Mardi 12 avril, j’étais invité de l’émission de Marion Ruggieri « Il n’y en a pas deux comme elle » pour un débat sur la place des robots dans nos vies. Retour sur un moment particulier.

J’arrive autour des studio d’Europe 1 vers 13h30 pour un rendez-vous à 14h45 pour un passage à 15h00. La routine. Je me balade dans le quartier, observe les boutiques, les restaurants, les gens. Je note au passage de quoi écrire 2 nouvelles noires pour se rire de du désespoir. Vers 14h30 je retrouve l’attachée de presse, Sophie Gallet, accompagnée de Virginie Queste, stagiaire chez Gallimard. On entre, on attend. Tout va bien. Je suis assez à l’aise pour parler en public mais je sais aussi que ça passe par de la préparation, du travail et cinq grosse respirations avant. Mais il y a du monde partout. Rodolphe Gelin, le roboticien d’Aldebaran et Aurore Chiquot, responsable de la communication d’Aldebaran arrivent. Nous discutons un peu.

On vient nous chercher pour attendre à côté du studio*. Je dis bonjour à tout le monde mais j’ai un peu de mal à capter les noms. Pendant ce temps, Aurore et Rodolphe sortent NAO de sa valise. Et là, c’est l’effervescence. Tous les gens qui passent s’arrêtent :

  • Oh, il est mignon. Il est adorable. Hey Roger, viens-voir.

Comme toujours quand il y a un robot dans les parages, c’est lui la star. Et c’est normal, surtout avec NAO.

ValeryBonneau_Europe1_NAO

Nous discutons avec Rodolphe et réalisons que nous sommes à peu près en phase. Le problème pour l’avenir, ce ne sont pas les robots, ce sont les humains.

Rodolphe Gelin et NAO

Arrive l’équipe : Marion Ruggieri, Anissa Haddadi, Benjamin Mueller et d’autres personnes dont je n’ai pas saisi le nom* Tout le monde me parait étonnamment détendu et sympathique. L’émission commence et, bon, vous pouvez écouter le replay ici .

Coup de chaud quand Mario Ruggieri me demande d’expliquer ce qu’est un robot, vu qu’il y a un gros spécialiste de la discipline. Bon, coup de pot, vu que si je suis un peu spécialiste d’un truc, c’est de la vulgarisation, je m’en sors bien.

Je prépare toujours mes interventions, je réfléchis au temps que j’aurai, au format, aux idées clefs. Comme toujours, j’ai l’impression d’avoir manqué de clarté, de m’être mal fait comprendre etc. Je passe sur quelques tics visuels assez flippants que je vais travailler mais bon, à la radio c’est moins grave.

ValeryBonneau_Europe1

Ceci dit, j’aurais bien voulu qu’on comprenne que si les robots vont faire notre boulot, ce n’est pas ça le problème. Le problème, c’est la société dans laquelle ces robots vont arriver. On a mis 7 ans à ne pas recaser 1 500 ouvriers chez goodyear, alors se demander ce que deviendront ces 100 000 caissières dans un monde de « panama papers », de Jean-Claude Juncker ne l’oublions pas, de 65 personnes qui possèdent autant que le reste de l’humanité, cela me parait la moindre des choses. Oui la technologie a jusqu’ici toujours créé plus d’emplois qu’elle n’en a détruit, et en général des emplois de meilleure qualité. Mais dans un monde où les entreprises empruntent pour distribuer des dividendes aux actionnaires, on peut se demander si la machine à fabriquer des emplois n’est pas grippée. Bref, je crois que je vais écrire un livre pour expliquer pourquoi « Mon collègue est un robot » est si important 🙂

J’en profite pour remercier toute l’équipe d’Europe 1 parce que tout le monde a été très accueillant et sympa et que ma foi, c’est plutôt agréable non.

A bientôt pour de nouvelles aventures…

* J’en suis confus. Je suis un peu en mode autiste dans ces cas-là.

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