littéraire, de sorte que chacun puisse y trouver son plaisir. Mais il faut pour cela que les petits éditeurs et les libraires indépendants puissent survivre face au rouleau compresseur d’Internet… Achetez vos livres chez eux, de grâce !

Comment découvres-tu de nouveaux livres ?

Sur les salons, quand j’ai des voisins de table sympa (comme à Autun !), mais surtout grâce aux libraires ! Vu que je passe un certain nombre d’heures à lorgner mollement les rayonnages en me curant le nez, je suis souvent tenté… Parfois c’est au fil d’une conversation ou au détour d’une « boîte à livres »…. Ce qui est sûr, c’est que je lis cent fois moins que je le voudrais.

Un livre peu connu à nous faire découvrir ?

J’ai eu il y a trois ans un énorme coup de coeur pour Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent, mais entre-temps il est devenu très célèbre, donc ça ne compte pas vraiment. Plus récemment, on m’a prêté Les lumières du ciel d’Olivier Maulin, un road-movie déjanté et bourré de petites perles. A savourer sans modération !

Un.e auteur.e peu connu.e à nous faire découvrir ?

Nick Gardel. C’est un auteur de polars, qui a eu notamment le privilège de faire partie de l’aventure du Poulpe. Je ne suis pas du tout branché polar à la base, et il a poussé le talent jusqu’à me faire aimer ça. Fourbi étourdi est le meilleur à mon goût.

Une question qu’on ne t’a jamais posée ?

« Mais dites-moi, mon cher Michel, comment se fait-il qu’avec un tel talent (et une telle modestie) vous ne figuriez pas encore en tête du top des ventes ? ». C’est bien qu’on ne me l’ait jamais posée d’ailleurs, car j’avoue (humblement) que je n’ai pas la réponse.

« Quel est le livre que tu rêves d’écrire ? » – La question qu’on n’a jamais posée à Benjamin Fogel.

Le livre qui aurait le pouvoir de réconcilier l’humanité avec elle-même et de faire disparaître tranquillement la méchanceté et la haine. J’ai essayé cela dit, mais quand j’écoute les infos je me dis que ce n’est pas encore gagné ! Tant pis, je persévère. Têtu, je suis.

Cette série d’interview repose sur la sérendipité. J’interviewe qui après ? Tu peux mettre deux ou trois personnes et une question à ajouter si tu as envie :

Eh ben pourquoi pas Nick Gardel, puisque j’ai parlé de lui…. ou alors Jean-Paul Didierlaurent.

Et ma question en plus :

Avec quel(le) auteur(e) aimerais-tu rester coincé(e) dans un ascenseur pendant quatre heures ?

Neuvième interview crépusculaire. Je ne saurais trop vous recommander d’aller à la rencontre de Michel. Il est tout sauf crépusculaire !

Pourquoi les éditions NL pour « Le goût de la haine » ?

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J’ai sorti mon premier roman, “Une tarte dans la gueule” tout seul, comme un grand en 2015. Je n’ai jamais pensé à l’envoyer à un éditeur. Je n’en voyais l’intérêt ni pour moi, ni pour l’éditeur. Si c’était à refaire, je le referai. Mais voilà que le deuxième roman est là et…

LeGoutDeLaHaine_ValeryBonneau_RomanNoir_Thriller_700_450Pourquoi un éditeur maintenant ?

Depuis, j’ai publié deux recueils de Nouvelles noires pour se rire du désespoir, également tout seul et un livre sur les robots chez Gallimard. Je peux donc comparer les avantages et les inconvénients. Et alors que mon deuxième roman dormait, je me suis demandé si je ne tenterais pas de bosser avec un éditeur. Pour me soulager, sortir un peu de ma bulle et aussi, je dois l’avouer, parce que le fait qu’un éditeur l’accepte, ça donne un peu de jus. J’ai beau savoir que plein de livres tous pourris sont édités, que tout un tas de livres refusés déchirent, lorsqu’on écrit seul, qu’on ne vend pas dix mille livres par mois ou qu’on ne reçoit pas 500 critiques ou commentaires par semaine, le doute guette parfois. Je suis écrivain, j’écris mais je suis aussi un humain alors je me surveille.

Pourquoi les éditions NL ?

Je n’avais démarché que des maisons d’éditions que j’aime. Et Jean-François Gayard m’a appelé pour m’expliquer qu’il aimait beaucoup l’histoire, même s’il fallait retravailler le début. Et alors, se pose toujours la question du “Merde, mais je vais lâcher mes droits”. Il y a une dépossession, un renoncement qui tiraille toujours un peu. Mais les éditions NL proposent des contrats de 5 ans. Et c’est un peu la classe. Si on ne s’entend pas bien, pour une raison ou pour une autre, ou même si on s’entend bien mais que ça ne fonctionne pas, on peut se quitter en bon terme. Et si j’avais écrit aux éditions NL, c’est bien parce que j’aimais ce qu’ils faisaient. Leurs couvertures par exemple me plaisaient beaucoup. Et j’adore celle du « Goût de la haine » ! Bref, je suis très content que mes deux prochains livres soient publiés chez eux. Je vous parlerai un peu de leur catalogue bientôt.

Le gout de la haine

Cerise sur le gâteau, J’ai retravaillé le roman pour l’améliorer, suite aux conseils de Jean-François Gayard*, rendre la première partie plus vivante et rentrer plus rapidement dans le vif du sujet. Et ça commence à donner un roman qui envoie un peu du lourd. A découvrir en papier et numérique, le 29 septembre.

* Début que j’avais déjà retravaillé sur les conseils de Nelly et Antony, donc là, on est bon!

Automne | Scribay

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AutomneInterviews Crepusculaires_ArnaudScribay_Vignette

La série d’interviews Automne reprend. Après un petit saut dans La piscine, on continue avec Arnaud de Scribay, un site dédié aux écrivains. Un site que j’utilise de manière régulière pour tester les nouvelles noires et corriger les dernières fautes.

Arnaud Lavalade ?

Oui ?

Pourquoi Scribay ?

Nous pensons que tout le monde porte une œuvre en soi. Tout le monde. Et l’objectif de Scribay est d’offrir le meilleur environnement possible pour faire naître cette œuvre. C’est pourquoi la plateforme a été pensée pour amener chacun à trouver l’inspiration, écrire et progresser au sein d’une communauté bienveillante.

Ce qui fonctionne le mieux sur la plateforme ?

Scribay a été conçu comme un écosystème dédié à l’écriture. Sur Scribay, vous pouvez écrire un roman complet grâce à une collection d’outils vous accompagnant de l’idée originale à la phase de relecture et de correction.

La plupart des nouveaux sites et des nouvelles applications sont « monofonctionnels ». Ces offres sont minimalistes, encouragent une utilisation simple et laissent l’utilisateur se concentrer sur un nombre très réduit de possibilités. Et rien n’est basé sur le temps long ou même la sérendipité. Tout doit aller vite, tout doit vous emmener d’un point A à un point B, et votre temps de cerveau disponible doit être exploité au maximum.

Scribay est à rebours de cette tendance. Nous l’avons conçu comme un écosystème, un système complexe. Un tel projet est bien plus vaste et difficile à imaginer, à construire et à entretenir. Malgré tout, cela fonctionne et c’est une très belle réussite à nos yeux !

Certains aménagent des allées à sens unique décorées de publicités et débouchant sur un magasin. Nous venons de bâtir une petite ville aux interactions complexes et à la vie foisonnante. C’est bien plus risqué, mais nous sommes très heureux des résultats obtenus jusqu’à présent.

Ce qui fonctionne moins bien ?

Scribay n’est pas assez reconnu. Et pour cause : nous avons passé des années à bâtir la plateforme de nos rêves et notre travail est désormais de la faire connaître ! Aujourd’hui, Scribay compte déjà 13 000 membres et sa communauté continue de s’étendre. Nous passons à la vitesse supérieure.

Comment est née cette idée de trier les auteurs en fonction de leur altruisme ?

Elle est venue naturellement alors que nous nous demandions quels comportements devaient être valorisés et encouragés sur Scribay.

De nombreuses plateformes mettent en avant les membres ou les contenus les plus populaires. La visibilité appelle la visibilité. C’est un phénomène d’autorenforcement favorisant ceux qui ont déjà le plus d’amis, de contacts ou qui font tout pour être populaires. En général, ce qui fait vivre ces plateformes est la publicité ou la réutilisation de données personnelles. Ils ont donc tout intérêt à privilégier tout ce qui génère ce trafic et à capitaliser sur ces comportements.

Nous voulions autre chose. Sur Scribay, les membres les plus visibles sont aussi ceux qui s’investissent le plus dans la communauté, d’une façon ou d’une autre. C’est ce qui fait vivre la plateforme : l’envie de progresser et de faire progresser.

Vous venez de lancer un abonnement premium. Vous pouvez nous en dire plus ?

Scribay Premium réunit une collection d’outils consacrés à l’écriture d’un premier roman. Chacun de ses aspects a été pensé pour répondre aux besoins d’auteurs débutants ou de personnes ayant toujours rêvé d’écrire sans jamais oser se lancer.

Le cœur de l’offre est un parcours narratif permettant à tout le monde d’écrire son roman de la première à la dernière ligne au fil d’une succession de courtes étapes. L’auteur est alors accompagné par de nombreuses indications et des vidéos afin d’avancer pas à pas dans son aventure.

L’une des pierres angulaires de Scribay Premium est la possibilité de se fixer un programme d’écriture avec des objectifs quotidiens et hebdomadaires. Chacun peut également recevoir des conseils et un programme personnalisé sur demande.
Ce système facilite le travail dans la durée, le temps long, les avancées pas à pas dans ses projets. En résumé, son objectif est de lutter contre trois fléaux contemporains : la procrastination, la dispersion et l’impatience !

Scribay Premium comprend également l’équivalent d’une salle de sport pour écrivains grâce à un module d’entraînement. Ce module permet de s’exercer durant de très courtes séances d’écriture. Chacun peut ainsi muscler sa capacité à trouver l’inspiration et à raconter des histoires.

Dans le même esprit, les auteurs le souhaitant peuvent aussi réécrire des histoires à partir de canevas de récits reconnus. L’adaptation est une tradition littéraire et nous tenions à la remettre au goût du jour.

Scribay Premium est donc une offre à la croisée des arts et de la technologie. Et l’une des fonctionnalités reflétant le plus cet aspect est l’analyseur stylistique ! Lors d’une relecture, cet outil relève des éléments-clés dans le style d’un auteur. Il produit également des analyses statistiques sur ses textes.

Son but n’est pas d’expliquer comment écrire, mais plutôt d’offrir un autre regard sur son style. Grâce à lui, un auteur peut ainsi mieux se connaître, progresser et explorer différemment ses propres capacités.

Par exemple, l’analyseur stylistique relève les adverbes en –ment, parce qu’ils peuvent alourdir un texte et nuire à sa lisibilité. Pour autant, ce n’est pas un appel à diminuer le nombre d’adverbes, mais plutôt un moyen de faire prendre conscience à l’auteur que leur utilisation abusive peut peser sur son style.

Le roman et le lecteur de romans vont disparaître pense Philip Roth. Un avis ?

Certaines tendances inquiètent depuis longtemps de nombreux observateurs et amoureux des lettres. La capacité de concentration d’une partie croissante de la population est en chute libre. L’introspection nécessaire à la lecture silencieuse est peu valorisée. L’importance donnée au temps long et à l’effort sur la durée est mise à mal dans notre société de l’immédiateté. Et tout cela menace le roman : sa lecture, mais aussi son écriture.

Oui, ces menaces existent. Non, ça n’est pas à cause de l’évolution technologique du monde, mais plutôt en raison de l’utilisation spécifique de ces technologies par certaines organisations et certains individus. La réduction de votre capacité de concentration n’est pas un dommage collatéral : c’est le projet social de certaines entreprises.

Mais je reste très optimiste sur l’avenir du roman. Rien n’est perdu et nous pouvons avancer à contre-courant de ces tendances. C’est le projet de Scribay, mais nous sommes nombreux à penser que les individus peuvent réapprendre à se concentrer, à profiter du temps long, à apprécier le silence et l’effort dans la durée.

Neil Jomunsi, Thierry Crouzet et beaucoup d’autres ont ralenti leur activité sur les réseaux sociaux qui semblent s’atrophier. Vous partagez ce constat ou pas ?

Je ne partage pas le constat selon lequel les réseaux sociaux s’atrophient. Au contraire : l’activité des plateformes s’intensifie, lorsqu’on les prend dans leur globalité.

Par contre, je suis d’accord avec un constat que l’on retrouve souvent chez Neil Jomunsi et Thierry Crouzet : les plateformes ne sont jamais neutres. Les plateformes sont le fruit d’une vision portée par leurs créateurs et tous leurs aspects sont pensés au service d’un objectif.

L’industrie du livre a-t-elle un avenir (en tant qu’industrie) ?

Bien entendu. L’industrie du livre a déjà connu de nombreux bouleversements et cela ne devrait pas s’arrêter. Le mauvais réflexe serait de croire que le monde peut rester figé.

Vous lisez ce qui se publie sur Scribay ?

Au début, nous lisions toutes les œuvres ! Avec Manuel, nous nous passions des coups de fil et des SMS pour en parler. Mettez-vous à notre place ! Nous étions très excités par l’activité naissante du site ! Nous étions surtout attentifs aux réponses aux défis littéraires. C’est une production originale et propre à Scribay. À l’époque, beaucoup pensaient qu’un tel système était absurde et voué à l’échec. Aujourd’hui, les réponses à un défi composent environ un tiers des 25 000 publications du site !

La communauté s’est étendue et nous ne pouvons plus nous permettre de tout lire. Nous continuons à suivre des auteurs et des œuvres, mais nous gardons cela pour nous.

Vous lisez encore ailleurs que sur Scribay ?

C’est même indispensable ! J’ai énormément de chance car je peux conjuguer ma vie professionnelle et mes passions.

Un livre inconnu à nous faire découvrir ?

Les seuls livres inconnus, ce sont ceux qui n’existent pas encore et ceux qui sont tombés dans l’oubli.

Mon travail, c’est d’inviter chacun à faire naître les livres appartenant à la première catégorie. Le livre inconnu, c’est celui que vous n’avez pas encore écrit.

Un.e auteur.e inconnu.e à nous faire découvrir ?

L’auteur inconnu est celui qui n’a pas encore écrit son roman. Si l’un de vos lecteurs souhaite en découvrir un, il peut prendre un papier et un stylo, ouvrir son traitement de texte préféré ou s’inscrire à Scribay. C’est aussi mon travail : inviter chacun à révéler l’auteur qui est en soi.

Et si vous souhaitez lire des auteurs au public réduit, je n’en ai pas un à vous faire découvrir, mais plusieurs milliers. Rendez-vous sur Scribay. Explorez ce qui peut y être produit. Lancez des défis littéraires. Stimulez et aidez des auteurs à se dépasser. Vous pouvez aider à façonner des œuvres et vous pouvez aider un auteur à progresser. Vous pouvez adopter une autre approche de la littérature en vous intéressant à celle qui est en train de se construire.

Une question qu’on ne vous a jamais posée ?

Jusqu’où vos valeurs sont présentes dans votre travail et vos créations ? Je pense qu’on peut demander cela à tous les artistes, inventeurs, artisans, chefs d’entreprises ou salariés.

Pour revenir à l’une de vos questions : lorsque nous choisissons de mettre en avant l’altruisme de certains membres, ça n’est pas neutre. Nous faisons la promotion de certains comportements. C’est toujours perfectible, mais nous savons que nous sommes sur la bonne voie. Toutes les fonctionnalités de Scribay ont été pensées selon nos valeurs : élever le niveau, promouvoir la bienveillance ou même décomplexer l’acte créatif.

Et plus les enjeux deviennent importants, plus ces choix sont difficiles.

Pourquoi avoir créé une plateforme sans publicité alors que Scribay aurait pu profiter d’une certaine manne financière grâce à cela ? La manière dont vous gagnez votre vie n’est jamais neutre. Miser sur la publicité pour vivre et se développer, c’est aussi miser sur l’exploitation des données personnelles, sur le fractionnement de l’attention et sur l’épuisement de la concentration des individus. C’est aussi concevoir différemment votre site. Nous n’avions pas envie de cela.

Le développement de Scribay Premium a pris plus de temps que la simple création d’espaces publicitaires sur Scribay. Nos ambitions sont bien plus risquées, aussi. Mais nous savions que nous devions le faire de cette façon. C’est la voie qui nous correspond.

La question qu’on n’a jamais posée à Blaise Jourdan : « Quel est le roman que tu aurais aimé avoir écrit, et après lequel tu aurais estimé que plus rien ne pouvait t’arriver ? »

Aucun. De nombreuses œuvres me donnent le vertige ou résonnent en moi. Mais je n’ai jamais trouvé mon « roman idéal », celui que j’aurais aimé avoir écrit, pour reprendre les mots de Blaise Jourdan.

Et je n’imagine pas pouvoir dépasser l’envie d’écrire ou de lire. L’écriture et la lecture peuvent nous accompagner jusqu’à notre mort. Il n’y a pas de sommet à atteindre, pas de ligne d’arrivée après laquelle on peut passer à autre chose. C’est un voyage sans fin.

Cette série d’interviews repose sur la sérendipité. J’interviewe qui après ? Vous pouvez mettre deux ou trois personnes (et une question à leur poser si vous le souhaitez).

Je peux vous proposer une expérience : publiez directement sur Scribay votre questionnaire et traitez chaque répondant comme vous traitez les auteurs que vous invitez sur votre blog.

Wow. Je n’avais pas prévu une réponse ou une proposition comme ça. Ça risque de faire beaucoup. Mais je le ferai surement pour quelques uns. Je vais proposer quelque chose en tous cas. Merci à l’équipe de Scribay qui fait un super travail.

La startup nation, combien de divisions ?

Startup Nation Combien Divisions Vignette

Macron veut faire de la France une startup nation pour, entre autres, lutter contre le chômage. Avec l’idée que les startups déjà existantes sont triomphantes et embauchent par millions de milliards. Mais justement, tous ces gens qui répètent en boucle que c’est génial doivent bien avoir une idée du nombre d’emplois créés par la startup nation.

Des emplois par milliers

Comme disait Staline, lorsqu’on Laval lui demandait de faire un geste en faveur du Vatican : « Le pape combien de divisions? ». Et la startup nation, combien d’emplois? Combien d’emplois créés? Entre 2014 et 2016 pour la France entière?

Allez dites un chiffre ! Vous avez vu passer je ne sais combien de fois cette « startup nation » qui allait nous sauver, sauver l’emploi. Vous devez bien avoir une idée.

Sinon demandez à votre chatbot, il est si intelligent.

Non ?

Alors je vous le dis :

Entre 2014 et 2016, en France, la startup nation a créé 20 000 emplois dans les grandes villes françaises*. 10 000 par an. Bel effort. Qui représente 0,3% de l’emploi en France.

En gros, quatre usines ferment, et ce qu’a apporté la Startup Nation s’envole en fumée.

A ce rythme, il faudrait 50 fois plus de startup pour que l’effet sur l’emploi se fasse sentir. Et encore, nous vivons dans un milieu compétitif, ce qui se prend à droite se perd à gauche. Donc il faudrait plutôt taper sur 100 fois plus. Je veux bien qu’on soit positif, mais ça parait un peu compromis.

Bref, c’est bien que la France fasse des trucs cool, c’est bien qu’il y a ait des startups, c’est bien que certaines bossent sur l’intelligence artificielle mais arrêtons de faire péter le feu d’artifice à chaque fois qu’une boite au borde la faillite nous vend un business model stupide qui n’enrichira que des Business Angel milliardaires. Ou que de nouveaux prédateurs opportunistes asservissent un peu plus des travailleurs précaires.

* je n’ai pas les chiffres pour la campagne, j’incline à croire que ça ne changerait pas la nature de la tendance…

S’il ne reste qu’un boulot, ce sera le mien !

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Les robots, ou intelligences artificielles, ou quel que soit le nom que vous donniez au monde qui vient, charrient avec eux bon nombre de craintes, de discussions, sur la place de l’homme dans la société. Sur le sujet de l’emploi, j’ai commis « Mon collègue est un robot » mais ce n’est pas le sujet de cet article.

Face à cette menace (réelle ou pas, le débat reste ouvert), cette situation, il y a en gros, deux types de réactions caricaturales :

  • Oui, il faut avoir peur des robots, ils vont nous piquer tous nos jobs, ce qui n’est absolument pas le propos. Avoir peur n’a jamais servi à rien et les robots, je le répète, sont une chance formidable pour l’humanité.
  • Non, la technologie a toujours créé des emplois, vous êtes des peureux. J’ai déjà répondu ici à ce raisonnement aussi rassurant que méprisant. Les conseillers de LouisXVI aussi ont du lui expliquer qu’une jacquerie de plus ou de moins n’allait pas changer la face de la monarchie.

Mais toujours est-il que quelque que soit le penchant, il y a un truc qui revient en boucle, qu’on soit pro, anti robots ou entre les deux, c’est :

JAMAIS un robot ne sera capable de faire MON travail.

C’est fascinant. Alors forcément mon constat est biaisé car dans les personnes que je suis ici ou là, il y a assez peu d’ouvriers ou de caissiers, je ne connais donc pas leur avis, mais pour les autres, c’est fascinant :

  • Les traducteurs, qui hurlent à la mort sur google translate, en expliquant que « Oui un robot peut remplacer un ouvrier, mais jamais un robot ne sera capable de traduire « la peste » de Camus ». D’une ça reste à prouver, de deux, peut-être que jamais un robot ne sera capable de devenir le meilleur ouvrier de France, ça ne l’empêchera pas de tailler des croupières à tous les autres. Idem pour les traducteurs.
  • Les Écrivains, puisque par la force des choses j’en suis beaucoup et là c’est pareil, pas un écrivain, ou presque, pour imaginer qu’une machine puisse faire la même chose. « Jamais un robot n’écrira un bon roman ».
  • Les Avocats ? Pas possible, « ça fait appel à des mécanismes trop complexes ». Amusant lorsque l’on sait que les avocats vont être les premiers touchés. Et là, un mécanisme classique, l’acceptation d’une partie de la réalité, en mode : Les robots feront ce qu’on ne veut plus faire, genre « Ah oui, les robots vont pouvoir faire ce qu’on filait aux stagiaires, oui le classement, la recherche ah oui forcément ». Oui, sauf que la même personne t’expliquait il y a cinq ans que même ça, ce serait impossible. Aujourd’hui c’est une évidence, mais ça reste visiblement trop dur de se projeter 5 ans de plus.
  • Les Juges. Demandez à un juge sur twitter si un robot pourrait faire son boulot, bien sur que non inculte. Pourtant les robots juges sont déjà là et, comme j’en parlais ici, il serait intéressant de les faire rejuger Outreau, Raddad et Dreyfus. Pour voir.
  • Les Médecins ? Je me souviens qu’une pointure de la robotique, me disait « Mais les robots chirurgiens, ils seront toujours là pour aider le chirurgien, jamais ils n’opéreront en autonomie ». Une semaine plus tard, la première opération effectuée par un robot avait lieu. Une petite opération bien sûr (en fait le robot avait recousu le patient) mais opération quand même
  • Compositeur, dans la lignée de romancier, voilà aussi un autre créneau où les robots ne pourront JAMAIS créer de la musique. Allez donc écouter cette symphonie créée par une IA et on en reparlera. Et surtout faites-la écouter à des personnes sans leur dire.

Ces réactions m’amènent deux réflexions :

  • Nous avons visiblement du mal à accepter qu’un robot puisse faire notre travail. Celui du voisin OK, mais pas le notre. C’est surement lié à un besoin de se sentir utile, ou un truc dans le genre mais l’aveuglement n’a jamais sauvé personne ni modifié la réalité.
  • Nous avons décidément du mal à comprendre qu’il n’y a pas besoin que les robots fassent aussi bien que nous ! S’ils font deux moins bien mais coûtent 4 fois moins cher, ils entrent en concurrence avec les humains. Pas besoin d’une nouvelle « Flûte enchantée » pour qu’un producteur se demande s’il ne devrait pas confier la musique de son prochain film à cette IA qui revient 5 fois moins cher que ce casse pompe à l’égo surdimensionné.

Bref, pas besoin que les robots prennent tout le boulot pour que ce soit la merde. J’ai parfois l’impression que beaucoup se croient dans les années 50. Youhou, nous sommes en 2017, et, de ce que l’on peut en juger, le système parait un tout petit à bout de souffle, en bout de course. Alors pas besoin d’un tsunami pour qu’il s’écroule, emportant votre travail aussi avec.

Best-of | Les 7 meilleures nouvelles noires

BestOf_Nouvelles

La saison 3 des Nouvelles noires pour se rire du désespoir a démarré en fanfare le 22 août 2017, deux ans jour pour jour après le lancement de la saison 1. Avec L’autre dent, suite de La dent, forcément. Pour célébrer l’évènement, car il faut célébrer sinon qui le fera à ma place,  je vous propose un best of des 7 meilleures nouvelles noires depuis la création, les dents mises à part bien sûr.

Un mal de chien |Saison 1

Un mal de chien

De manière presque systématique j’alterne nouvelle désespérante sombre et nouvelle désespérante humoristique. Un mal de chien appartient à la deuxième catégorie. Un type qui ne supporte ni les chiens, ni leurs propriétaires se réveille dans la peau d’un chihuahua. Avec une scène tellement gênante qu’on m’en parle encore.

Le goût de la vie | Saison 1

Le goût de la vie

Première nouvelle où je m’essaie à un ton un peu plus calme, plus posé. Le goût de la vie donnera son nom au recueil de la première saison. Une nouvelle calme dont il faut se méfier.

De vrais jumeaux | Saison 1

De vraix jumeaux.

Quand on me demande d’où me viennent mes idées, je ne sais jamais trop quoi dire. Parfois je passe du temps à réfléchir à un thème, souvent ça vient tout seul. Plus c’est tordu, plus c’est naturel en quelque sorte. Alors cette histoire de jumeaux qui s’aiment jusqu’à ce que ça parte en sucette vous fera peut-être dresser les cheveux sur la tête. C’est fait pour.

Le sourieur | Saison 1

le sourieur
Peu de nouvelle me tienne plus à cœur que celle-ci. Car écrite après les attentats de novembre 2015, alors que j’errais, incapable de me remettre à écrire, moi qui écris tous les jours. Le sourieur m’a permis de reprendre la route.

Putain de cafetière | Saison 2

putain de cafetière

Lorsque je pars sur des nouvelles barges comme celle-là, si je me fais marrer, ça doit fonctionner. Et qu’est-ce que j’ai pu rire en écrivant relisant cette nouvelle. Foin de modestie, ce truc est méchamment drôle.

Une pensée suicidaire | Saison 2

Une pensée suicidaire
La saison 2 est tournée vers l’avenir, un avenir proche, dans un monde très semblable au notre. Cette pensée suicidaireest aussi dérangeante que probable.

Trop con pour être père | Saison 2

Trop con pour être père

Et s’il fallait un permis pour être père ? Cette idée tout bête a bien plu et m’a permis de pondre une nouvelle vivante, légère mais pas futile.

Une deuxième chance | Saison 2

Une deuxième chance

L’idée de la deuxième chance, du retour à zéro, m’a obsédé comme elle obsède beaucoup d’entre nous. Le thème n’est pas nouveau, mais je voulais le traiter à l’aune du monde qui vient. Où ce qui était science-fiction devient presque science. Une histoire joyeuses ? Pas dans les nouvelles noires 🙂

Et la saison 3 ? Pas d’unité de thème comme pour la saison 2, mais un retour à la liberté de ton et de sujets de la saison 1. Tout, rien, son contraire et pire encore. De quoi rire, pleurer, trembler ou mettre votre main pour cacher votre visage en mode “oh non, il n’a pas osé”. Si, j’ai sûrement osé. Rendez-vous le vendredi à midi.

PS: et n’oubliez pas, cette saison, certaines nouvelles ne seront accessibles qu’aux abonnées à la newsletter.

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