Cette semaine, pour la quatrième Excursion en Auto-édition« , après « Strapontin pour une marguerite« , je continue dans la découverte absolue (pour moi). J’ai vu passer la couverture de « La loi de Gaia » qui m’a intriguée, alors ni une, ni deux, je l’ai acheté.

L’histoire

LaLoiDeGaia_CarolineGiraudFidèle à ma volonté de ne pas dévoiler plus que ce que l’autrice a décidé, je me content de la quatrième de couverture pour présenter l’histoire.

Loi de Gaia, article 1
Les survivants du pays détruit par l’explosion nucléaire sont déchus de leur humanité et doivent porter un tatouage permettant de les identifier. Chaque tatouage représentera un animal symbolisant le crime commis. Un loup pour le meurtre, un lion pour le viol, un renard pour la torture et un tigre pour le rapt d’enfants. 

Article 2
Les tatoués seront distribués aux familles et amis des victimes pour leur permettre de se venger de leurs crimes. Un maître a tous les droits sur son tatoué, excepté celui de le tuer. Il peut le battre, l’exploiter, le revendre, l’enfermer, etc. 

Article 3
Toute atteinte d’un tatoué sur un civil sera punie par un emprisonnement à vie dans un camp de torture.

Paris croule sous les bombes et les fusillades depuis que Kagan Közul est revenu se venger de ceux qui l’ont injustement envoyé en prison cinq ans auparavant. Des trois coupables, il n’en reste plus que deux : Sarah et Milian se haïssent, mais à présent ils doivent survivre, ensemble.

Un petit avis

Je n’avais pas lu la quatrième de couverture avant de commencer, pour garder la surprise, totale, intacte. Car c’est le grand plaisir de cette série de chroniques, la surprise. Aucune idée de qui est Caroline Giraud, aucune idée de ce qu’elle écrit ni de son style. J’ai juste vu une phrase sur le fait que les tatoués étaient devenus des esclaves et hop, j’y suis allé de mes 3 euros.

Ca commence par un chapitre à la première personne et c’est l’héroine qui parle. Et elle parle au présent. Le ton parait juste. Sans fioritures, mais sans niaiseries non plus. Chapitre suivant, c’est un autre personnage, un homme, et il parle au passé. Et ils vont alterner leur récit sur ce mode. Avec l’irruption d’un deuxième homme, pour que le triangle amoureux soit complet.

Le procédé n’est pas nouveau, mais ca coule tout seul. Le monde décrit n’est pas très différent du notre et les tatoués, devenus esclaves, représentent les musulmans. Pour le coup, ce n’est, malheureusement, pas hyper original non plus, mais vu les temps que nous traversons…

Je ne vous raconte pas la suite parce que je ne fais pas de chroniques spiolantes, mais c’est assez bien écrit. Ce n’est pas ce que je lis naturellement mais je ne regrette pas, au contraire. J’aurais peut-être raccourci un peu la fin, mais surement car lorsque j’écris j’ai tendance à très peu délayer et à plutôt expédier la fin qu’à la faire durer.

Un petit point de détail : l’autrice parle d’une dystopie, terme qu’on retrouve un peu partout depuis quelques années, même si le genre n’est pas nouveau. Mais ça m’a plus fait penser à de l’anticipation. On se trouve, me semble-t-il, dans un futur proche, et non pas dans un présent alternatif. Enfin, c’est le sentiment que j’ai eu.

3 euros encore bien dépensés !

Se le procurer*

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* Si vous avez des liens vers des plateformes indépendantes, je suis preneur.

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