Je poste un petit message sur Facebook indiquant que je vais me balader dans Belleville pour mon troisième roman. Un de mes amis me répond aussitôt « Tout ça pour aller chasser des Pokemon ».

Je me mets en route, monte la rue Sainte Marthe, passe de l’autre côté du boulevard de la Villette et alors que j’observe les lieux, les gens, les commerces, je me fais la remarque que mon pote a raison en fait. Je suis en chasse. Alors je ne chasse pas le pokemon mais je suis à l’affût. Je guette les situations, les personnages, les lieux.

Mieux, ou pire, j’ai un sentiment de réalité augmentée, sans téléphone, lorsque je repasse dans une rue où j’ai situé une scène de mon premier roman. La rue est totalement vide et pourtant je vois mon personnage y déambuler. C’est une sensation très étrange, que je n’avais jamais ressentie.

C’est aussi perturbant qu’agréable.

Trois heures plus tard, je n’ai attrapé aucun pokemon mais je reviens avec :

– Une dizaine de lieux où je situerai quelques scènes

– Quatre, cinq personnages que j’utiliserai. Surement pas directement mais en les mélangeant

– Des situations, dialogues glanés ici où là.

– Un sosie de Francis Lalanne que j’ai rencontré dans deux bistrots.

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