Automne Interviews Crepusculaires

J’ai toujours aimé la sérendipité, ces rencontres, ces découvertes faites au hasard, que le web, dans ses premiers jours, favorisait tant.

Bloguer créait de la sérendipité : tu écrivais un article, quelqu’un venait commenter, tu allais chez lui ou chez elle, découvrais beaucoup de choses, puis tu repartais. Parfois tu ne revenais jamais, parfois tu te liais pour toujours.

Puis les réseaux sociaux sont arrivés et, pendant une brève période, ils ont démultiplié la sérendipité, en furent involontairement, des promoteurs fantastiques. Facebook  d’abord, mais surtout Twitter. Twitter avait une force incroyable, étant par nature temps réel, les interactions ressemblaient finalement beaucoup à la vraie vie.

Et puis les réseaux sociaux sont devenus ce qu’ils sont aujourd’hui. Une machine automatique à promouvoir, à beugler, à insulter, à obséder.

Si je porte un jugement de valeur, je dois aussi porter ma croix. J’y ai contribué comme beaucoup. Et comme beaucoup, je tends à m’en éloigner.

Sans tambour ni trompette, l’époque des ruptures numériques à gros bruit est terminée et que vous soyez sur les réseaux sociaux ou que vous n’y soyez pas, globalement, tout le monde s’en fout et vous le premier et moi le deuxième ou l’inverse, allez savoir.

Depuis quelques mois, l’envie de revenir à du blog me trotte dans la tête. L’envie d’aller à la rencontre des autres. L’envie de reprendre des interviews comme j’en ai tant fait pour B comme Boxsons et qui me permirent de découvrir tellement de gens fantastiques (et 2-3 malades mentaux aussi, au figuré comme au propre).

Et pour que la sérendipité soit réelle, je vais commencer par proposer à 5 personnes de répondre à l’interview et ensuite je leur demanderai de m’indiquer chacun la personne suivante à interviewer.

On démarre par l’écriture, le roman, mais l’écriture est un vaste monde et je suis curieux de voir où cela nous emmènera. Je suis encore plus content de n’en avoir aucune idée. Je vais être surpris à nouveau, grâce à quelques interviews, moi qui ne lève même plus un sourcil après 2000 tweets ou 500 posts facebook.

Si vous voulez contribuer, vous pouvez ouvrir un autre lien de la sérendipité en écrivant ici. Et qui sait, cela donnera peut-être une interview de plus.

Alors pourquoi « Automne » ? Tournant autour du crépuscule*, du noir comme la plupart de mes écrits, « Automne » s’est imposé en réécoutant « Autumn » une chanson de New Model Army : « Everything is beautiful because everything is diying ». Automne ce sera donc et ça commence ce mardi !

* Merci Nelly.

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