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	<title>Automne Archives</title>
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	<description>Romans noirs, nouvelles noires, essais acides</description>
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	<title>Automne Archives</title>
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		<title>Interview St. Epondyle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Valery]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 May 2018 12:44:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Automne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Automne, une série d&#8217;interviews autour de la création et de la sérendipité revient encore. Je pense que le rythme c&#8217;est une interview tous les mois. En général, à la fin d&#8217;une interview, je demande à la personne qui je dois interviewer après. C&#8217;est le principe. Et de temps en temps, je romps la chaîne &#8211; [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="https://www.valerybonneau.com/automne-interviews-romans-ecrivain-e-s-et-serendipite">Automne</a>, une série d&#8217;interviews autour de la création et de la sérendipité revient encore. Je pense que le rythme c&#8217;est une interview tous les mois. En général, à la fin d&#8217;une interview, je demande à la personne qui je dois interviewer après. C&#8217;est le principe. Et de temps en temps, je romps la chaîne &#8211; ou l&#8217;enrichis plutôt &#8211;  en proposant spontanément à une personne que j&#8217;ai rencontrée ici ou là. Pour <a href="http://saint-epondyle.net/blog/">Saint Epondyle</a>, ce fut lors d&#8217;une soirée du Mouton Numérique, association que j&#8217;ai rejointe il y a quelque mois&#8230; [Update] Je suis fou, je ne vois que ça. En fait, j&#8217;ai bien rencontré Antoine à une soirée du Mouton mais <a href="https://www.valerybonneau.com/automne/automne-blaise-jourdan">Blaise Jourdan l&#8217;avait déjà mentionné dans son interview</a>. Je vous dirais bien la honte, mais d&#8217;un autre côté, c&#8217;est aussi amusant de voir que tout se recoupe. Bref, je me tais [/Update] La parole est donc à Antoine ! Et attention, ça envoie&#8230;</em></p>
<h2 style="text-align: justify;">St. Epondyle ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Antoine St. Epondyle. C&#8217;est moi.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Pourquoi « <em>Cyberpunk Reality : dernier bilan avant la fin du monde »</em> ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi pas ? <a href="http://saint-epondyle.net/blog/acheter-cyberpunk-reality/"><em>Cyberpunk Reality</em></a> est mon premier bouquin. C&#8217;est un essai qui cherche à démontrer l&#8217;actualité brûlante du cyberpunk, sous-genre de science-fiction trop souvent relégué aux oubliettes comme s&#8217;il n&#8217;avait plus rien à dire alors que le monde devient de plus ne plus furieusement cyberpunk. C&#8217;est ce qu&#8217;ont compris des auteurs comme David Calvo qui vient de sortir <a href="https://lavolte.net/livres/toxoplasma/"><em>Toxoplasma</em></a>, un roman absolument dans cette veine et que je conseille.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Cyberpunk Reality</em> est un premier livre avec tout ce que ça comporte d&#8217;erreurs de jeunesse et de rage d&#8217;arriver au bout, pour se prouver qu&#8217;on peut le faire, qu&#8217;on est capable de penser, d&#8217;écrire, de relire, d&#8217;amender, de maquetter, de distribuer, de vendre et de promouvoir un livre entièrement soi-même sur les heures du soir et les weekends.</strong> Pour être franc je n&#8217;ai jamais rêvé de publier un livre avant d&#8217;avoir l&#8217;occasion de le faire. Je suis blogueur et lorsque j&#8217;ai constaté que j&#8217;avais beaucoup de matière sur ce sujet j&#8217;ai eu l&#8217;idée d&#8217;y mettre une couverture et de l&#8217;imprimer à la demande. Ça m&#8217;a demandé un an et demi mais c&#8217;est un travail que je pratique déjà largement sur mon blog, j&#8217;ai une certaine habitude et des routines d&#8217;écriture bien ancrées.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Trois après la première publication, tu penses que ça empire ou pas ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Lorsque je sortais le livre en 2015, j&#8217;avais conscience de son actualité et donc que sa date de péremption approchait. Aujourd&#8217;hui le monde devient de plus en plus cyberpunk et ça n&#8217;est pas parti pour s&#8217;arranger. La question est moins de savoir si ça « empire » que si ça s&#8217;accentue. <strong>Mon sous-titre <em>« Dernier bilan avant la fin du monde »</em> devrait plutôt être <em>« Dernier bilan avant la fin d&#8217;un monde »</em> au sens de la civilisation occidentale dominante.</strong> Cette civilisation-là, en effet, je pense qu&#8217;elle ne va pas vers le mieux. Tout cela est du domaine de l&#8217;intuition et du prisme dystopique avec lequel j&#8217;ai choisi de voir le monde pour cet essai. C&#8217;est une forme d&#8217;exercice de style qui révèle, je crois, une réalité possible. Le film <em>Demain</em> par exemple fait exactement le contraire en décidant de poser son regard sur des alternatives positives et porteuses d&#8217;espoir, des trouées d&#8217;air frais dans le smog&#8230; et ça ne donne tort ni à l&#8217;un ni à l&#8217;autre, c&#8217;est une question de regard, les deux sont compatibles et coexistent.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2015 donc, je me suis donné un minimum de cinq ans avant de me poser la question suivante : faut-il réécrire le livre pour en faire une version augmentée ? Le faire tout de suite serait 1/ un aveu que le tome serait sorti sans être terminé, ce qui n&#8217;est pas le cas, et 2/ une tentative de publier sur l&#8217;actualité ce qui n&#8217;est jamais une bonne idée. D&#8217;ici quelques années on pourra voir si le cyberpunk est toujours un angle digne d&#8217;intérêt pour regarder et comprendre notre monde. Je suis prêt à prendre les paris que ça sera le cas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Si je devais enrichir aujourd&#8217;hui mon rapprochement entre le cyberpunk et le monde, je pense qu&#8217;on pourrait parler du terrorisme international et de son « uberisation » accomplie par Daesh en incitant ses partisans à frapper par n&#8217;importe quel moyen les cibles désignées.</strong> L&#8217;escadron du Bataclan, à priori, n&#8217;était pas issu d&#8217;une telle dynamique, mais l&#8217;attentat du 14 juillet et les diverses camionnettes-béliers de ces derniers mois appartenaient à cette logique. Cette « uberisation » avec revendication à posteriori d&#8217;actions isolées, c&#8217;est une logique nouvelle rendue possible par les technologies et l&#8217;atomisation de tels mouvements sectaires. C&#8217;est très différent (et beaucoup moins compliqué à mettre en place) de la méthode Ben Laden, plus proche de l&#8217;espionnage international.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autre part, il faudrait également structurer les réponses philosophiques au transhumanisme (américain surtout) qui, lui, est en train d’irriguer de sa logique un peu toutes les innovations technologiques d&#8217;aujourd&#8217;hui et de demain. J&#8217;ai beaucoup travaillé sur le transhumanisme en 2017, c&#8217;est un sujet passionnant parce qu&#8217;il englobe la plupart des questions technologiques : le solutionnisme en particulier, et cette bonne vieille logique d&#8217;amélioration qu&#8217;on nous vend comme nécessaire, puisque le ralentissement et la décroissance semble exclus et qu’ils sont vus comme une régression.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, il faudrait parler du durcissement du rôle des gouvernements après les attentats, des lois « anti-terroristes » et de la surveillance de masse parallèle à une dérégulation du travail qui assied un peu plus le pouvoir des grands groupes. <strong>Et puis, bien sûr, il faudrait parler de la figure hallucinante et tellement cyberpunk qu&#8217;est Donald Trump, le milliardaire populiste et ses « alternatives facts ».</strong> Cette invention combinée à nos propres fictions, à nos bulles de filtres et à tout ce qui contribue à la « post-vérité » contribuent à un fractionnement de plus en plus clair de la réalité. Si tu es complotiste, tu peux vivre dans une bulle absolument du même avis que toi&#8230; et l&#8217;entretenir. Mes propres réseaux sociaux ne parlent que de jeux de rôle, de techno sous un angle critique, de littératures de l&#8217;Imaginaire etc. Chacun vis dans sa réalité à lui, et toutes sont aussi valables que parcellaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faudrait enfin parler du glas des utopies, qui n&#8217;en peut plus de sonner. De la neutralité du net bientôt enterrée, du réseau (cet idéal libertaire paradoxalement issu de l&#8217;armée américaine) devenu supermarché panoptique. On pourrait évoquer l&#8217;effacement des frontières proclamé par le <em>Manifeste Cyborg</em>, et rappeler à la suite de David Calvo (encore) que cet effacement peut aussi servir à épouser les oscillations du monde pour changer avec lui, vers plus de liberté, ou une reconquête de cette liberté. Que le cyborg comme le cyberpunk, peuvent aussi être vus comme des utopies à condition d&#8217;en faire des vecteurs de libération et pas d&#8217;invention de nouveaux carcans. Même si pour ça, le transhumanisme qu&#8217;on nous vend aujourd&#8217;hui comme une fatalité est absolument inapte.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin j&#8217;ajouterais volontiers quelques références à ma bibliographie : <em>Toxoplasma</em> donc, David Calvo. <em>Outrage et rébellion</em> et <em>Le goût de l&#8217;immortalité</em>, Catherine Dufour. <em>Blade Runner 2049</em>, Denis Villeneuve. Même si ce dernier est effarant d&#8217;absence de propos politique. <strong>Et d&#8217;ailleurs, je pense qu&#8217;il serait nécessaire, dans une réécriture hypothétique, de parler de la dépolitisation effrayante du cyberpunk soi-disant à la mode dans son esthétique rétro futuriste ;</strong> des remakes comme celui de<em> Ghost in the Shell</em>, la suite de <em>Blade Runner</em> et même les derniers <em>Deus Ex</em> dans une moindre mesure, ne tiennent aucun discours politique. Ils surjouent l&#8217;esthétique pour masquer sans y arriver qu&#8217;ils sont, eux-mêmes, des produits industriels incapable de fracturer ce monde dont ils sont issus et perpétuateurs. Et je suis prêt à te parier que la version américaine d&#8217;<em>Akira</em> qui sortira bientôt sera tout aussi creuse.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Thierry Crouzet a écrit « <em><a href="https://tcrouzet.com/101-raisons-de-ne-pas-voter/">101 raisons de ne pas voter</a> »</em> qu&#8217;il définit comme un acte politique. Ça t&#8217;inspire quoi par rapport à <em>Cyberpunk Reality</em> ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Pas grand-chose, puisque je n&#8217;ai pas lu son texte (article, <a href="https://tcrouzet.com/101-raisons-de-ne-pas-voter/">bouquin</a> ?). Quoiqu&#8217;il en soit je crois qu&#8217;on arrive à un stade où le vote n&#8217;apparaît plus comme la seule expression politique, bien au contraire. <strong>La politique se niche partout, dans tout ce qu&#8217;on fait. Il faut prendre conscience qu&#8217;avant d&#8217;être un projet programmatique la politique c&#8217;est déjà ce qu&#8217;on fait quotidiennement en vivant ensemble.</strong> Les choses qui semblent le moins reliées à la politique, dans le milieu culturel notamment, sont souvent pétries de valeurs et de présupposés qui, justement parce qu’ils ne sont pas conscients ni reçus avec conscience, sont extrêmement puissants. C’est un peu la différence entre la pub « officielle » et la pub cachée, subconsciente, comme l’était le placement de produits avant d’être largement connu du public. Sur le plan des valeurs, il y a une différence fondamentale entre Myiazaki et Disney, par exemple – et l&#8217;appartenance de ces œuvres à la culture populaire n&#8217;est pas une raison de s&#8217;en désintéresser, bien au contraire !</p>
<p style="text-align: justify;">A mon petit niveau, je cherche notamment à affirmer l&#8217;imaginaire comme politique, et à faire connaître ce que je trouve bien. <em>Cyberpunk Reality</em> va dans ce sens, maladroitement et de manière assez frontale, trop peut-être pour être parfaitement nuancé. Mon second bouquin sera plus balancé.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Malgré la fin du monde qui approche, tu as d&#8217;autres projets ?</h2>
<p style="text-align: justify;">La fin du monde n&#8217;approche pas particulièrement. Le cyberpunk est un genre pré-apocalyptique qui exclut par définition l&#8217;idée d&#8217;une fin effective du monde&#8230; puisqu&#8217;on se trouve <em>avant</em>. C&#8217;est une esthétique et un discours du déclin, qui explore jusqu&#8217;où on peut s&#8217;enfoncer dans le pire. En suivant cette logique, le monde « d&#8217;avant » a effectivement cessé d&#8217;exister à un moment, il s&#8217;est métamorphosé mais n&#8217;a pas connu l&#8217;énorme rupture dépeinte dans le post-apo ou l&#8217;apocalyptique par exemple. Et ça c&#8217;est encore une fois déjà le cas : le monde change à chaque minute, évolue, bouge, fait bouger les lignes. Le futur n&#8217;existe pas ; ou plutôt, le futur c&#8217;est d&#8217;ores et déjà maintenant. Le sous-titre de mon livre induit en erreur à ce niveau puisqu&#8217;il suggère une fin tranchée. <strong>Mais la fin du monde est continuelle, c&#8217;est un glissement perpétuel. “<em>It&#8217;s your life and it&#8217;s ending one minute at a time”</em> disait Chuck Palahniuk dans <em>Fight Club</em>.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Rien ne sert de se protéger de cette fin du monde hypothétique, je ne suis pas du genre survivaliste parce que je sais qu’en cas d’apocalypse zombie je serai parmi les 99% de morts zombifiés ; <strong>et donc oui, j&#8217;ai d&#8217;autres projets. En pagaille. Celui qui m&#8217;occupe le plus est l&#8217;écriture de mon deuxième livre : <em>L&#8217;étoffe dont sont tissés les vents</em> (titre temporaire). Cet autre essai métafictionnel est une analyse de <a href="https://lavolte.net/livres/la-horde-du-contrevent/"><em>La Horde du Contrevent</em></a>, le chef-d’œuvre vitaliste d&#8217;Alain Damasio.</strong> C&#8217;est un boulot dense et complexe, que j&#8217;ai initié il y a plus de deux ans (soit quelques mois après la sortie de <em>Cyberpunk Reality</em>) et qui va m&#8217;occuper encore pas mal. J&#8217;en suis actuellement au troisième jet, ça devient franchement lisible et le plan ne changera plus beaucoup. C&#8217;est chouette, le golem prend forme dans le tas de glaise !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>La Horde</em> est une œuvre-monde. Un roman à l&#8217;ambition littéraire démesurée, et qui a les moyens de cette ambition. C’est presque incroyable aujourd’hui, de redécouvrir à ce point-là le pouvoir d’évocation, d’incarnation et de mise en abyme de la littérature.</strong> C&#8217;est peut-être le meilleur roman que j&#8217;ai lu dans ma vie, même si d&#8217;autres ont pu me bousculer plus violemment à certaines époques. Pelleter dans sa matière pour l&#8217;analyser est une tâche flippante et passionnante. Et c&#8217;est très gratifiant car chaque arpent de terre conquis dans la compréhension profonde du bouquin m&#8217;éclaire davantage sur l&#8217;ensemble. Il y a quelque-chose de génial à se rendre soi-même expert d&#8217;un sujet si dense, et d&#8217;y évoluer à l&#8217;aise ; sans tout connaître mais en comprenant chaque nouveauté comme partie logique d&#8217;un tout.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs je continue à écrire sur mon blog à raison d&#8217;un article par semaine. C&#8217;est une hygiène d&#8217;écriture et de vie que j&#8217;arrive à perpétuer et qui me maintient en état de penser un peu. Un peu comme faire des pompes, en mieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin je joue beaucoup aux jeux de rôle. Depuis presque la moitié de ma vie, il y a eu des périodes avec et des périodes sans. Celle-ci est avec et c&#8217;est tant mieux. J&#8217;ai plein d&#8217;envies et de projets, notamment des scénarios que je voudrais playtester et publier enfin ! Je n&#8217;en dis pas plus, parce que ça fait plusieurs années que j&#8217;en promets certains.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Il parait que tu es un mouton.</h2>
<p style="text-align: justify;">Bêêêh !</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, et c&#8217;est très chouette. <a href="https://mouton-numerique.org/">Le Mouton Numérique</a> est une asso très prometteuse qui se lance depuis un an. Les premiers événements ont été des dates fortes et passionnantes, ça promet vraiment du bon. C&#8217;est un plaisir d&#8217;en être et j&#8217;ai hâte de voir jusqu&#8217;où nous irons. Déjà pour l&#8217;année qui vient, il y a <a href="https://mouton-numerique.org/radio-mouton-numerique/">une radio</a> et des rencontres littéraires de prévues&#8230; en plus des six débats annuels qui forment le cœur du projet de l&#8217;association. L&#8217;assemblée générale de cet hiver a été un vrai plaisir ; ça bouillonne !</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un lien pour toi entre l&#8217;écriture de roman ou de nouvelles et le jeu de rôle ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Le JdR et le roman partagent le fait de raconter une histoire. Sauf que contrairement à la littérature, le JdR (qui est un loisir potentiellement très littéraire) se déroule en direct, à la manière d&#8217;un théâtre d&#8217;impro. Pas de sauvegarde. Pas de réécriture possible de ce qui s&#8217;est passé. Ce qui est dit est dit et on enchaîne à partir de là.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a donc un équilibre à trouver entre la préparation (écriture du scénario, mise en scène), et l&#8217;improvisation sur le moment. <strong>Car le scénariste de JdR doit moins écrire une <em>histoire</em> qu&#8217;un <em>scénario</em> à trous, favorisant l&#8217;émergence – c’est à dire les actions et idées des joueurs en cours de partie.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&#8217;on écrit du JdR, il faut marcher en équilibre entre ce qu&#8217;on veut dire, ce qu&#8217;on veut faire vivre et expérimenter à ses joueurs, et la place qu&#8217;on leur laisse pour apporter leur propre imaginaire, broder tous ensemble, <em>créer du jeu</em> – jeu de société, jeu d&#8217;acteurs. Ma table historique, c&#8217;est à dire les joueurs avec lesquels je pratique depuis pas loin de quinze ans, avec lesquels j&#8217;ai grandi y compris dans la pratique du JdR, cette table est une bande de potes soudée et déconneurs. On joue donc toujours, ou presque, pour rigoler. Ça marche bien avec une ambiance de série B, du nanar, même lorsque le jeu est supposément ultra-sérieux et psychologique, ou même horrifique mon genre de prédilection. <strong>Voilà la différence fondamentale du JdR et du roman : dans le JdR tu n&#8217;es pas tout seul, tu n&#8217;as pas l&#8217;entier contrôle sur ce qui se passe. Tu partages ton univers avec la table, tu échanges du contrôle contre de la richesse.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les joueurs qui n&#8217;ont jamais mené s&#8217;y trompent souvent, mais il est impossible de ramer à contre-courant, seul « contre » quatre ou cinq, et de déboucher sur une bonne partie. Le mieux à faire est de sentir le sens du courant et de surfer la vague. Mais c&#8217;est parfois frustrant quand la table n&#8217;a pas les mêmes envies que soi.</p>
<p style="text-align: justify;">A partir de là, il y a des approches très différentes du loisir. Certains prônent le « jeu d&#8217;auteur » dans lequel on va accepter de se soumettre à l&#8217;univers, à l&#8217;univers et aux règles pour découvrir ce que le jeu veut nous dire, comme un film ou un roman. D&#8217;autres défendent l&#8217;idée qu&#8217;on peut, ou doit, ou qu&#8217;on ne peut pas éviter de hacker le jeu en le re-digérant à ce qu&#8217;on aime faire collectivement. La vérité de la pratique est forcément un peu à la croisée de tout ça. J&#8217;aime beaucoup ce milieu (malgré ses polémiques et frictions incessantes en ligne) qui part toujours du principe que les livres sont modifiables, qu&#8217;on peut en faire ce qu&#8217;on veut. C&#8217;est très à contre-courant de tout un secteur culturel qui tend au consumérisme&#8230; même si le consumérisme revient sous d&#8217;autres formes ici comme ailleurs. Il y a quelques mois, j&#8217;ai demandé des conseils pour choisir un jeu de space opera, sur un groupe facebook de rôlistes. J&#8217;ai eu une avalanche de noms de jeux, mais surtout beaucoup de commentaires du genre « prend l&#8217;univers de tel jeu mais utilises plutôt les règles de tel hack paru en ligne sur un site américain » ou « j&#8217;ai fait un .pdf pour modifier ce jeu de fantasy, on y joue depuis dix ans et ça le fait très bien ». Finalement, chacun fait sa popote et c&#8217;est magnifique de création bricolée plus ou moins pro. C&#8217;est sans doute en partie pour ça que les acteurs du milieu, qui sont passionnés et méritants, ont un mal fou à le rendre viable économiquement.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le roman et le lecteur de roman vont disparaître pense Philip Roth. Un avis ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Je ne sais pas sur quoi il se base pour dire un truc pareil. Donc non, pas vraiment d&#8217;avis.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci dit il y a des indices de « la fin de l&#8217;écrit » ici ou là (les états américains qui n&#8217;enseignent plus l&#8217;écriture à la main, par exemple), dont je ne sais pas trop quoi penser. L&#8217;ensemble des contenus que nous partageons et auxquels nous sommes exposés tendent vers le conversationnel, l&#8217;oral, la mini-vidéo, on commence déjà à dicter nos textos et à dire « ok Google » en rentrant chez soi (ce qui pose d’autres problèmes)&#8230; l&#8217;écrit commence à faire un peu rétro dans cette époque tellement connectée. <strong>Et en même temps j&#8217;ai l&#8217;impression qu&#8217;on n&#8217;a jamais autant publié de bouquins que ces dernières années, et ce même sans compter l&#8217;autoédition et la publication en ligne sans aucun contrôle des milieux littéraires traditionnels. Serait-ce un chant du cygne, une sorte d&#8217;explosion finale avant la disparition ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans <em>Notre-Dame de Paris</em>, Victor Hugo se fait le témoin des grands bouleversements de la fin du Moyen-Âge. Ceux-là même qui rétrospectivement précipitèrent l&#8217;entrée dans la Renaissance, c&#8217;est à dire l&#8217;invention de l&#8217;imprimerie (vers 1450) et la découverte des Amériques (1492) en quelques décennies à peine. Frollo, qui est un érudit de l&#8217;ancien monde médiéval, est dégoûté car il sent que le vent est en train de tourner, que la grande époque des bâtisseurs laisse peu à peu place à celle du livre. Dans la comédie musicale du même nom, on lui fait dire <em>« Les petites choses toujours viennent à bout des grandes / Et la littérature tuera l&#8217;architecture / Les livres des écoles tueront les cathédrales / La Bible tuera l’Église et l&#8217;homme tuera Dieu »</em> ! C&#8217;est un très bon résumé du chapitre fondamental dans le roman <em>Ceci tuera cela</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Vivons-nous aujourd&#8217;hui les prémisses d&#8217;un tel bouleversement ? Et si notre civilisation du texte laissait place à quelque-chose d&#8217;autre ? Peut-on dire que l&#8217;image va enfin supplanter le texte ; sachant qu&#8217;on l&#8217;annonce plus ou moins depuis 1945 ? On ne le saura probablement jamais de notre vivant ; il a fallu attendre Hugo (400 ans après l&#8217;époque dont il parle dans <em>Notre-Dame de Paris</em>) pour dessiner cette grille de lecture sous cette forme romancée. On sera clamsés depuis longtemps – et si cette hypothèse s&#8217;avère exacte, on aura passé notre vie à chouiner à raison sur « la mort de la littérature ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ou alors on peut aussi accepter que ce qui apparaît ne tue pas nécessairement ce qui était là avant. <strong>Que parfois des choses meurent, qu’on n’écrira peut-être plus rien du calibre de <em>Notre-Dame de Paris</em> mais que ce n’est pas si grave parce qu’on peut l’aimer quand même.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Est-ce raisonnable, souhaitable de vouloir vivre de ses écrits ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Si le texte disparaît en effet, ce qui reste à voir, alors non ça n&#8217;est certainement pas raisonnable. Un exemple tout bête est celui des youtubers d’aujourd&#8217;hui comparés aux blogueurs textuels comme moi. Eux sont très exposés et atteignent – pour certains – des dizaines de milliers de vues et un support financier considérable en mécénat participatif de la part de leur public. Évidemment, ça fait rêver. Je vois ça par le bout de ma lorgnette, ça n&#8217;a pas valeur de généralité, mais ça révèle peut-être qu&#8217;un média est plus en phase avec son époque qu&#8217;un autre. <strong>D&#8217;ailleurs, je ne lis pas moi-même de textes aussi longs, en ligne, que ceux que j&#8217;écris. C’est idiot non ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quoiqu&#8217;il en soit, savoir si vivre de ses écrits est un vœu « raisonnable » n&#8217;est pas mon affaire. Il faut se défaire de toutes ces pressions qui nous assaillent de toutes part vers la « raison », cette barrière, celle qui englue, inhibe, désamorce, éteint, fatigue, « raisonne » nos rages et nos feux intérieurs. C’est souvent bien commode d’invoquer la « raison » pour s’exonérer de faire quoi que ce soit. <strong>Je me fous de savoir si c’est « raisonnable », mais je sais qu&#8217;il est ardemment souhaitable, pour un type comme moi, de vouloir vivre de ses écrits.</strong> C&#8217;est dur de le faire, très dur, mais je m&#8217;en remets à la phrase de Johan Scipion : <em>« Ceux qui disent que c&#8217;est impossible sont priés de ne pas emmerder ceux qui essaient. » </em>Et il sait de quoi il parle.</p>
<h2 style="text-align: justify;">A part Damasio, un.e auteur.e à suivre ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Plein.</p>
<p style="text-align: justify;">En science-fiction notamment, je lis pas mal les auteurs et autrices français.e. Parce que j&#8217;en suis proche culturellement, leurs histoires me parlent beaucoup, et parce qu&#8217;il est délectable de lire directement dans la langue originale des proses comme celle de <strong>luvan, Catherine Dufour, Léo Henry et Jacques Mucchielli, David Calvo&#8230;</strong> tous les auteurs de La Volte qui est une maison d&#8217;édition hallucinante sur la qualité de ce qu&#8217;elle publie&#8230; et en fantasy <strong>JP Jaworski</strong> bien entendu pour les mêmes raisons.</p>
<p style="text-align: justify;">Je lis aussi beaucoup d’essais et pas mal de BD. Les auteurs peuvent être variés et ne sont pas forcément des inconnus. Je n’ai pas des lectures hyper pointues à faire découvrir.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Une question qu&#8217;on ne t&#8217;a jamais posée ?</h2>
<p style="text-align: justify;">« Pourquoi tu fais tout ça ? »</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;aime me dire que ça me rend meilleur.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Quel est le roman que tu aurais aimé avoir écrit, et après lequel tu aurais estimé que plus rien ne pouvait t&#8217;arriver ? (La question qu&#8217;on n&#8217;a jamais posée à <a href="https://www.valerybonneau.com/automne/automne-blaise-jourdan">Blaise Jourdan</a>)</h2>
<p style="text-align: justify;">En renfermant <em>La Zone du Dehors</em>, premier roman et premier que j&#8217;ai lu d&#8217;Alain Damasio, je ne savais plus où me mettre. J&#8217;étais à Lille, dans un café à côté de la rue Esquermoise (c&#8217;était le bon temps) et franchement mon état était proche du choc. Je me suis dit « il faut absolument faire quelque-chose de ce livre », c&#8217;était un peu « le monde doit savoir » et sans doute que ça m&#8217;a influencé des années après dans l&#8217;écriture de <em>Cyberpunk Reality</em>. J&#8217;y cite abondamment <em>La Zone</em>. Rétrospectivement, <em>La Horde du Contrevent</em> me semble meilleure, plus aboutie au niveau formel. Plus dense, plus complet dans son message et sa manière de l&#8217;articuler. Mais ma première lecture de<em> La Horde</em> ne m&#8217;a pas laissé le même sentiment de brutalité intellectuelle, c&#8217;est venu progressivement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Si j&#8217;étends un peu la remarque, il y a plusieurs autres romans qui m&#8217;ont laissé un sentiment puissant, fondateur dans ma vie. <em>Dracula</em>, <em>L&#8217;Appel de Cthulhu</em> et <em>Harry Potter</em> parce que c&#8217;est avec lui que j&#8217;ai commencé.</strong> Mais jamais je ne me suis dit que j&#8217;aurais voulu l&#8217;écrire. Un bouquin c&#8217;est toujours une expérience de l&#8217;altérité ; donc à moins de tomber extrêmement proche de soi-même je ne vois pas comment on peut se dire qu&#8217;on aurait voulu l&#8217;écrire.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai aimé avoir écrit <em>Cyberpunk Reality</em> – même si je le juge un peu durement aujourd&#8217;hui car très incomplet. J&#8217;aime écrire <em>L&#8217;étoffe dont sont tissés les vents</em>. J&#8217;aime écrire <a href="http://saint-epondyle.net/blog/">Cosmo Orbüs</a>, mon blog qui totalise aujourd&#8217;hui plus de 500 articles publiés. Ces textes me ressemblent, mes amis proches et ma famille n&#8217;y découvrent pas grand-chose parce qu&#8217;ils me connaissent. Cosmo est mon vaisseau amiral, mais surtout Cosmo c&#8217;est moi ; avec ce qu&#8217;il a connu de changements, de promesses non-tenues (des tonnes), de gloires et de passages à vide depuis 2010. De tout ça, mes livres et mes textes, de tout ce parcours, je suis fier plus que de tout le reste. C&#8217;est peu près la seule chose que j&#8217;ai fait, moi-même, de ma vie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J&#8217;espère ne jamais estimer que « plus rien ne peut m&#8217;arriver » après la lecture ou le bouclage d&#8217;un texte.</strong> J&#8217;étais bouleversé, récemment, en terminant <em>Terre des Hommes</em> de Saint Exupéry, mais je me sentais bien plus à poil – sensibilité affutée, sens en alertes, cœur ouvert – que blindé contre ce qui « pouvait m&#8217;arriver ». Je lis et j&#8217;écris pour m&#8217;ouvrir, pas pour me renfermer. J&#8217;espère qu&#8217;il m&#8217;arrivera toujours des trucs, quand il ne t&#8217;arrive plus rien c&#8217;est que tu es mort, je crois.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Cette série d&#8217;interview repose sur la sérendipité. J&#8217;interviewe qui après ? Tu peux mettre deux ou trois personnes et une question à ajouter si tu as envie.</h2>
<p style="text-align: justify;">Je te suggère d&#8217;aller découvrir le travail de <a href="http://outsider.rolepod.net/">Thomas Munier</a>. Il est connu dans la sphère rôliste mais moins en dehors, c&#8217;est un auteur de jeux indépendants et de toute une œuvre-univers nommée <em>Millevaux</em>, qu&#8217;il fait vivre à travers plus d&#8217;une quinzaine (!) de jeux minimalistes de sa conception. C&#8217;est un univers horrible et sans concession, une forêt post-apo mutante et invivable qui recouvre toute l&#8217;ancienne Europe, et dans laquelle se déroulent des récits d&#8217;horreur hardcore et de survie sans lendemain. Chaque jeu apporte sa propre façon de jouer, un <em>game design</em>, un type d&#8217;histoire dans cet univers : de la survie au trip onirique en passant par plein de variantes que je ne connais pas. <strong>Le dernier né s&#8217;appelle <em>Inflorenza Minima</em> est c&#8217;est une forme de jeu ultra minimaliste qui repose sur une règle toute simple : tu peux (presque) tout faire pour survivre dans cet univers horrible, à condition que tu sacrifies quelque-chose en échange.</strong> Je te laisse imaginer l&#8217;expérience du déclin et de la compromission qu&#8217;on peut s&#8217;inventer pour vivre le post-apo comme si on y était – tout en partageant la fiction dans une large mesure. En plus le bouquin est illustré par Willy Cabourdin, un illustrateur incroyable dont j’adore le boulot.</p>
<p style="text-align: justify;">Tu seras intéressé également par la démarche de Thomas. En tant qu&#8217;auteur de jeu d&#8217;ultra-niche et donc non rentables, il abdique l&#8217;idée de vivre de son écriture – ou en tous cas de gagner de l&#8217;argent avec. Son modèle économique en tant qu&#8217;indépendant, ou absence de modèle, est la « pauvreté volontaire ». C&#8217;est à dire qu&#8217;il diminue ses besoins, sa consommation et son niveau de vie pour se permettre de construire une œuvre sans pareil, un truc fabuleux et sombre, hallucinant, halluciné, difficile/impossible à éditer dans une approche classique, c&#8217;est à dire commerciale. Son engagement total vis à vis de <em>Millevaux</em> est forcément une leçon de vie incroyable, qu&#8217;il distille sur son blog <em>Outsider</em> dans de petits articles lumineux sur la créativité et ce qu&#8217;il nomme la <a href="http://outsider.rolepod.net/vers-une-culture-decroissante/">« culture décroissante »</a>, locale, écolo, proche des gens, comme le fait de lire les romans de l&#8217;auteur du coin de notre rue, ce genre d&#8217;idées aussi proposées par Neil Jomunsi dans un genre différent. La démarche créative de Thomas est belle dans sa radicalité ; même s&#8217;il est difficile de l&#8217;imaginer à grande échelle. C&#8217;est magnifique de voir comme certains, dans les replis du monde et loin des fucking « industries culturelles », s&#8217;aménagent des angles morts pour écrire du post-apo affreux et méchant, mais aussi beau et hyper imaginatif, plutôt que de draguer le milieu en rebootant <em>50 nuances de Grey</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>A chaque nouvelle interview, je me fais la remarque que j&#8217;aime particulièrement cette série. Qu&#8217;elle me surprend &#8211; et pourtant cinq ou six questions reviennent à chaque fois. Que chacun répond aux mêmes questions avec une sensibilité radicalement différente. Et surtout, surtout je reste surpris à chaque interview. Et il y a un monde entre les réponses <a href="https://www.valerybonneau.com/automne/interview-sabine-huynh">Sabine Huynh</a> et celles d&#8217;Antoine et puis finalement pas vraiment, et en tous cas il y a un lien, au moins un. Bref, je continue à mon rythme. Et un grand merci à Antoine pour la richesse de ses réponses. Je vous encourage vivement à découvrir son essai <a href="http://saint-epondyle.net/blog/acheter-cyberpunk-reality/">Cyberpunk Reality</a> !</em></p>
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		<title>Automne &#124; Sabine Huynh</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Valery]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Apr 2018 03:30:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Automne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Automne, une série d&#8217;interviews autour de la création et de la sérendipité revient encore. Après Lizzie Crowdagger , Sabine Huynh a accepté de continuer la série. Thierry Crouzet m&#8217;avait proposé d&#8217;interviewer l&#8217;équipe de La Piscine, qui elle-même a indiqué Sabine. Sabine Huynh Oui ? Huynh signifie « luciole » en vietnamien, ou encore bon ami, qui a une bonne réputation. C’est [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Automne, une série d&#8217;interviews autour de la création et de la sérendipité revient encore. Après <a href="https://www.valerybonneau.com/automne/automne-lizzie-crowdagger">Lizzie Crowdagger</a> , Sabine Huynh a accepté de continuer la série. <a href="https://www.valerybonneau.com/automne/automne-thierry-crouzet">Thierry Crouzet</a> m&#8217;avait proposé d&#8217;interviewer l&#8217;équipe de <a href="https://www.valerybonneau.com/automne/automne-la-piscine">La Piscine</a>, qui elle-même a indiqué <a href="http://www.sabinehuynh.com/">Sabine</a>.</em></p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-3738" src="https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2018/03/Sabine_Huynh.jpg" alt="Sabine_Huynh" width="476" height="459" srcset="https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2018/03/Sabine_Huynh.jpg 476w, https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2018/03/Sabine_Huynh-300x289.jpg 300w" sizes="(max-width: 476px) 100vw, 476px" /></strong></h2>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Sabine Huynh</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Oui ? Huynh signifie « luciole » en vietnamien, ou encore bon ami, qui a une bonne réputation. C’est un nom du Sud Viêtnam, où je suis née, comme l’un de mes écrivains préférés, Marguerite Duras.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Pour vous découvrir, vous conseillez quoi ?</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Lire <a href="http://www.sabinehuynh.com/">mon travail</a>.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>La poésie sur soundclound ?</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">J’y ai fait des <a href="https://soundcloud.com/sabine-huynh">tentatives de lecture à voix haute</a>, mais je ne sais pas trop ce que ça vaut, je ne suis pas sûre d’avoir la voix qui convienne. C’était pour m’amuser.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>La traduction : un plaisir, une souffrance ou autre chose ?</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Un immense plaisir, bien sûr, sinon à quoi bon ? Mais c’est aussi une école. J’ai toujours aimé l’école. La traduction, comme l’école, m’ont permis de respirer, ailleurs, et de m’y retrouver.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Le roman et le lecteur de roman vont disparaitre pense Philip Roth. Un avis ?</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi a-t-il dit ça, dans quel contexte ? Il s’est fondé sur quoi ? Le roman est un genre vaste, qui a évolé avec le temps, et qui offre une grande variété de formes. À la base, il s’agit et s’agira toujours de narration et de création. <strong>Je ne vois pas comment on pourrait arrêter d’aimer raconter ou entendre des histoires</strong>, les siennes, celles des autres, des histoires réelles ou imaginaires, que l’on soit écrivain ou pas. Le roman est un espace d’expérimentation et de liberté, un espace de parole, de vie.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Est-ce raisonnable, souhaitable de vouloir vivre de ses écrits ?</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Je ne me pose pas la question en ces termes, en termes de « raison » et d’argent. Est-ce que le boulanger fait et vend du pain parce que sinon il ne pourrait pas respirer ? Je pense que non. Est-ce que j’ai enseigné, traduit, écrit des piges, travaillé comme vendeuse, pompiste, serveuse, interprète, modèle, etc., pour respirer ? Je ne crois pas. <strong>Par contre, j’écris pour vivre. Je vis pour écrire.</strong> Je n’écris pas pour en vivre. Pour moi l’écriture est un mode de vie, c’est la vie, je n’ai pas de vie sans elle.</p>
<h2 style="text-align: justify;">De plus en plus de personnes s&#8217;éloignent des réseaux sociaux, en disparaissant complètement ou en réduisant leur activité. Et vous ?</h2>
<p style="text-align: justify;">En tant qu’écrivain, je pense qu’être actif au sein des réseaux sociaux est important de nos jours, notamment pour aider mes éditeurs à diffuser leurs livres et leur actualité. Je suis plus ou moins active sur <a href="https://www.facebook.com/SabineHuynhLit/">Facebook</a> et <a href="https://twitter.com/SabineHuynh">Twitter</a>, selon les périodes. Il me semble qu’ignorer le rôle des réseaux sociaux dans la diffusion des écrits serait cracher dans la soupe.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Jacques Brel pensait que le talent n&#8217;existe pas, que le talent c&#8217;était d&#8217;avoir envie et le reste du travail. D&#8217;accord ou pas ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Il faudrait savoir ce que c’est que « le talent ». Je pense qu’il y a peut-être des aptitudes au départ, qui seront développées ou pas, et leur développement proviendrait peut-être du travail, puisqu’avoir envie de quelque chose n’a jamais suffi à engendrer quoi que ce soit. Il y a peut-être un terrain propice, un terreau, quoi que je n’en suis même pas sûre. <strong>Ce dont je suis certaine, c’est qu’écrire demande énormément de travail, de pratique, de réflexion, de réécriture, de correction, et de lectures aussi.</strong> La lecture est essentielle. Lire les autres vous forme.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Comment découvrez-vous de nouveaux livres ?</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Je suis l’actualité des éditeurs, les miens et mes favoris. Je lis des revues et des blogs littéraires. Je discute avec des amis qui écrivent, traduisent. « Nouveaux livres » ne veut pas forcément dire livres écrits ou publiés de nos jours. J’ai récemment découvert l’œuvre de Thomas Bernhard, grâce à un ami écrivain. Et la traduction est une formidable génératrice de « nouveaux livres ».</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Un livre peu connu à nous faire découvrir ?</strong></h2>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Un.e auteur.e peu connu.e à nous faire découvrir ?</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Je vais répondre aux deux questions en même temps, si vous le permettez, car elles se recoupent, en tout cas je le vois comme ça. « Peu connu » de qui, et où ça ? Il y a des auteurs israéliens extraordinaires peu connus en Europe parce qu’ils n’ont pas encore été traduits de l’hébreu, comme Haggai Linik, que j’ai l’intention de traduire. Il y a des livres connus seulement par les linguistes, ou les traducteurs littéraires, par exemple, comme le fabuleux <a href="https://archive.org/details/letonbeaudemarot00hofs"><em>Ton beau de Marot</em></a>, par le génial Douglas Hofstadter, dans lequel je ne me lasse pas de me replonger depuis vingt ans. J’ignore s’il en existe une traduction en français, je me demande même comment on pourrait le traduire en français, mais le non moins génial Claro a bien réussi à traduire le non moins fabuleux <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Maison_des_feuilles"><em>House of Leaves</em></a> de Danielewski, un autre génie « peu connu »&#8230;</p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Une question qu&#8217;on ne vous a jamais posée ?</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Celle-ci même.  (sourire)</p>
<h2 style="text-align: justify;">&#8220;Quel est le roman que tu aurais aimé avoir écrit, et après lequel tu aurais estimé que plus rien ne pouvait t&#8217;arriver ?&#8221; (La question qu&#8217;on n&#8217;a jamais posé à Blaise Jourdan)</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est une autre question de l’entretien ? Si c’est le cas, j’avoue ne pas vraiment la comprendre. Ou alors je comprends juste la partie qui concerne, à mon avis, les affinités que l’on peut éprouver envers un auteur en particulier. Et que signifie au juste « plus rien ne pouvait t’arriver » après ? Qu’on arrête d’écrire ? Pourquoi ? Par auto-satisfaction ? Étrange. Je vois l’écriture comme un éternel recommencement ; des retouches, remaniements, déplacements incessants ; comme la mer. Peut-être une insatisfaction constante aussi, qui pousse à continuer à revenir creuser, à chercher, la meilleure façon, la meilleure forme, pour dire.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Cette série d&#8217;interview repose sur la sérendipité. J&#8217;interviewe qui après ? Vous pouvez mettre deux ou trois personnes et une question à ajouter si vous le souhaitez.</h2>
<p style="text-align: justify;">« Sérendipité » ? Vous voulez dire « serendipity » en anglais, l’art des trouvailles géniales par hasard ? C’est tout à fait par hasard que je suis tombée sur le travail d’Anh Mat et de Julien Boutonnier, tous deux édités chez <a href="https://www.publie.net/">Publie.net</a>, parce qu’ils tiennent des blogs littéraires. Et si je devais leur poser une question, je leur demanderais de me parler de la part de solitude dans leur travail, de son importance que je soupçonne comme étant cruciale.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>J&#8217;ai beaucoup tardé pour publier cette interview. J&#8217;ai un peu honte. Mais je reste très content que cette interview existe et que la série puisse continuer. Et je remercie encore Sabine Huynh de s&#8217;être prêtée au jeu.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Automne &#124; Lizzie Crowdagger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Valery]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Feb 2018 08:30:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Automne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Automne, une série d&#8217;interviews autour de la création et de la sérendipité revient. C&#8217;est Lizzie Crowdagger qui répond aux questions sur la proposition de Neil Jomunsi, Neil que Thierry Crouzet avait identifié. Bref, troisième  niveau&#8230; Lizzie Crowdagger ? C’est un pseudonyme, évidemment. À la base j’avais prévu de ne l’utiliser que pour un roman (que [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Automne, une série d&#8217;interviews autour de la création et de la sérendipité revient. C&#8217;est <a href="http://crowdagger.fr/">Lizzie Crowdagger</a> qui répond aux questions sur la proposition de <a href="https://www.valerybonneau.com/automne/automne-neil-jomunsi">Neil Jomunsi</a>, Neil que <a href="https://www.valerybonneau.com/automne/automne-thierry-crouzet">Thierry Crouzet</a> avait identifié. Bref, troisième  niveau&#8230;</em></p>
<h2 style="text-align: justify;">Lizzie Crowdagger ?</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est un pseudonyme, évidemment. À la base j’avais prévu de ne l’utiliser que pour un roman (que je présentais comme faussement « traduit de l’anglais ») mais je l’ai gardé.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Pour te découvrir, tu conseilles quoi ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Hum, je ne sais pas trop. Peut-être <a href="http://crowdagger.fr/index.php?post/2015/12/03/Enfants-de-Mars-et-de-V%C3%A9nus">Enfants de Mars et de Vénus</a>, je me projette pas mal dans la narratrice, Lev. Un peu trop pour ma santé, sans doute.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Certains textes sont chez &#8220;Dans nos histoires&#8221;, d&#8217;autres autoédités. Comment tu choisis ?</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est avant tout une question d’opportunité. Au départ, j’avais auto-édité <a href="http://crowdagger.fr/index.php?post/2011/10/16/Une-autobiographie-transsexuelle-%28avec-des-vampires%29">Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires)</a>, qui s’était vendu à très peu d’exemplaires (j’en avais imprimé 50 et il m’en reste encore quelques-uns de ce tirage), mais parmi ceux vendus il y en a un qui a atterri dans les mains d’une des deux personnes qui voulaient monter ce projet d’éditeur associatif, et ils m’ont contactée. Après, il y a des manuscrits que j’ai envoyés à des éditeurs et qui ont été refusés, moins souvent d’autres qui ont été acceptés mais où le contrat ne m’allait pas. <strong>En soi, je n’ai pas forcément de préférence, c’est sorti que l’auto-édition permet de sortir un livre vite plutôt que d’attendre des années qu’un éditeur réponde.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">&#8220;Dans nos histoires&#8221; propose la lecture numérique en accès libre mais ne le vends pas sur kobo, Amazon. Pourquoi ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Il faudrait leur demander à eux, mais je pense que c’est plus une question de compétences techniques. Après, le problème du numérique veut souvent dire passer par de grandes plate-formes, et je pense que l’objectif est surtout de privilégier des moyens de diffusions plus «alternatifs» (petite libraire par exemple).</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le &#8220;copyleft&#8221; ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Pour moi le copyleft, et le libre en général, est vraiment fondamental pour le logiciel : il y a quelque chose de vraiment dérangeant à accepter de laisser un programme tourner sur son ordinateur dont on ne peut pas examiner ce qu’il fait précisément, ou de vouloir interdire à l’utilisateur ou utilisatrice de pouvoir adapter à son fonctionnement. Pour la culture, et les romans en particulier, c’est un peu différent : <strong>je pense qu’il est important que la culture soit accessible, notamment en terme de prix, par contre je ne pense pas qu’il est aussi vital de permettre à d’autres de pouvoir créer une œuvre dérivée à partir de ce qu’on a fait.</strong> Personnellement, je trouve ça intéressant de laisser cette possibilité à d’autres, mais je comprends que des auteurs n’en aient pas envie.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le roman et le lecteur de roman vont disparaitre pense Philip Roth. Un avis ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Je ne me sens pas vraiment capable de prédire l’avenir, mais ça me paraît douteux. De nouvelles formes émergent, mais je n’ai pas l’impression que les anciennes disparaissent totalement. Après, peut-être que le roman va évoluer et changer, et peut-être que ça dépend de ce qu’on appelle « roman », je ne sais pas (mais vu qu’à la base « roman » ça désignait un peu tout ce qu’on ne pouvait pas vraiment classer dans la littérature&#8230;)</p>
<h2 style="text-align: justify;">Est-ce raisonnable, souhaitable de vouloir vivre de ses écrits ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Je ne sais pas, je pense que ça dépend de ce qu’on écrit et de ce qu’on appelle « en vivre ». Personnellement, je n’aurais pas lâché un boulot stable et à peu près correct pour espérer vivre de l’écrire, mais vu que j’étais au RSA ce n’était pas spécialement plus déraisonnable que d’espérer vivre avec le RSA.</p>
<h2 style="text-align: justify;">De plus en plus de personnes s&#8217;éloignent des réseaux sociaux, en disparaissant complètement ou en réduisant leur activité. Et toi ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Ça m’arrive de réduire mon activité à des moments. <strong>Après je suis lucide : être présente sur les réseaux sociaux, je vois ça comme une partie de mon « job » en tant qu’autrice.</strong> Après j’y passe plus ou moins de temps par ailleurs, mais c’est devenu compliqué de se faire connaître sur internet en dehors de ça.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Thierry Crouzet a écrit &#8220;101 raisons de ne pas voter&#8221; qu&#8217;il définit comme un acte politique. Un avis ?</h2>
<p style="text-align: justify;">J’avoue que je ne l’ai pas lu. Après, je trouve triste qu’on limite souvent le vote au fait de donner un chèque en blanc au prochain président de la république. Personnellement, je vote régulièrement dans des collectifs, des associations, etc, parce que je suis impliquée dedans et que mon avis compte comme celui des autres ; par contre, lorsqu’il s’agit de voter pour savoir qui pourra ignorer ses promesses et ce que le peuple peut bien penser pendant les cinq prochaines années, j’avoue que je me sens moyennement impliquée.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Comment découvres-tu de nouveaux livres ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Ça dépend, le bouche à oreille, parfois, des articles de blogs ou sur des sites, les réseaux sociaux aussi régulièrement. Et, pour être honnête, ces derniers temps pas mal de fois en appréciant une série télé et en réalisant qu’elle est adaptée d’un roman.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un livre inconnu* à nous faire découvrir ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Pff, je sais pas. Disons <a href="https://gailcarriger.com/books/romancing-the-inventor/">Romancing the inventor</a> de Gail Carriger, mais je doute qu’on puisse dire que Gail Carriger fasse des livres inconnus, même si celui-ci n’est malheureusement pas (encore?) traduit en français.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un.e auteur.e inconnu.e* à nous faire découvrir ?</h2>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://ybyeditions.event-yaoi.fr/yby-editions/artistes/nos-auteurs/gabylc/">Gabylc</a></p>
<h2 style="text-align: justify;">Une question qu&#8217;on ne t&#8217;a jamais posée ?</h2>
<p style="text-align: justify;">« Tu as déjà tiré avec deux flingues en plongeant par terre?» (la réponse est : non, pas encore, mais j’espère ajouter cette compétence à mon CV prochainement).</p>
<h2 style="text-align: justify;">&#8220;Tu arrêtes quand d&#8217;écrire ?&#8221; La question qu&#8217;on n&#8217;a jamais posée à Neil Jomunsi)</h2>
<p style="text-align: justify;">Quand je n’aurais plus d’idée, ou que j’aurais trouvé un meilleur moyen pour les exprimer, je suppose.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Cette série d&#8217;interview repose sur la sérendipité. J&#8217;interviewe qui après ? Tu peux mettre deux ou trois personnes et une question à ajouter si tu as envie.</h2>
<p style="text-align: justify;">Cécile Duquenne et Manon Bousquet.</p>
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		<title>Automne &#124; Daniel Bourrion</title>
		<link>https://www.valerybonneau.com/automne/automne-daniel-bourrion</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Valery]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Nov 2017 05:37:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Automne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je suis très content. Automne est une série d&#8217;interviews autour de la création et de la sérendipité. A chaque fois, je demande à l&#8217;interviewé.e de proposer une ou deux personnes pour continuer la série. Et Thierry Crouzet avait mentionné Daniel Bourrion. Qui a accepté de tisser un peu de lien en répondant à son tour. Daniel [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Je suis très content. Automne est une série d&#8217;interviews autour de la création et de la sérendipité. A chaque fois, je demande à l&#8217;interviewé.e de proposer une ou deux personnes pour continuer la série. Et <a href="https://www.valerybonneau.com/automne/automne-thierry-crouzet">Thierry Crouzet</a> avait mentionné <a href="https://twitter.com/dbourrion">Daniel Bourrion</a>. Qui a accepté de tisser un peu de lien en répondant à son tour.</em></p>
<h2 style="text-align: justify;">Daniel Bourrion ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Présent</p>
<h2 style="text-align: justify;">L&#8217;écriture pour vous, c&#8217;est quoi ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Un sport de combat, une nécessité, une manière de tenter de comprendre le monde en le disant &#8211; l&#8217;écriture comme fixateur des mouvements perpétuels du dedans et du dehors.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Face Écran ?</h2>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.face-ecran.fr/">Face Écran</a> est mon site web et mon atelier à ciel ouvert.</p>
<p style="text-align: justify;">Je n&#8217;ai pas d&#8217;autres manuscrits, d&#8217;autres brouillons, rien ailleurs, depuis des années : <strong>tout est là, en frontal, parce que ça prend peu de place, et avec l&#8217;idée de mettre à nu les process d&#8217;écriture et casser le mythe de l&#8217;écrivain qui pond son texte parfait d&#8217;un seul coup</strong> (par exemple, le bouton &#8220;Révisions &#8220;sur chaque entrée de texte montre le différentiel entre les versions, pour peu que je pense à faire des sauvegardes entre lesdites versions en cours d&#8217;écriture).</p>
<p style="text-align: justify;">Le choix du site web est aussi lié au fait que je pense que la maîtrise minimum d&#8217;outils web basiques comme un CMS est essentielle à un auteur :<strong> écrire de nos jours sans être sur le web, sans connaître ça, c&#8217;est&#8230; incompréhensible à mes yeux.</strong> Pour moi, une très grande partie de la littérature d&#8217;aujourd&#8217;hui est là, sur le web, et pas ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, mes textes sont également (sauf rares exceptions) mis en ligne directement sous licence Creative Commons BY-SA : chacun peut donc faire ce qu&#8217;il veut de ces textes à la seule condition de m&#8217;en faire crédit ; et de diffuser ce qui est fait de mes textes, sous la même licence.</p>
<p style="text-align: justify;">De fait, Face Écran est un&#8230; geste politique multi-facettes.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Vous conseillez quoi pour vous découvrir ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Parcourir Face Écran. Et si l&#8217;on préfère des formes plus&#8230; stables, aller sur Publie.net et commander par exemple mon &#8220;<a href="https://www.publie.net/livre/legendes-daniel-bourrion/">Légendes</a>&#8221; qui est une &#8220;compilation&#8221; de divers textes et constitue, je crois, une bonne manière d&#8217;explorer les thèmes et formes que j&#8217;essaie de parcourir.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le roman et le lecteur de roman vont disparaitre pense Philip Roth. Un avis ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Je ne sais pas qui c&#8217;est, Philip Roth</p>
<p style="text-align: justify;">Plus sérieusement (et sans avoir le contexte de cette pensée de Roth* &#8211; il est possible qu&#8217;il veuille dire que la forme spécifique du roman va disparaître au profil d&#8217;une forme web, par exemple, ce qui serait une erreur puisqu&#8217;on peut parfaitement imaginer un roman &#8220;full web&#8221;), c&#8217;est la chose la plus absurde que j&#8217;ai lu récemment. Dire ça, c&#8217;est méconnaître totalement ce qui se passe en ligne. <strong>Tout au contraire, je pense que le web est la garantie de la persistance et de l&#8217;extension de la littérature sous toutes ses formes, &#8220;passées&#8221; ou plutôt &#8220;anciennes&#8221; comme le roman, ou à venir, en cours d&#8217;invention.</strong> En ligne.</p>
<p style="text-align: justify;">En fait, ce qu&#8217;affirme Roth me fait surtout penser aux propos d&#8217;un vieux grincheux qui ne comprend plus rien à la littérature.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Est-ce raisonnable, souhaitable de vouloir vivre de ses écrits ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Souhaitable, évidemment. Le plombier vit de son travail, le boulanger aussi (enfin, on leur souhaite), donc l&#8217;écrivain devrait pouvoir vivre de ses écrits.</p>
<p style="text-align: justify;">Raisonnable, je ne pense pas, pas de nos jours (mais je ne suis pas certain qu&#8217;un écrivain soit quelqu&#8217;un de raisonnable..). La situation actuelle ne permet plus, à mon avis, de vivre de son écriture. Et je ne vois pas vraiment ce qui pourrait changer cet état de fait dans l&#8217;immédiat, sauf bouleversements majeurs. Peut-être toutefois que des pistes existent et sont à creuser dans des réseaux serrés qui se mettraient en place entre l&#8217;auteur et son lectorat, en&#8230; comment dire, &#8220;circuits courts&#8221;, sur le modèle du bio/locavore par exemple ; et le web permet ça, avec la maîtrise de certains outils. Mais cela reste à explorer et conforter.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, sans être particulièrement spécialiste de la question, les institutions devraient également soutenir des auteurs &#8220;hors-circuit&#8221;, et ce n&#8217;est pas vraiment le cas, de ce que je vois. On dirait que deux mondes existent de manière très étanche pour le moment, l&#8217;ancien monde de la littérature médiatisée et institutionnalisée, soutenue y compris financièrement par les institutions, et un &#8220;nouveau&#8221; monde en train d&#8217;essayer d&#8217;inventer, on ne sait quoi encore.</p>
<h2 style="text-align: justify;">De plus en plus de personnes s&#8217;éloignent des réseaux sociaux, en disparaissant complètement ou en réduisant leur activité. Et vous ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Je n&#8217;ai pas constaté cela, en tous cas, pas de façon massive. Peut-être que j&#8217;ai réduit un peu mon activité personnelle sur les réseaux mais c&#8217;est surtout parce que, une fois pris en main ces outils avec la frénésie des premiers jours, on devient mature et on contrôle mieux les usages que l&#8217;on en fait. Et puis ma foi, il faut parfois sortir IRL.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les réseaux sociaux, quoi qu&#8217;il en soit, demeurent un levier incroyable pour des idées et des textes.</strong> Si je prends mon cas, il est évident que les réseaux sociaux participent à ma visibilité d&#8217;écrivain (si tant est que j&#8217;en sois un) beaucoup plus que n&#8217;importe quel autre &#8220;outil&#8221; ou structure.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Thierry Crouzet a écrit &#8220;101 raisons de ne pas voter&#8221; qu&#8217;il définit comme un acte politique. Un avis ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Ecrire &#8220;101 raisons de ne pas voter&#8221; est forcément un acte politique. Personnellement, je ne peux pas me résoudre à ne pas voter. Mais je respecte le choix de ceux qui ne votent pas.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Comment découvrez-vous de nouveaux livres ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Dans les bibliothèques (je suis conservateur des bibliothèques et même si je ne travaille pas en bibliothèque en ce moment, je passe très souvent dans ma boutique d&#8217;origine pour fouiner dans les nouveautés) et sur les réseaux sociaux, forcément.</p>
<p style="text-align: justify;">Des choses comme Babelio sont assez pertinentes également, via leurs algos de suggestions, pour découvrir des choses.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis évidemment, les conseils d&#8217;autres lecteurs/lectrices.</p>
<p style="text-align: justify;">Parfois aussi, via le web, comme ça, en traînant. Au hasard.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un livre peu connu à nous faire découvrir ?</h2>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<a href="http://editions-verdier.fr/livre/quand-lheure-viendra/">Quand l’heure viendra</a>&#8220;, Josef Winkler, chez Verdier. Incroyable texte.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un.e auteur.e peu connu.e à nous faire découvrir ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Le concept de &#8220;peu connu.e&#8221; me fait toujours sourire. Peu connu.e de qui ? Le fait d&#8217;être très connu.e veut-il dire quelque chose, du point de vue littéraire ? Je n&#8217;en suis pas certain.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour répondre à la question, je suggère d&#8217;aller voir ce que fait Sébastien Ménard avec AnCé t. http://diafragm.net et d&#8217;une manière générale, de fouiller dans le catalogue de <a href="https://www.publie.net/">Publie.net</a>, cette maison d&#8217;édition fondée par François Bon et qui continue une route pour le moins intéressante : les auteurs à découvrir n&#8217;y manquent pas, sont pour la plupart peu connus, mais&#8230;</p>
<h2 style="text-align: justify;">Une question qu&#8217;on ne vous a jamais posée ?</h2>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Est-ce que tu vas arrêter ?&#8221;</p>
<h2 style="text-align: justify;">Cette série d&#8217;interview repose sur la sérendipité. J&#8217;interviewe qui après ? Vous pouvez mettre deux ou trois personnes et une question à ajouter si vous le souhaitez</h2>
<p style="text-align: justify;">Joachim Sené : <a href="http://jsene.net">http://jsene.net</a><br />
Sébastien Ménard : <a href="http://diafragm.net">http://diafragm.net</a><br />
Pierre Ménard : <a href="http://www.liminaire.fr">http://www.liminaire.fr</a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Et hop, trois noms de plus dans la liste. J&#8217;attends, sans impatience, l&#8217;interview où on me proposera quelqu&#8217;un que j&#8217;aurais déjà interviewé. Je vous encourage à découvrir le site de <a href="https://www.face-ecran.fr/">Daniel</a>. C&#8217;est assez personnel et unique.</em></p>
<p style="text-align: justify;">* Voici <a href="http://www.lemonde.fr/livres/article/2013/02/14/philip-roth-je-ne-veux-plus-etre-esclave-des-exigences-de-la-litterature_1831831_3260.html">l&#8217;interview en question</a>.</p>
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		<title>Automne &#124; Nicolas Bally</title>
		<link>https://www.valerybonneau.com/automne/automne-nicolas-bally</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Valery]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Oct 2017 16:07:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Automne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Automne repose sur la sérendipité et sur les liens qui se tissent ici ou là. Par hasard ou pas. J&#8217;avais interviewé Mélanie du blog littéraire, qui avait évoqué un artiste, pas très connu, qu&#8217;elle appréciait : Nico Bally. Alors, presque ni une ni deux, voici l&#8217;interview du monsieur en question. Et comme je suis une buse [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.valerybonneau.com/automne-interviews-romans-ecrivain-e-s-et-serendipite">Automne</a> repose sur la sérendipité et sur les liens qui se tissent ici ou là. Par hasard ou pas. J&#8217;avais interviewé <a href="http://www.valerybonneau.com/automne/automne-melanie-de-levasion-litteraire">Mélanie du blog littéraire</a>, qui avait évoqué un artiste, pas très connu, qu&#8217;elle appréciait : Nico Bally. Alors, presque ni une ni deux, voici l&#8217;interview du monsieur en question. Et comme je suis une buse sans nom, j&#8217;ai mal orthographié son prénom pour la première question&#8230;</em></p>
<h2 style="text-align: justify;">Nicolas Bailly ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Non, <a href="https://twitter.com/NicoBally">Nico Bally</a>. :-p</p>
<p style="text-align: justify;">Tout le monde veut ajouter un &#8221; i &#8221; alors que j&#8217;ai déjà un &#8221; y &#8221; et même deux &#8221; L &#8220;, ça me semble suffisant !</p>
<h2 style="text-align: justify;">Pipirate ?</h2>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.amazon.fr/Pipirate-Nico-Bally-ebook/dp/B071QZ5B98/"><img decoding="async" class="alignright wp-image-3398 size-full" src="http://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/10/unnamed.jpg" alt="Pipirate - Nico Bally" width="313" height="499" srcset="https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/10/unnamed.jpg 313w, https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/10/unnamed-188x300.jpg 188w" sizes="(max-width: 313px) 100vw, 313px" /></a>Ouaaaaaaaaaaais !</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est un pirate, mais c&#8217;est aussi un lapin, et il marque son territoire grâce à la douce odeur de son urine. Lui et son équipage vont devoir affronter des légumes-zombies, s&#8217;associer à une prêtresse vaudou, attaquer une île maudite&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Je me suis pas mal inspiré des jeux vidéos et des dessins animés pour proposer un livre à l&#8217;univers délirant et coloré.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Pourquoi écrire pour les enfants ?</h2>
<p style="text-align: justify;">90% de ce que je lis est de la littérature jeunesse.<br />
<strong>J&#8217;y trouve plus de fun et de liberté créatrice qu&#8217;ailleurs.</strong><br />
Et comme ce que j&#8217;écris se nourrit de ce que je lis&#8230;</p>
<h2 style="text-align: justify;">Pour te découvrir, tu conseilles quoi ?</h2>
<p style="text-align: justify;">De lire les présentations de mes textes, et d&#8217;aller vers celui qui vous tente le plus : <a href="https://sites.google.com/view/nico-bally/">https://sites.google.com/view/nico-bally/</a></p>
<p style="text-align: justify;">Même si ça tourne beaucoup autour des animaux et de la magie, mes livres sont assez différents les uns des autres. J&#8217;ai des lecteurs qui foncent vers le Baron Miaou mais qui ne sont pas du tout intéressés par <a href="https://www.amazon.fr/Taupe-premier-voyage-extraordinaire-Jules/dp/1539965422">TAUPE</a>, par exemple.</p>
<h2 style="text-align: justify;">L&#8217;autoédition, un choix ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Un choix de la dernière chance.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;essaie d&#8217;abord de placer mes livres en édition traditionnelle, puis si je ne trouve personne d&#8217;intéressé, je me rabats vers l&#8217;auto-édition. C&#8217;est ça ou la poubelle !</p>
<p style="text-align: justify;">A vrai dire, sans avoir l&#8217;option autoédition me permettant de sauver le livre en dernier recours, je ne trouverais jamais la motivation de me lancer dans un roman, et je reviendrai aux nouvelles et aux web-feuilletons que j&#8217;écrivais avant.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Réserver l&#8217;exclusivité de tes romans à Amazon, c&#8217;est gênant ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Pas vraiment, vu que la concurrence de vendeurs Internet est minuscule.</p>
<p style="text-align: justify;">Je place mes romans en librairie et en vente directe sans soucis. Sur le net, je ne peux être disponible que via Amazon&#8230; mais je ne connais personne qui achète ailleurs !</p>
<h2 style="text-align: justify;">Est-ce raisonnable, souhaitable de vouloir vivre de ses écrits ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Pas du tout.</p>
<p style="text-align: justify;">1% des auteurs publiés cette année vivent de leurs écrits. Ce sont les auteurs dont tout le monde connait les noms (même sans avoir lu leurs livres), autrement dit : des célébrités.</p>
<p style="text-align: justify;">Les 99% qui restent ont un &#8220;vrai&#8221; métier à côté, ou sont au chômage.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Etre un auteur sur les réseaux sociaux?</h2>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est un bon moyen d&#8217;être en contact avec ses lecteurs ! Et aussi un lieu d&#8217;échanges intéressants. Twitter a une belle communauté autour de l&#8217;auto-édition, par exemple.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le roman et le lecteur de roman vont disparaître pense Philip Roth. Un avis ?</h2>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-3402" src="http://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/10/unnamed.gif" alt="Gif Nico Bally" width="400" height="226" /></p>
<p style="text-align: justify;">Même si dans 10 siècles le roman disparaît, les histoires seront toujours là.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre conscience est basée sur les histoires, elles sont notre ADN.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Comment découvres-tu de nouveaux livres ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Grâce à ma compagne, qui les dévore à un rythme hallucinant et sait détecter les bons romans d&#8217;une manière surnaturelle.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un livre inconnu* à nous faire découvrir ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Un roman qui a sûrement souffert de son titre un peu gnan-gnan : <a href="https://www.babelio.com/livres/Hale-Le-College-des-Princesses/125044">Le Collège des Princesses</a> de Shannon Hale.</p>
<p style="text-align: justify;">On aurait tendance à imaginer une école pleine de robes roses et de tiares étincelantes, mais le concept est bien plus intéressant : une prophétie a désigné un village minier comme étant le berceau de la prochaine reine. Les filles du village sont donc amenées à suivre des cours pour devenir présentables. L&#8217;ambiance est unique : un décor rocailleux, une école austère, l&#8217;espoir de quitter la misère et une magie douce propre à l&#8217;autrice.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est une vrai pépite !</p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="size-full wp-image-3397 alignnone" src="http://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/10/unnamed-1.jpg" alt="Le collège des princesses" width="333" height="500" srcset="https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/10/unnamed-1.jpg 333w, https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/10/unnamed-1-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 333px) 100vw, 333px" /></p>
<h2 style="text-align: justify;">Un.e auteur.e inconnu.e* à nous faire découvrir ?</h2>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kateandsarahklise.com/">Kate Klise</a>, co-autrice de la série épistolaire illustrée 43, rue du Vieux-Cimetière et d&#8217;une romance très rafraîchissante au titre absurde (Tout finit par un baiser !) et menteur, vu que ça ne se termine pas par un baiser :p (le livre s&#8217;appelle In the Bag en VO).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kateandsarahklise.com/"><img decoding="async" class="size-full wp-image-3396 alignnone" src="http://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/10/unnamed-2.jpg" alt="Kate Klise" width="441" height="442" srcset="https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/10/unnamed-2.jpg 441w, https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/10/unnamed-2-150x150.jpg 150w, https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/10/unnamed-2-300x300.jpg 300w, https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/10/unnamed-2-144x144.jpg 144w" sizes="(max-width: 441px) 100vw, 441px" /></a></p>
<h2 style="text-align: justify;">Une question qu&#8217;on ne t&#8217;a jamais posée ?</h2>
<p style="text-align: justify;">&#8221; La libération de l&#8217;homme et sa liberté passent-elles forcément par la connaissance des déterminismes ? &#8221;<br />
(je suis bien content qu&#8217;on ne me l&#8217;ai jamais posée, d&#8217;ailleurs)</p>
<h2 style="text-align: justify;">Tu arrêtes quand d&#8217;écrire (la question qu&#8217;on n&#8217;a jamais posée à Neil Jomunsi)</h2>
<p style="text-align: justify;">Jamais. Quand je travaille sur un roman, j&#8217;ai toujours au moins 2 futurs livres qui s&#8217;écrivent dans ma tête en même temps.</p>
<p style="text-align: justify;">Même une fois devenu un fantôme je continuerai à écrire.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Cette série d&#8217;interview repose sur la sérendipité. J&#8217;interviewe qui après ? Tu peux mettre deux ou trois personnes et une question à ajouter si tu as envie</h2>
<p style="text-align: justify;">Je suggère Hieronymus Donnovan, Marie Tinet et Lili Galipette !</p>
<p><em>Merci à Nico Bally. Pour les réponses et pour les propositions d&#8217;interviews pour continuer la série Automne !</em></p>
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		<title>Automne &#124; Michel Hutt</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Valery]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Oct 2017 07:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Automne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette série d&#8217;interviews est basée sur la sérendipité, c&#8217;est pourquoi je demande à chaque interviewé.e de proposer quelques noms pour continuer. Arnaud de Scribay a proposé d&#8217;intégrer tous les auteurs de scribay qui le souhaiteraient, proposition que j&#8217;étudie car ça représente un boulot monstre. Mais en attendant la suite, je fais aussi des rencontres et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><i>Cette série d&#8217;interviews est basée sur la sérendipité, c&#8217;est pourquoi je demande à chaque interviewé.e de proposer quelques noms pour continuer. <a href="http://www.valerybonneau.com/automne/automne-scribay">Arnaud de Scribay</a> a proposé d&#8217;intégrer tous les auteurs de scribay qui le souhaiteraient, proposition que j&#8217;étudie car ça représente un boulot monstre. Mais en attendant la suite, je fais aussi des rencontres et j&#8217;intègre, petit à petit, des personnes avec qui je me sens des accointances dirons-nous. Notamment <a href="https://www.facebook.com/Le-Cri-du-Colibri-Le-jardin-dAmira-1550066701915969/">Michel Hutt </a>rencontré sur <a href="http://www.valerybonneau.com/coulisses/les-20-ans-de-la-fete-du-livre-dautun-ou-mon-premier-salon-presque-en-calecon">un salon du livre mythique</a> !</i></p>
<h2 style="text-align: justify;">Michel Hutt ?</h2>
<h2 style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="size-full wp-image-3340 alignleft" src="http://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/10/MichelHutt_NocesdeCendre.jpg" alt="MichelHutt_NocesdeCendre" width="375" height="500" srcset="https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/10/MichelHutt_NocesdeCendre.jpg 375w, https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/10/MichelHutt_NocesdeCendre-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 375px) 100vw, 375px" /></h2>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est moi ! Un type qui approche de la cinquantaine, portant lunettes, petite bedaine et crâne déplumé. Je lis et écris depuis toujours ou presque et j&#8217;ai décidé de consacrer désormais une bonne partie de mon temps à mon travail d&#8217;auteur, parce que la vie est trop courte pour ne pas faire ce qu&#8217;on aime. Précédemment, j&#8217;étais enseignant (entre autres), très beau métier mais de plus en plus difficile à exercer, notamment du fait de l&#8217;absurdité du fonctionnement de l&#8217;institution. J&#8217;ai un gros penchant pour le travail manuel, la vie associative et les plaisirs simples : faire du vélo, retrouver la famille et les amis, marcher en forêt&#8230; <strong>Mais le grand bonheur de ma vie, c&#8217;est ma chérie Elsi. Ensemble, on a fabriqué artisanalement et dans la joie trois magnifiques enfants, tous nés au siècle dernier et qui ont quitté le nid depuis un bon moment.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">La transition ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Vaste sujet. <strong>Très brièvement, disons que c&#8217;est un ensemble d&#8217;initiatives que prennent de plus en plus de citoyens pour sortir de l&#8217;impasse dans laquelle on s&#8217;est fourrés collectivement grâce au &#8220;développement&#8221; industriel et à la société d&#8217;hyperconsommation.</strong> Bien sûr il ne s&#8217;agit pas de revenir au temps des cavernes, mais de modérer autant que faire se peut notre empreinte, pour permettre à d&#8217;autres de vivre sur Terre après nous. Pour en découvrir davantage, rien de tel que de lire <a href="http://www.yvesmichel.org/product-page/ecologie-2/cri-du-colibri-le/">Le cri du Colibri</a> et <a href="http://www.yvesmichel.org/product-page/transition/les-recycleurs/">Les Recycleurs</a>, puisque c&#8217;est justement le sujet que j&#8217;y aborde. Que celles et ceux qui n&#8217;aiment pas se prendre la tête se détendent : ce sont des romans, donc il y a du suspense, du rire, de l&#8217;amour et de l&#8217;amitié, bref tout ce qui manque malheureusement dans les livres sérieux, qui moi me tombent des mains ou me dépriment.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><a href="https://store7454071.ecwid.com/Noces-de-cendre-p90161806">Noces de cendre ?</a></h2>
<p style="text-align: justify;">Là ça rigole moins ! Il peut s&#8217;avérer judicieux de garder une boîte de mouchoirs à portée de main en le lisant. <strong>C&#8217;est un roman très émouvant mais pas désespérant, puisque les personnages sont (presque) tous mûs par la générosité, l&#8217;amour et la bienveillance.</strong> Le problème c&#8217;est qu&#8217;on ne maîtrise jamais tout, et que certaines situations peuvent partir en vrille, notamment quand les malentendus s&#8217;en mêlent. L&#8217;idée du livre remonte à dix-huit ans, lorsque j&#8217;ai découvert des objets ayant appartenu aux &#8220;marcaires&#8221; (agriculteurs de montagne qui fabriquent le fameux &#8220;munster&#8221;) dont j&#8217;avais racheté la ferme. Une plaque commémorative d&#8217;un concours agricole à Paris, des lettres d&#8217;amour restées sans suite&#8230; J&#8217;avais d&#8217;abord imaginé un récit un peu truculent où j&#8217;aurais dépeint les maladresses d&#8217;un petit paysan perdu dans Paris, mais ça aurait vite touché ses limites. C&#8217;est en jouant au théâtre Les noces de sang de Frederico Garcia Lorca, il y a dix ans, que j&#8217;ai trouvé le &#8220;ton&#8221; de mon roman : ça ne pouvait être qu&#8217;une tragédie. Ensuite, il a encore fallu un long affinage, puis la rencontre avec Sébastien Degorce pour que ce texte sorte de mes tiroirs et parte à la rencontre du public.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Pour te découvrir, tu conseilles quoi ?</h2>
<p style="text-align: justify;">De venir me rencontrer sur un salon ou une séance de dédicaces, car rien ne vaut le contact humain, qui est essentiel à mes yeux. <strong>Ecrire tout seul dans son coin, c&#8217;est merveilleux, mais heureusement qu&#8217;ensuite on a l&#8217;occasion d&#8217;aller vers les autres et d&#8217;échanger, sinon on deviendrait tous des ours mal léchés vivant reclus derrière leur clavier.</strong> Pour savoir où me retrouver, vous pouvez faire un tour sur ma page Facebook : <a href="https://www.facebook.com/Le-Cri-du-Colibri-Le-jardin-dAmira-1550066701915969/">Le cri du Colibri / le jardin d&#8217;Amira.</a> Je ne suis pas un grand fan du virtuel, mais c&#8217;est difficile de faire sans. Cela dit, la meilleure façon de me découvrir, c&#8217;est de me lire, car je me dévoile beaucoup dans mes romans. Une &#8220;mise en danger&#8221; nécessaire, qui seule permet d&#8217;atteindre le niveau de vérité et d&#8217;authenticité que les lecteurs sont en droit d&#8217;attendre. Mon roman le plus connu est <a href="http://www.yvesmichel.org/product-page/ecologie-2/cri-du-colibri-le/">Le cri du Colibri</a>, mais je pense que <a href="http://www.yvesmichel.org/product-page/acteurs-sociaux/jardin-damira-le-2/">Le jardin d&#8217;Amira</a> et <a href="https://store7454071.ecwid.com/Noces-de-cendre-p90161806">Noces de cendre</a> sont des portes intéressantes pour aborder mon travail. Ou bien sûr les &#8220;<a href="https://www.leslibraires.fr/livre/9898192-association-de-bienfaiteurs-hutt-michel-ah-editions">Enquêtes écologiques&#8221; de Jean-Bernard et Miss Turtle</a>, si on a des petits autour de soi ou qu&#8217;on aime tout simplement lire des albums !</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le roman et le lecteur de roman vont disparaitre pense Philip Roth. Un avis ?</h2>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est amusant, je pense exactement le contraire. Le roman est selon moi un vecteur très riche permettant d&#8217;aborder n&#8217;importe quel sujet en tissant un lien fort avec le lecteur, qui par la magie de la fiction et de la &#8220;densité&#8221; des personnages va accrocher au propos et aller au bout du récit. <strong>Je suis beaucoup plus sceptique quant à l&#8217;avenir des essais, qui requièrent des aptitudes de concentration et de persévérance peu compatibles avec les rythmes de vie actuels.</strong> Le principal écueil pour le roman serait de trop privilégier la forme, et d&#8217;en faire une fin en soi, au risque de se limiter à un objet esthétique sans lien avec la respiration du monde. A l&#8217;inverse, il ne faut pas qu&#8217;il se galvaude en devenant un produit standard conçu pour être facilement digéré par des cerveaux apathiques. La télé remplit déjà très bien cet office&#8230; La vraie force du roman, ce sont les personnages, et l&#8217;énergie vitale qu&#8217;ils incarnent. Chez moi, ils sont les véritables narrateurs de l&#8217;histoire : je m&#8217;efface complètement pour leur laisser le champ libre. D&#8217;ailleurs, ils en profitent parfois pour n&#8217;en faire qu&#8217;à leur tête, comme Anne-Cécile dans Le cri du Colibri, et ça peut être très plaisant&#8230; <strong>Dans mes textes, la forme dialoguée prédomine : je suis un amoureux du théâtre.</strong> Pour conclure sur l&#8217;avenir du roman, je pense qu&#8217;un art capable de survivre à l&#8217;effondrement de l&#8217;énergie et des objets technologiques est forcément promis à un bel avenir&#8230; Pour lire, je n&#8217;ai besoin que de la lumière du soleil. Et d&#8217;une belle bibliothèque bien sur, mais ça c&#8217;est très simple : il suffit de mutualiser nos bouquins. D&#8217;où l&#8217;intérêt de ne pas tous lire les mêmes auteurs. <strong>Vive la biblio-diversité !</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Est-ce raisonnable, souhaitable de vouloir vivre de ses écrits ?</h2>
<p style="text-align: justify;">A mon avis, non. Certains auteurs vivent, et parfois même très bien de leur travail, mais ce n&#8217;est pas un objectif qu&#8217;on peut raisonnablement se fixer, tant les aléas sont importants. La &#8220;chaîne du livre&#8221; doit nourrir beaucoup de monde ; l&#8217;auteur ne perçoit qu&#8217;une part minuscule du prix de vente. Quelqu&#8217;un m&#8217;a un jour demandé combien j&#8217;avais vendu de Cri du Colibri. Quand je lui ai donné le chiffre (quelques milliers) je l&#8217;ai vu faire mentalement sa petite multiplication, et il m&#8217;a regardé avec des yeux envieux. <strong>Les droits d&#8217;auteur, ce sont 5 à 10% du prix hors taxes du bouquin, dont il faut encore déduire les cotisations, la CSG&#8230; Au final, il reste parfois moins de 50 cts.</strong> Sachant qu&#8217;on peut passer des heures dans une librairie à plus de 100 bornes de chez soi pour en signer trois ou quatre, faites le calcul de rentabilité&#8230; Pour l&#8217;instant, mes droits d&#8217;auteur annuels représentent environ un mois de SMIC : je gagnerais douze fois plus en faisant la plonge au restau d&#8217;en face ! Et pour ceux qui publient à compte d&#8217;auteur, c&#8217;est bien pire : la plupart y sont de leur poche. Ils passent des week-ends entiers à essayer de fourguer un ou deux livres, en pensant aux vingt cartons empilés au milieu leur salon ( à la cave ou dans le garage, ils moisiraient et deviendraient invendables). On n&#8217;écrit pas pour gagner des sous, ou alors il faut être journaliste&#8230;</p>
<h2 style="text-align: justify;">De plus en plus de personnes s&#8217;éloignent des réseaux sociaux, en disparaissant complètement ou en réduisant leur activité. Et toi ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Difficile de faire abstraction de ce mode de communication, surtout quand on est dans des petites maisons qui n&#8217;ont pas les moyens de promouvoir les ouvrages qu&#8217;elles éditent. Avant la sortie du <a href="http://www.yvesmichel.org/product-page/ecologie-2/cri-du-colibri-le/">Cri du Colibri</a>, je n&#8217;étais pas sur les réseaux sociaux. En acceptant de me publier, mon éditeur m&#8217;a dit &#8220;si tu veux que ton bouquin se vende, crée un profil et une page, sinon tu peux oublier&#8221;. Un outil, c&#8217;est toujours intéressant, tant qu&#8217;on ne l&#8217;utilise que pour ce qu&#8217;il est et qu&#8217;on n&#8217;en devient pas trop dépendant. Je vis ma vie sociale avec des personnes en chair et en os, et j&#8217;essaye de décrocher de mon écran le plus souvent possible. <strong>J&#8217;ai zéro amis sur Facebook (désolé&#8230;). Mais j&#8217;apprécie de pouvoir y annoncer mes dédicaces ou partager un extrait de mon nouveau bouquin et je réponds très volontiers à celles et ceux qui me contactent via ma page.</strong> En revanche de mon côté je n&#8217;ai pas la patience de suivre tout ce qui se passe sur les réseaux. J&#8217;ai arrêté de fréquenter les communautés de lecteurs, de libraires ou d&#8217;auteurs, car pour cela il faudrait que je renonce à dormir la nuit, ce qui n&#8217;est pas génial pour la santé&#8230;</p>
<h2 style="text-align: justify;">Jacques Brel pensait que le talent n&#8217;existe pas, que le talent c&#8217;était d&#8217;avoir envie et le reste du travail. D&#8217;accord ou pas ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Sacré Jacques ! Je suis d&#8217;accord avec lui sur ce point : l&#8217;envie et le travail sont les deux jambes sur lesquelles marche la création. La talent en découle. Mais qu&#8217;est-ce que le talent ? C&#8217;est très relatif. Tel auteur va me subjuguer, un autre me paraîtra sans intérêt. Est-ce à dire pour autant que seul le premier est talentueux ? Et que dire de celui qui vend des milliers d&#8217;exemplaires ? Est-ce le fruit de son talent, ou l&#8217;efficacité de son service de com ? Tout cela est bien délicat&#8230; Comme je ne me sens pas légitime pour juger, je me contente de me réjouir qu&#8217;il existe encore une grande variété dans le monde littéraire, de sorte que chacun puisse y trouver son plaisir. Mais il faut pour cela que les petits éditeurs et les libraires indépendants puissent survivre face au rouleau compresseur d&#8217;Internet&#8230; Achetez vos livres chez eux, de grâce !</p>
<h2 style="text-align: justify;">Comment découvres-tu de nouveaux livres ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Sur les salons, quand j&#8217;ai des voisins de table sympa (comme à Autun !), mais surtout grâce aux libraires ! Vu que je passe un certain nombre d&#8217;heures à lorgner mollement les rayonnages en me curant le nez, je suis souvent tenté&#8230; Parfois c&#8217;est au fil d&#8217;une conversation ou au détour d&#8217;une &#8220;boîte à livres&#8221;&#8230;. Ce qui est sûr, c&#8217;est que je lis cent fois moins que je le voudrais.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un livre peu connu à nous faire découvrir ?</h2>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai eu il y a trois ans un énorme coup de coeur pour Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent, mais entre-temps il est devenu très célèbre, donc ça ne compte pas vraiment. Plus récemment, on m&#8217;a prêté <a href="http://www.payot.ch/Detail/les_lumieres_du_ciel-olivier_maulin-9782266234092">Les lumières du ciel d&#8217;Olivier Maulin</a>, un road-movie déjanté et bourré de petites perles. A savourer sans modération !</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un.e auteur.e peu connu.e à nous faire découvrir ?</h2>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://nickgardel.e-monsite.com/">Nick Gardel</a>. C&#8217;est un auteur de polars, qui a eu notamment le privilège de faire partie de l&#8217;aventure du Poulpe. Je ne suis pas du tout branché polar à la base, et il a poussé le talent jusqu&#8217;à me faire aimer ça. Fourbi étourdi est le meilleur à mon goût.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Une question qu&#8217;on ne t&#8217;a jamais posée ?</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>&#8220;Mais dites-moi, mon cher Michel, comment se fait-il qu&#8217;avec un tel talent (et une telle modestie) vous ne figuriez pas encore en tête du top des ventes ?&#8221;</strong>. C&#8217;est bien qu&#8217;on ne me l&#8217;ait jamais posée d&#8217;ailleurs, car j&#8217;avoue (humblement) que je n&#8217;ai pas la réponse.</p>
<h2 style="text-align: justify;">&#8220;Quel est le livre que tu rêves d’écrire ?&#8221; &#8211; La question qu&#8217;on n&#8217;a jamais posée à Benjamin Fogel.</h2>
<p style="text-align: justify;">Le livre qui aurait le pouvoir de réconcilier l&#8217;humanité avec elle-même et de faire disparaître tranquillement la méchanceté et la haine. J&#8217;ai essayé cela dit, mais quand j&#8217;écoute les infos je me dis que ce n&#8217;est pas encore gagné ! Tant pis, je persévère. Têtu, je suis.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Cette série d&#8217;interview repose sur la sérendipité. J&#8217;interviewe qui après ? Tu peux mettre deux ou trois personnes et une question à ajouter si tu as envie :</h2>
<p style="text-align: justify;">Eh ben pourquoi pas Nick Gardel, puisque j&#8217;ai parlé de lui&#8230;. ou alors <a href="https://www.millepages.fr/Jean-Paul-Didierlaurent.html">Jean-Paul Didierlaurent</a>.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Et ma question en plus :</h2>
<p style="text-align: justify;">Avec quel(le) auteur(e) aimerais-tu rester coincé(e) dans un ascenseur pendant quatre heures ?</p>
<p><em>Neuvième interview crépusculaire. Je ne saurais trop vous recommander d&#8217;aller à la rencontre de Michel. Il est tout sauf crépusculaire !</em></p>
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		<title>Automne &#124; Scribay</title>
		<link>https://www.valerybonneau.com/automne/automne-scribay</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Valery]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Sep 2017 04:56:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Automne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La série d&#8217;interviews Automne reprend. Après un petit saut dans La piscine, on continue avec Arnaud de Scribay, un site dédié aux écrivains. Un site que j&#8217;utilise de manière régulière pour tester les nouvelles noires et corriger les dernières fautes. Arnaud Lavalade ? Oui ? Pourquoi Scribay ? Nous pensons que tout le monde porte une œuvre [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>La série d&#8217;interviews <a href="http://www.valerybonneau.com/automne-interviews-romans-ecrivain-e-s-et-serendipite">Automne</a> reprend. Après un petit saut dans <a href="https://revuelapiscine.com/">La piscine</a>, on continue avec Arnaud de <a href="https://www.scribay.com">Scribay</a>, un site dédié aux écrivains. Un site que <a href="https://www.scribay.com/author/1605/valery-bonneau">j&#8217;utilise </a>de manière régulière pour tester <a href="http://www.valerybonneau.com/romans/nouvelles-noires-pour-se-rire-du-desespoir">les nouvelles noires</a> et corriger les dernières fautes.</em></p>
<h2 style="text-align: justify;">Arnaud Lavalade ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Oui ?</p>
<h2 style="text-align: justify;">Pourquoi Scribay ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Nous pensons que tout le monde porte une œuvre en soi. Tout le monde. Et l’objectif de <a href="https://www.scribay.com">Scribay</a> est d’offrir le meilleur environnement possible pour faire naître cette œuvre. C’est pourquoi la plateforme a été pensée pour amener chacun à trouver l’inspiration, écrire et progresser au sein d’une communauté bienveillante.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Ce qui fonctionne le mieux sur la plateforme ?</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Scribay a été conçu comme un écosystème dédié à l’écriture.</strong> Sur <a href="https://www.scribay.com">Scribay</a>, vous pouvez écrire un roman complet grâce à une collection d’outils vous accompagnant de l’idée originale à la phase de relecture et de correction.</p>
<p style="text-align: justify;">La plupart des nouveaux sites et des nouvelles applications sont « monofonctionnels ». Ces offres sont minimalistes, encouragent une utilisation simple et laissent l’utilisateur se concentrer sur un nombre très réduit de possibilités. <strong>Et rien n’est basé sur le temps long ou même la sérendipité.</strong> Tout doit aller vite, tout doit vous emmener d’un point A à un point B, et votre temps de cerveau disponible doit être exploité au maximum.</p>
<p style="text-align: justify;">Scribay est à rebours de cette tendance. Nous l’avons conçu comme un écosystème, un système complexe. Un tel projet est bien plus vaste et difficile à imaginer, à construire et à entretenir. Malgré tout, cela fonctionne et c’est une très belle réussite à nos yeux !</p>
<p style="text-align: justify;">Certains aménagent des allées à sens unique décorées de publicités et débouchant sur un magasin. Nous venons de bâtir une petite ville aux interactions complexes et à la vie foisonnante. C’est bien plus risqué, mais nous sommes très heureux des résultats obtenus jusqu’à présent.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Ce qui fonctionne moins bien ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Scribay n’est pas assez reconnu. Et pour cause : nous avons passé des années à bâtir la plateforme de nos rêves et notre travail est désormais de la faire connaître ! Aujourd’hui, Scribay compte déjà 13 000 membres et sa communauté continue de s’étendre. Nous passons à la vitesse supérieure.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Comment est née cette idée de trier les auteurs en fonction de leur altruisme ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Elle est venue naturellement alors que nous nous demandions quels comportements devaient être valorisés et encouragés sur Scribay.</p>
<p style="text-align: justify;">De nombreuses plateformes mettent en avant les membres ou les contenus les plus populaires. La visibilité appelle la visibilité. C’est un phénomène d’autorenforcement favorisant ceux qui ont déjà le plus d’amis, de contacts ou qui font tout pour être populaires. En général, ce qui fait vivre ces plateformes est la publicité ou la réutilisation de données personnelles. Ils ont donc tout intérêt à privilégier tout ce qui génère ce trafic et à capitaliser sur ces comportements.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous voulions autre chose. Sur Scribay, les membres les plus visibles sont aussi ceux qui s’investissent le plus dans la communauté, d’une façon ou d’une autre. C’est ce qui fait vivre la plateforme : l’envie de progresser et de faire progresser.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Vous venez de lancer un abonnement premium. Vous pouvez nous en dire plus ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Scribay Premium réunit une collection d’outils consacrés à l’écriture d’un premier roman. Chacun de ses aspects a été pensé pour répondre aux besoins d’auteurs débutants ou de personnes ayant toujours rêvé d’écrire sans jamais oser se lancer.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le cœur de l’offre est un parcours narratif permettant à tout le monde d’écrire son roman de la première à la dernière ligne au fil d’une succession de courtes étapes.</strong> L’auteur est alors accompagné par de nombreuses indications et des vidéos afin d’avancer pas à pas dans son aventure.</p>
<p style="text-align: justify;">L’une des pierres angulaires de Scribay Premium est la possibilité de se fixer un programme d’écriture avec des objectifs quotidiens et hebdomadaires. Chacun peut également recevoir des conseils et un programme personnalisé sur demande.<br />
Ce système facilite le travail dans la durée, le temps long, les avancées pas à pas dans ses projets. <strong>En résumé, son objectif est de lutter contre trois fléaux contemporains : la procrastination, la dispersion et l’impatience !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Scribay Premium comprend également l’équivalent d’une salle de sport pour écrivains grâce à un module d’entraînement. Ce module permet de s’exercer durant de très courtes séances d’écriture. Chacun peut ainsi muscler sa capacité à trouver l’inspiration et à raconter des histoires.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même esprit, les auteurs le souhaitant peuvent aussi réécrire des histoires à partir de canevas de récits reconnus. L’adaptation est une tradition littéraire et nous tenions à la remettre au goût du jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Scribay Premium est donc une offre à la croisée des arts et de la technologie. Et l’une des fonctionnalités reflétant le plus cet aspect est l’analyseur stylistique ! Lors d’une relecture, cet outil relève des éléments-clés dans le style d’un auteur. Il produit également des analyses statistiques sur ses textes.</p>
<p style="text-align: justify;">Son but n’est pas d’expliquer comment écrire, mais plutôt d’offrir un autre regard sur son style. Grâce à lui, un auteur peut ainsi mieux se connaître, progresser et explorer différemment ses propres capacités.</p>
<p style="text-align: justify;">Par exemple, l’analyseur stylistique relève les adverbes en –ment, parce qu&#8217;ils peuvent alourdir un texte et nuire à sa lisibilité. Pour autant, ce n&#8217;est pas un appel à diminuer le nombre d&#8217;adverbes, mais plutôt un moyen de faire prendre conscience à l&#8217;auteur que leur utilisation abusive peut peser sur son style.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le roman et le lecteur de romans vont disparaître pense Philip Roth. Un avis ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Certaines tendances inquiètent depuis longtemps de nombreux observateurs et amoureux des lettres. <strong>La capacité de concentration d’une partie croissante de la population est en chute libre. L’introspection nécessaire à la lecture silencieuse est peu valorisée.</strong> L’importance donnée au temps long et à l’effort sur la durée est mise à mal dans notre société de l’immédiateté. Et tout cela menace le roman : sa lecture, mais aussi son écriture.</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, ces menaces existent. Non, ça n’est pas à cause de l’évolution technologique du monde, mais plutôt en raison de l’utilisation spécifique de ces technologies par certaines organisations et certains individus. La réduction de votre capacité de concentration n’est pas un dommage collatéral : c’est le projet social de certaines entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais je reste très optimiste sur l’avenir du roman. Rien n’est perdu et nous pouvons avancer à contre-courant de ces tendances. C’est le projet de Scribay, mais nous sommes nombreux à penser que les individus peuvent réapprendre à se concentrer, à profiter du temps long, à apprécier le silence et l’effort dans la durée.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Neil Jomunsi, Thierry Crouzet et beaucoup d&#8217;autres ont ralenti leur activité sur les réseaux sociaux qui semblent s&#8217;atrophier. Vous partagez ce constat ou pas ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Je ne partage pas le constat selon lequel les réseaux sociaux s’atrophient. Au contraire : l’activité des plateformes s’intensifie, lorsqu’on les prend dans leur globalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Par contre, je suis d’accord avec un constat que l’on retrouve souvent chez Neil Jomunsi et Thierry Crouzet : les plateformes ne sont jamais neutres. Les plateformes sont le fruit d’une vision portée par leurs créateurs et tous leurs aspects sont pensés au service d’un objectif.</p>
<h2 style="text-align: justify;">L&#8217;industrie du livre a-t-elle un avenir (en tant qu&#8217;industrie) ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Bien entendu. L’industrie du livre a déjà connu de nombreux bouleversements et cela ne devrait pas s’arrêter. Le mauvais réflexe serait de croire que le monde peut rester figé.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Vous lisez ce qui se publie sur Scribay ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Au début, nous lisions toutes les œuvres ! Avec Manuel, nous nous passions des coups de fil et des SMS pour en parler. Mettez-vous à notre place ! Nous étions très excités par l’activité naissante du site ! Nous étions surtout attentifs aux réponses aux défis littéraires. C’est une production originale et propre à Scribay. À l’époque, beaucoup pensaient qu’un tel système était absurde et voué à l’échec.<strong> Aujourd’hui, les réponses à un défi composent environ un tiers des 25 000 publications du site !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La communauté s’est étendue et nous ne pouvons plus nous permettre de tout lire. Nous continuons à suivre des auteurs et des œuvres, mais nous gardons cela pour nous.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Vous lisez encore ailleurs que sur Scribay ?</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est même indispensable ! J’ai énormément de chance car je peux conjuguer ma vie professionnelle et mes passions.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un livre inconnu à nous faire découvrir ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Les seuls livres inconnus, ce sont ceux qui n’existent pas encore et ceux qui sont tombés dans l’oubli.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon travail, c’est d’inviter chacun à faire naître les livres appartenant à la première catégorie. Le livre inconnu, c’est celui que vous n’avez pas encore écrit.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un.e auteur.e inconnu.e à nous faire découvrir ?</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’auteur inconnu est celui qui n’a pas encore écrit son roman. Si l’un de vos lecteurs souhaite en découvrir un, il peut prendre un papier et un stylo, ouvrir son traitement de texte préféré ou s’inscrire à Scribay.</strong> C’est aussi mon travail : inviter chacun à révéler l’auteur qui est en soi.</p>
<p style="text-align: justify;">Et si vous souhaitez lire des auteurs au public réduit, je n’en ai pas un à vous faire découvrir, mais plusieurs milliers. Rendez-vous sur Scribay. Explorez ce qui peut y être produit. Lancez des défis littéraires. Stimulez et aidez des auteurs à se dépasser. Vous pouvez aider à façonner des œuvres et vous pouvez aider un auteur à progresser. Vous pouvez adopter une autre approche de la littérature en vous intéressant à celle qui est en train de se construire.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Une question qu&#8217;on ne vous a jamais posée ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Jusqu’où vos valeurs sont présentes dans votre travail et vos créations ? Je pense qu’on peut demander cela à tous les artistes, inventeurs, artisans, chefs d’entreprises ou salariés.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour revenir à l’une de vos questions : <strong>lorsque nous choisissons de mettre en avant l’altruisme de certains membres, ça n’est pas neutre. Nous faisons la promotion de certains comportements.</strong> C’est toujours perfectible, mais nous savons que nous sommes sur la bonne voie. Toutes les fonctionnalités de Scribay ont été pensées selon nos valeurs : élever le niveau, promouvoir la bienveillance ou même décomplexer l’acte créatif.</p>
<p style="text-align: justify;">Et plus les enjeux deviennent importants, plus ces choix sont difficiles.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi avoir créé une plateforme sans publicité alors que Scribay aurait pu profiter d’une certaine manne financière grâce à cela ? La manière dont vous gagnez votre vie n’est jamais neutre. Miser sur la publicité pour vivre et se développer, c’est aussi miser sur l’exploitation des données personnelles, sur le fractionnement de l’attention et sur l’épuisement de la concentration des individus. C’est aussi concevoir différemment votre site. Nous n’avions pas envie de cela.</p>
<p style="text-align: justify;">Le développement de Scribay Premium a pris plus de temps que la simple création d’espaces publicitaires sur Scribay. Nos ambitions sont bien plus risquées, aussi. Mais nous savions que nous devions le faire de cette façon. C’est la voie qui nous correspond.</p>
<h2 style="text-align: justify;">La question qu&#8217;on n’a jamais posée à Blaise Jourdan : &#8220;Quel est le roman que tu aurais aimé avoir écrit, et après lequel tu aurais estimé que plus rien ne pouvait t&#8217;arriver ?&#8221;</h2>
<p style="text-align: justify;">Aucun. De nombreuses œuvres me donnent le vertige ou résonnent en moi. <strong>Mais je n’ai jamais trouvé mon « roman idéal », celui que j’aurais aimé avoir écrit, pour reprendre les mots de Blaise Jourdan.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Et je n’imagine pas pouvoir dépasser l’envie d’écrire ou de lire. L’écriture et la lecture peuvent nous accompagner jusqu’à notre mort. Il n’y a pas de sommet à atteindre, pas de ligne d’arrivée après laquelle on peut passer à autre chose. C’est un voyage sans fin.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Cette série d&#8217;interviews repose sur la sérendipité. J&#8217;interviewe qui après ? Vous pouvez mettre deux ou trois personnes (et une question à leur poser si vous le souhaitez).</h2>
<p style="text-align: justify;">Je peux vous proposer une expérience : publiez directement sur Scribay votre questionnaire et traitez chaque répondant comme vous traitez les auteurs que vous invitez sur votre blog.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Wow. Je n&#8217;avais pas prévu une réponse ou une proposition comme ça. Ça risque de faire beaucoup. Mais je le ferai surement pour quelques uns. Je vais proposer quelque chose en tous cas. Merci à l&#8217;équipe de <a href="https://www.scribay.com">Scribay</a> qui fait un super travail.</em></p>
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		<title>Automne &#124; La piscine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Valery]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jun 2017 08:07:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Automne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La série d&#8217;interviews Automne reprend. Après une superbe surprise avec Blaise Jourdan, écrivain, proposé par Neil Jomunsi, nous continuons la balade en sérendipité avec l&#8217;équipe de La piscine, revue graphique et littéraire, soufflée par Thierry Crouzet. La piscine ? La Piscine est née en juillet 2015. C’est une revue graphique et littéraire à lire en diptyque [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>La série d&#8217;interviews <a href="http://www.valerybonneau.com/automne-interviews-romans-ecrivain-e-s-et-serendipite">Automne</a> reprend. Après <a href="http://www.valerybonneau.com/automne/automne-blaise-jourdan">une superbe surprise avec Blaise Jourdan</a>, écrivain, proposé par <a href="http://www.valerybonneau.com/automne/automne-neil-jomunsi">Neil Jomunsi</a>, nous continuons la balade en sérendipité avec l&#8217;équipe de <a href="https://revuelapiscine.com/">La piscine</a>, revue graphique et littéraire, soufflée par Thierry Crouzet.</em></p>
<h2 style="text-align: justify;">La piscine ?</h2>
<p style="text-align: justify;">La Piscine est née en juillet 2015. <strong>C’est une revue graphique et littéraire à lire en diptyque et tête-bêche.</strong> Deux côtés, une face A et une face B à retourner comme nos beaux vieux disques vinyles. Se retourner : c’est ce que l’équipe des maitres-nageurs de La Piscine propose. Se retourner et se retrouver au fond des eaux comme à la surface grâce à la littérature et aux arts graphiques qui nous et plaisent à nos lecteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous : ce sont quatre personnes autour d’un projet simple et ambitieux. <strong>Diffuser la création contemporaine dans une publication épurée mais riche, simple mais intelligente, belle mais exigeante et qui se veut aussi légère que profonde comme un après-midi d’échanges entre amis au bord de l’eau.</strong> Nous sommes quatre, Louise, Philippe, Christophe, et Alain, à vouloir transmettre ce qui nous anime : la beauté de la langue et l’excitation de l’iris.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La revue publie tout genre de littérature et d’arts visuels sans restriction ni dictât.</strong> De façon non-exhaustive, il y a de la place pour de la poésie contemporaine, de la prose poétique, de la fiction ou de la non-fiction autant que pour les arts graphiques au sens large (dessins, photographies, gravures, BD, street-art, etc.) Nous nous réservons le droit de ne publier que ce que nous trouvons cohérent dans un ensemble. Il se peut donc qu’un ou plusieurs genres mentionnés plus haut ne soient pas inclus dans tel ou tel numéro.</p>
<p style="text-align: justify;">La Piscine est ouverte. Les auteurs et artistes peuvent y venir quand ils le souhaitent nous proposer des textes, des œuvres et répondre aux appels à contributions. La Piscine existe pour faire connaître ces créateurs-là qui n’ont pas nécessairement la visibilité qu’ils méritent.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Les maitres nageurs ?</h2>
<p style="text-align: justify;">• <a href="http://www.alainmouton.fr/">Alain Mouton</a> (Photographe-plasticien )<br />
• <a href="http://www.fut-il.net/">Christophe Sanchez </a>(Auteur )<br />
• <a href="http://ilpleuvrademain.com">Louise Imagine</a> (Propriétaire de la Cyprière où se situe La Piscine, auteur, membre du comité éditorial de Publie.net, <a href="http://ilpleuvrademain.com">Photographe</a><br />
• <a href="http://philippe-castelneau.com">Philippe Castelneau</a> (Libraire, auteur, photographe)</p>
<h2 style="text-align: justify;">A quoi reconnait-on un lieu sans âme ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Ces lieux sont partout en définitive : tours d’immeubles, bureaux dits « open spaces », centres d’appels, parkings de supermarché, zones industrielles, usines désaffectées, salles d’attente, cabinets médicaux, halls d’accueil, maisons abandonnées, rues, lotissements en construction, jardins publics, aires d’autoroute, chantiers en cours : lieux transitoires et fonctionnels, mais aussi lieux d’errance.<br />
Le but dans notre numéro sur « l’âme des lieux sans âme » fut donc de présenter le regard des auteurs, photographes et artistes sur ces lieux. <strong>De démontrer que lorsque le quotidien s’enraille, pour qui sait regarder, les murs cachent d’autres murs, invisibles au premier coup d’œil.</strong> Que derrière le banal se dissimulent la magie et le mystère. La vraie vie.</p>
<h2 style="text-align: justify;"></h2>
<h2 style="text-align: justify;">Une influence ou une référence à la base du plongeon ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Nos influences sont diverses mais nous nous sommes trouvés sur un point de ralliement précis. Faire découvrir les auteurs et artistes que nous côtoyons tous les jours, sur le web ou ailleurs, donner la parole à ce qui est en train de se créer, une parole littéraire et artistique contemporaine.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Vous lancez une revue papier sans version numérique. Pourquoi ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Nous œuvrons tous les quatre dans le numérique. Certains ont même publié dans ce format. Nous n’excluons pas plus tard de présenter une version numérique mais dans un premier temps, nous souhaitions, outre tout ce qui est dit plus haut, présenter un bel objet de qualité. Une revue qui s’approche d’une revue d’art avec une exigence de qualité (couverture sur offset 250g/m², pages intérieures offset 120g/m², dos carré cousu).</p>
<h2 style="text-align: justify;">Votre ambition pour la suite de La Piscine ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Des centaines de numéros ! Mais aussi diversifier nos publications au sein de l’association La Cyprière, éditrice de la revue. Organiser des expositions autour de La Piscine, des événements, des lectures, des dédicaces etc.… <strong>Et également, dans un avenir proche, devenir une véritable maison d’édition de littérature et d’arts graphiques en gardant cette exigence de qualité dans la confection de nos ouvrages.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;">Jacques Brel a dit &#8220;Le talent c&#8217;est d&#8217;avoir envie de faire des choses, le reste c&#8217;est de la sueur&#8221;. Un avis ?</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Philippe :</strong> Disons que si l&#8217;on veut progresser dans quelque chose, il faut du travail, de la rigueur, de l&#8217;engagement et une bonne dose d&#8217;abnégation.<br />
<strong>Alain :</strong> Et comme dit si bien Jean-Claude Van Damme “Le talent, ça se travaille, mais ça ne se perd pas.”<br />
<strong>Louise :</strong> Je dirais que notre souhait de partager, d’échanger, de donner à connaître et ressentir donne des ailes ! Quand nous recevons de si belles contributions, il est impossible de ne pas avoir envie de les défendre et de les diffuser !</p>
<h2 style="text-align: justify;">Une publication ou un livre inconnu* à nous faire découvrir ?</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Christophe :</strong> Ce n’est pas inconnu, loin de là, mais peut-être aujourd’hui un peu oublié : <a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Du-monde-entier/Les-autonautes-de-la-cosmoroute-ou-Un-voyage-intemporel-Paris-Marseille">Les autonautes de la cosmoroute</a> de Julio Cortázar et Carol Dunlop, 1983, Collection du monde entier, nrf/Gallimard<br />
<strong>Louise :</strong> Là aussi, loin d’être inconnu, mais son écriture &#8211; forte et poétique &#8211; est peut-être moins sous les projecteurs actuellement : <a href="http://www.laprocure.com/dit-terre-plate-volume-lee-tanith/9782354080778.html">Le Dit de la Terre Plate</a> de Tanith Lee, pour les amateurs du genre (je préviens c’est de la Dark Fantasy).<br />
<strong>Philippe :</strong> <a href="https://www.decitre.fr/livres/daily-fiction-9782362240331.html">Daily Fiction</a> d&#8217;Albéric d&#8217;Hardivilliers et Matthieu Raffard aux éditions Ateliers INS. D&#8217;Hardivilliers imagine de courtes fictions, une page, parfois deux, à partir des photos de Raffard, prises à Brooklyn, Paris ou Odessa. Un très beau livre.<br />
<strong>Alain :</strong> <a href="https://www.revue-etudes.com/article/entretien-avec-fabienne-verdier-6358">Entretien</a> avec Fabienne Verdier – Charles Juliet aux éditions Albin Michel</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un.e auteur.e inconnu.e à nous faire découvrir ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Pour rebondir sur le propos de Thierry, il faudrait effectivement dire « auteur méconnu » plutôt qu’inconnu, ce serait plus juste. Quatre noms, puisque nous sommes quatre :<br />
&#8211; Christophe : <a href="http://dominique-boudou.blogspot.fr/">Dominique Boudou</a><br />
&#8211; Louise : la philosophe <a href="http://www.auxbordsdesmondes.fr/">Isabelle Pariente Butterlin</a><br />
&#8211; Philippe : le poète Emmanuel Laugier<br />
&#8211; Alain : les auteur(e)s que nous publions dans la revue (ceux pour qui c&#8217;est le premier « plongeon »)</p>
<h2 style="text-align: justify;">Une question qu&#8217;on ne vous jamais posée ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Celle-ci !</p>
<h2 style="text-align: justify;">Le volume 2 de La Piscine sera à base de coïncidence, ça tombe bien, cette série d&#8217;interviews repose sur la sérendipité. Thierry Crouzet a proposé votre revue. Alors après, j&#8217;interviewe qui ? Vous pouvez mettre deux ou trois personnes (ou plus si le cœur vous en dit).</h2>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://roxane.chapalpanoz.com">Roxane Lecomte</a><br />
<a href="http://www.lairnu.net">Le collectif L&#8217;air Nu</a><br />
<a href="http://www.atelierdebricolage.net/">Philippe Aigrain</a><br />
<a href="http://sabinehuynh.com/">Sabine Huynh</a></p>
<p style="text-align: justify;">* comme le fait remarquer Thierry Crouzet, si vous connaissez ce n&#8217;est pas totalement inconnu mais vous voyez l&#8217;esprit</p>
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		<title>Automne &#124; Blaise Jourdan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Valery]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jun 2017 06:18:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Automne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La série d&#8217;interviews Automne se poursuit. Après Mélanie, blogueuse, voici Blaise Jourdan, écrivain, proposé par Neil Jomunsi. Blaise Jourdan ? C&#8217;est un pseudonyme que je me suis choisi quand j&#8217;ai décidé de prendre l&#8217;écriture au sérieux. Je voulais garder une séparation avec mon activité professionnelle. Pour te découvrir, tu conseilles quoi ? Je conseillerais de lire [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>La série d&#8217;interviews <a href="http://www.valerybonneau.com/automne-interviews-romans-ecrivain-e-s-et-serendipite">Automne</a> se poursuit. Après <a href="http://www.valerybonneau.com/automne/automne-melanie-de-levasion-litteraire">Mélanie, blogueuse</a>, voici Blaise Jourdan, écrivain, proposé par <a href="http://www.valerybonneau.com/automne/automne-neil-jomunsi">Neil Jomunsi</a>.</em></p>
<div style="text-align: justify;">
<h2 dir="ltr"><span class="il">Blaise</span> <span class="il">Jourdan</span> ?</h2>
<p dir="ltr">C&#8217;est un pseudonyme que je me suis choisi quand j&#8217;ai décidé de prendre l&#8217;écriture au sérieux. Je voulais garder une séparation avec mon activité professionnelle.</p>
<h2 dir="ltr">Pour te découvrir, tu conseilles quoi ?</h2>
<p dir="ltr"><a href="https://blaisejourdan.com/2016/04/03/marisa/"><img decoding="async" class="wp-image-3045 size-full alignnone" src="http://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/06/Blaise-Jourdan-marisa.jpg" alt="Blaise Jourdan marisa" width="400" height="533" srcset="https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/06/Blaise-Jourdan-marisa.jpg 400w, https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/06/Blaise-Jourdan-marisa-225x300.jpg 225w, https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/06/Blaise-Jourdan-marisa-23x30.jpg 23w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p dir="ltr">Je conseillerais de lire <a href="https://blaisejourdan.com/2016/04/03/marisa/">Marisa</a>, parce que ça synthétise beaucoup de préoccupations personnelles. C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un homme qui prend conscience qu&#8217;il n&#8217;existe pas. Du moins, c&#8217;est l&#8217;idée que j&#8217;avais en tête au départ ; <strong>je voulais creuser ce sentiment d&#8217;inquiétante étrangeté à la Philip K. Dick.</strong></p>
<p dir="ltr">Mais comme je ne sais jamais de quoi vont parler mes histoires tant que je n&#8217;ai pas fini de les écrire, celle-ci est finalement plus large que le concept initial : chacun l&#8217;interprète comme il veut, mais je crois que c&#8217;est une nouvelle qui parle du rapport entre l&#8217;art et la vie, de l&#8217;art comme soutien et stimulant de la vie. Il y a une différence entre exister et vivre, et vous savez ce qu&#8217;on dit : &#8220;beaucoup de gens existent mais peu savent vivre&#8221;. La nuance n&#8217;est pas facile à saisir, du moins si l&#8217;on veut aller au-delà du cliché des adolescents qui accusent leurs parents de ne pas vivre parce qu&#8217;ils ne font pas la fête. Mais après avoir écrit <a href="https://blaisejourdan.com/2016/04/03/marisa/">Marisa</a>, j&#8217;ai compris un peu mieux ce que ça signifiait.</p>
<h2 dir="ltr">Auto-édité ?</h2>
<p dir="ltr">Oui, auto-édité parce que je fais des expériences, et que je voudrais créer une sorte de repaire sur internet, où tomberaient régulièrement des histoires courtes, assez rythmées et menant toujours quelque part. Ma vie personnelle ne m&#8217;a pas laissé beaucoup de place pour m&#8217;organiser ces derniers mois, mais ça devrait bientôt se calmer. D&#8217;ici la fin de l&#8217;année, je compte commencer à publier un feuilleton, et j&#8217;ai l&#8217;intention de frapper fort.</p>
<h2 dir="ltr">Ta nouvelle &#8220;Les dernières cendres&#8221; est uniquement disponible sur Amazon. C&#8217;est gênant ou pas ?</h2>
<p dir="ltr">Je ne sais pas. Disons qu&#8217;il y a au moins un avantage pratique à publier sur Amazon, c&#8217;est qu&#8217;il suffit d&#8217;un clic au lecteur pour que le texte soit envoyé sur sa liseuse. Sur mon site, à moins de lire les nouvelles dans le navigateur, il faut télécharger les fichiers et se les envoyer par mail ou les transférer par USB.</p>
<p dir="ltr">D&#8217;autre part, &#8220;<a href="https://www.amazon.fr/derni%C3%A8res-cendres-Blaise-Jourdan-ebook/dp/B00L9K5ZJQ">Les dernières cendres</a>&#8221; est payante parce qu&#8217;elle est un peu plus longue que les nouvelles du site. D&#8217;autres devraient arriver bientôt.</p>
<h2 dir="ltr">J&#8217;ai lu ta nouvelle &#8220;Métamorphoses&#8221;, tu peux en parler un peu ?</h2>
<p dir="ltr"><a href="https://blaisejourdan.com/2016/05/25/metamorphoses/"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-3048 size-full" src="http://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/06/Blaise-Jourdan-metamorphoses.jpg" alt="Blaise Jourdan metamorphoses" width="500" height="667" srcset="https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/06/Blaise-Jourdan-metamorphoses.jpg 500w, https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/06/Blaise-Jourdan-metamorphoses-225x300.jpg 225w, https://www.valerybonneau.com/wp-content/uploads/2017/06/Blaise-Jourdan-metamorphoses-22x30.jpg 22w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p dir="ltr"><strong>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une bande de potes qui se réveillent à demi transformés en sangliers après une grosse cuite.</strong> C&#8217;est une idée qui m&#8217;est venue un matin de gueule de bois, et à laquelle je voulais donner une tournure un peu méchante, drôle et vulgaire, grand-guignol aussi, à la manière des Contes de la crypte. J&#8217;adore cet univers, cette espèce de cruauté rigolarde, avec des personnages qui sont souvent des pauvres cons, des gens mesquins, complexés, confrontés à des situations épouvantables qui les punissent par où ils ont péché. Je suis souvent tenté d&#8217;y retourner, j&#8217;y prends beaucoup de plaisir.</p>
<p dir="ltr">Finalement, pour <a href="https://blaisejourdan.com/2016/05/25/metamorphoses/">Métamorphoses</a>, je n&#8217;ai pas pu m&#8217;empêcher d&#8217;y mettre aussi un peu de tendresse, parce que ces gros lourds d&#8217;étudiants, qui parlent des filles entre eux comme des cadors mais deviennent tous penauds quand il faut assumer, je les ai connus et j&#8217;en ai fait partie.</p>
<h2 dir="ltr">Le roman et le lecteur de roman vont disparaitre pense Philip Roth. Un avis ?</h2>
<p dir="ltr">J&#8217;avais lu son interview : &#8220;je peux vous garantir que dans trente ans, il y aura en Amérique autant de lecteurs de vraie littérature qu&#8217;il y a aujourd&#8217;hui de lecteurs de poésie en latin&#8221;. C&#8217;est radical mais justement, c&#8217;est intéressant d&#8217;essayer de comprendre pourquoi il dit ça.</p>
<p dir="ltr">Et je vois notamment une raison, c&#8217;est qu&#8217;on oublie aujourd&#8217;hui ce que la littérature a de spécifique en tant que culture. <strong>Si Roth parle de &#8220;vraie littérature&#8221;, c&#8217;est sans doute par opposition à cette tendance moderne à considérer la littérature comme du cinéma écrit : la seule valeur du roman, ce serait l&#8217;histoire ou le message qu&#8217;il rapporte.</strong> C&#8217;est vrai mais ce n&#8217;est pas suffisant, car il y a certaines composantes culturelles qui n&#8217;appartiennent qu&#8217;à la littérature : on n&#8217;est pas éduqué de la même façon par la littérature et par le cinéma, un peu comme on n&#8217;est pas éduqué de la même façon en terres chrétiennes et en terres bouddhistes.</p>
<p dir="ltr">En plus de l&#8217;histoire, la littérature c&#8217;est aussi le silence, les mondes intérieurs, l&#8217;introspection, le dialogue avec l&#8217;auteur&#8230; Mais plus profondément encore, c&#8217;est une façon d&#8217;interpréter le monde à travers des codes narratifs qui n&#8217;ont aucun rapport avec ceux de l&#8217;image : par exemple, le fait de structurer un récit en paragraphes, chacun introduisant et développant une nouvelle idée ; ça n&#8217;a l&#8217;air de rien parce qu&#8217;on n&#8217;y pense jamais, mais ça structure l&#8217;intellect, ça éduque la pensée dans une certaine direction. <strong>Une civilisation de grands lecteurs ne peut pas ressembler à une civilisation de grands cinéphiles, même si les deux ont une passion pour les histoires ; l&#8217;une est dressée pour les mots et les phrases, l&#8217;autre pour la composition et le montage.</strong> Ils ne voient pas le monde de la même façon, et ils ne vivront sans doute pas de la même façon.</p>
<p dir="ltr">Or l&#8217;une des particularités de l&#8217;Occident moderne, c&#8217;est la culture du roman. Dans Notre Dame de Paris, quand Victor Hugo écrit que l&#8217;imprimerie tuera l&#8217;architecture, c&#8217;est lié : l&#8217;esprit critique occidental est né de l&#8217;exploration du monde par la littérature, et peut-être pourrait-on même dire par le roman. Et c&#8217;est l&#8217;imprimerie, en disséminant l&#8217;esprit romanesque, qui a éduqué les peuples européens dans une certaine direction, leur a appris à penser d&#8217;une certaine façon, et les a conduits jusqu&#8217;à la mort de Dieu.</p>
<p dir="ltr">Mais, pour mille raisons (dont, sans doute, l&#8217;attrait des écrans, mais on pourrait se demander si la littérature ne contenait pas en elle-même son propre poison), l&#8217;époque contemporaine se détache des livres : elle ne leur trouve plus d&#8217;intérêt que comme vecteurs d&#8217;histoires. Je maintiens que l&#8217;histoire est cruciale, mais nous passons nos vies à raconter des histoires, sans arrêt : si la littérature a une valeur, c&#8217;est parce qu&#8217;elle est une manière particulière de le faire. <strong>Alors la &#8220;vraie littérature&#8221; c&#8217;est celle qui tire profit des spécificités littéraires pour explorer un certain rapport au monde : pour caricaturer, un mauvais roman ne vous apprend rien d&#8217;autre que les événements de l&#8217;histoire qu&#8217;il raconte, il vous divertit ; un grand roman vous éduque.</strong></p>
<p dir="ltr">Je pense que c&#8217;est de ce lien des individus à l&#8217;esprit littéraire dont parle Roth. Sans doute que dans 30 ans, les peuples occidentaux seront plus éduqués par les vidéos que par la littérature. La suite de notre destin sera structurée par l&#8217;image plus que par le texte.</p>
<h2 dir="ltr">Est-ce raisonnable, souhaitable de vouloir vivre de ses écrits ?</h2>
<p dir="ltr">Raisonnable ou non, ça regarde celui qui a une idée en tête et qui y croit. Mais judicieux, je ne suis pas sûr. Il me semble relativement évident que l&#8217;argent se trouve aujourd&#8217;hui dans le cinéma, dans la télé, dans les chaînes YouTube, mais de moins en moins dans les livres (à l&#8217;exception de quelques coups marketing et grands raconteurs d&#8217;histoires, comme J.K. Rowling). On peut toujours rêver de vendre les droits d&#8217;un roman à un studio de cinéma, mais vivre de ses histoires comme un artisan vit de sa production me paraît irréaliste, surtout en France. Je rejoins en ça le diagnostic de Philip Roth : bien que les plateformes d&#8217;autopublication montrent qu&#8217;il y a toujours énormément de gens qui écrivent, nous sommes pourtant de moins en moins une civilisation littéraire, une civilisation de mots (on voit d&#8217;ailleurs comme beaucoup de ces romans publiés sur Internet sont issus d&#8217;une culture visuelle ; ils décrivent des scènes de films). Ca m&#8217;ennuie parce que j&#8217;adore la littérature, mais après tout c&#8217;est mon problème, et j&#8217;ai toujours la possibilité de lire beaucoup et d&#8217;écrire beaucoup.</p>
<h2 dir="ltr">De plus en plus de personnes s&#8217;éloignent des réseaux sociaux, en disparaissant complètement ou en réduisant leur activité. Et toi ?</h2>
<p dir="ltr">Je suis souvent tenté de tout couper. <strong>Je supporte à peine Twitter, par exemple. J&#8217;y suis souvent, mais il y règne une telle puanteur ressentimentale, une telle hargne, une telle culture de la plainte, du grognement, de l&#8217;indignation, que je trouve difficile de ne pas y céder aussi.</strong> Rester dans le positif réclame un effort.</p>
<p dir="ltr">Mais enfin, pour l&#8217;instant je ne réduis rien du tout. Je n&#8217;ai pas de mal à m&#8217;en décoller, le week-end ou en vacances, et ça ne manque pas.</p>
<h2 dir="ltr">Comment découvres-tu de nouveaux livres ?</h2>
<p dir="ltr">Par recommandations ou par proximité avec les livres que j&#8217;ai aimés.</p>
<h2 dir="ltr">Un livre inconnu* à nous faire découvrir ?</h2>
<p dir="ltr"><a href="https://www.babelio.com/livres/Malaparte-Kaputt/6508">Kaputt</a>, de Curzio Malaparte. L&#8217;auteur était correspondant de guerre sur le front de l&#8217;est, pendant la seconde guerre mondiale. Il y rapporte ses souvenirs, qui sont parfois vraiment malsains (en tant que capitaine de l&#8217;armée fasciste italienne, il est souvent invité à dîner à la table de dignitaires nazis, et raconte les longues et pénibles conversations mondaines, souvent sans fil conducteur, les politesses, les piques et les blagues, les digressions interminables des Allemands sur leur bien-aimée Kultur, dont ils se gargarisent avant d&#8217;emmener tout le monde devant le mur du ghetto juif pour tirer sur des enfants, comme on va au théâtre), parfois hallucinants d&#8217;horreur baroque. Le style lui-même devient alors presque fou, les descriptions surchargées pourraient avoir inspiré certaines visions cauchemardesques de films d&#8217;horreur contemporains. C&#8217;est un livre à part, bizarrement écrit, foisonnant, parfois barbant, parfois traumatisant, assez difficile à lire mais qui vaut la peine.</p>
<h2 dir="ltr">Un.e auteur.e inconnu.e* à nous faire découvrir ?</h2>
<p dir="ltr">Pas vraiment inconnu mais sous le radar médiatique : <a href="http://jaenada.com/">Philippe Jaenada</a>. Vous pouvez tout lire, mais commencez par <a href="http://jaenada.com/romans/chameau.php">Le chameau sauvage</a>. Je l&#8217;ai lu à 18 ans, je ne m&#8217;en suis jamais remis. C&#8217;est formidable, généreux, sincère, joyeux et tragique, et c&#8217;est un des très rares livres qui m&#8217;ont véritablement fait pleurer de rire au point de devoir interrompre la lecture, tellement je m&#8217;y reconnaissais et tellement le style emporte tout sur son passage. Jaenada a vraiment inventé une façon de raconter qui n&#8217;appartient qu&#8217;à lui, mais qui est en même temps d&#8217;une simplicité désarmante. On ne voit pas ça souvent.</p>
<h2 dir="ltr">Une question qu&#8217;on ne t&#8217;a jamais posée ?</h2>
<p dir="ltr"><strong>Quel est le roman que tu aurais aimé avoir écrit, et après lequel tu aurais estimé que plus rien ne pouvait t&#8217;arriver ?</strong> Je réponds quand même : c&#8217;est Ça, de Stephen King. C&#8217;est en le lisant que j&#8217;ai &#8220;senti&#8221; pour la première fois ce que c&#8217;était que la littérature.</p>
<h2 dir="ltr">Tu arrêtes quand d&#8217;écrire ? (la question qu&#8217;on n&#8217;a jamais posée à Neil Jomunsi)</h2>
<p dir="ltr">Peut-être quand je serai vieux. Il y a un aphorisme de Nietzsche que j&#8217;aime beaucoup, dans Humain, trop humain : il suppose qu&#8217;on doit ressentir une joie presque maligne à voir son corps vieillir, à sentir ses capacités mentales diminuer, tout en sachant qu&#8217;on a mis sa vie dans les livres qu&#8217;on a écrits, et qu&#8217;on l&#8217;a ainsi préservée, en quelque sorte. De notre corps, il ne reste déjà plus que de la cendre ; le feu de la vie a été sauvegardé, et il peut agir sur les lecteurs, se propager dans le temps, déployer ses effets dans le monde, etc. C&#8217;est un peu comme si un homme regardait de loin un voleur s&#8217;approcher de son coffre-fort, tout en sachant que celui-ci est vide et que l&#8217;argent est en sécurité ailleurs. <strong>La vieillesse et la mort peuvent venir, elles ne trouveront plus grand chose à emporter.</strong></p>
<p dir="ltr">Toute la question, bien sûr, c&#8217;est de savoir comment exprimer le feu de sa vie, le feu de sa jeunesse. Comment lui donner une voix sans le trahir, sans le rapetisser. C&#8217;est cet objectif-là qui m&#8217;obsède.</p>
<h2 dir="ltr">C&#8217;est Neil Jomunsi qui a indiqué ton nom pour cette série d&#8217;interview : un mot sur Neil ?</h2>
<p dir="ltr">J&#8217;admire son énergie créatrice et le soin qu&#8217;il met dans tout ce qu&#8217;il fait. C&#8217;est toujours beau, toujours généreux, et il ne se moque pas de son public. Je suis de près son actualité, j&#8217;ai beaucoup aimé quelques très belles nouvelles du <a href="https://page42.org/le-projet-bradbury/">projet Bradbury</a>, et apprécié son roman <a href="https://www.walrus-books.com/kappa16/">Kappa 16</a>. En revanche je suis moins client du côté pulp des <a href="https://www.walrus-books.com/">éditions Walrus</a>, je trouve ça bizarrement anachronique.</p>
<h2 dir="ltr">Cette série d&#8217;interview repose sur la sérendipité. J&#8217;interviewe qui après ? Tu peux mettre deux ou trois personnes et une question à ajouter si tu as envie</h2>
<p dir="ltr">Tu pourrais interviewer Loïc Dessèbre. C&#8217;est quelqu&#8217;un qui &#8220;cherche&#8221;, qui se pose des questions, et qui se dit lui-même en cours d&#8217;apprentissage du métier d&#8217;écrivain. J&#8217;aime bien ça. Il y a aussi Saint Epondyle, du blog Cosmo Orbüs, pour les mêmes raisons, et parce que je trouve que c&#8217;est quelqu&#8217;un de &#8220;solide&#8221;, qui développe une pensée vraiment personnelle, ce qui est très rare.</p>
<p dir="ltr">Et puisque tu parles de sérendipité, voici un menuet de Haendel joué par Anne Queffelec (la soeur de Yann), et un très beau poème d&#8217;Edmond Rostand :</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/NFv901vCo6M?feature=oembed" frameborder="0" gesture="media" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 dir="ltr">Les rois mages</h2>
<p dir="ltr">Ils perdirent l&#8217;étoile, un soir ; pourquoi perd-on</p>
<p dir="ltr">L&#8217;étoile ? Pour l&#8217;avoir parfois trop regardée.</p>
<p dir="ltr">Les deux rois blancs, étant des savants de Chaldée,</p>
<p dir="ltr">Tracèrent sur le sol des cercles au bâton.</p>
<p dir="ltr">Ils firent des calculs, grattèrent leur menton,</p>
<p dir="ltr">Mais l&#8217;étoile avait fui, comme fuit une idée.</p>
<p dir="ltr">Et ces hommes dont l&#8217;âme eût soif d&#8217;être guidée</p>
<p dir="ltr">Pleurèrent, en dressant des tentes de coton.</p>
<p dir="ltr">Mais le pauvre Roi noir, méprisé des deux autres,</p>
<p dir="ltr">Se dit &#8220;Pensons aux soifs qui ne sont pas les nôtres,</p>
<p dir="ltr">Il faut donner quand même à boire aux animaux.&#8221;</p>
<p dir="ltr">Et, tandis qu&#8217;il tenait son seau d&#8217;eau par son anse,</p>
<p dir="ltr">Dans l&#8217;humble rond de ciel où buvaient les chameaux</p>
<p dir="ltr">Il vit l&#8217;étoile d&#8217;or, qui dansait en silence.</p>
</div>
<p dir="ltr"><em>Je suis joie. Cyrano reste ma pièce et mon personnage préférés de tous les temps. Alors voir débarquer Rostand dans cette série d&#8217;interviews, si c&#8217;est pas de la sérendipité heureuse ça ! Un grand merci à Blaise pour la richesse de ses réponses. La prochaine fois, on retrouvera l&#8217;équipe de la Piscine proposée par Thierry Crouzet (que je devais mettre cette semaine mais je suis à la bourre).</em></p>
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		<title>Automne &#124; Mélanie de L&#8217;évasion Littéraire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Valery]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 May 2017 05:06:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Automne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On continue la série d&#8217;interviews Automne. Après Benjamin Fogel, place à Mélanie, blogueuse.  Mélanie? Effectivement, je m&#8217;appelle Mélanie, sur internet comme dans la vraie vie, j&#8217;ai 17 ans, je viens du sud de la France (Toulouse) et je tiens mon blog littéraire par passion pour la lecture mais aussi pour le partage depuis le 13 [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>On continue la série d&#8217;interviews <a href="http://www.valerybonneau.com/automne-interviews-romans-ecrivain-e-s-et-serendipite">Automne</a>. Après <a href="http://www.valerybonneau.com/automne/automne-benfamin-fogel">Benjamin Fogel</a>, place à Mélanie, blogueuse. </em></p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Mélanie?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Effectivement, je m&#8217;appelle Mélanie, sur internet comme dans la vraie vie, j&#8217;ai 17 ans, je viens du sud de la France (Toulouse) et je tiens mon blog littéraire par passion pour la lecture mais aussi pour le partage depuis le 13 mai 2015.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>L&#8217;évasion Littéraire ?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Ce nom est né à la création de mon blog, il me fallait un nom qui ressemblait à ce que je voulais présenter sur celui-ci, il était évident qu&#8217;il serait littéraire et le meilleur moyen de décrire les moments de lectures que les petits comme les grands lecteurs apprécient tant était d&#8217;en parler comme d&#8217;une évasion à travers les pages, faire abstraction de ce qui est réel le temps d&#8217;un livre, ou même de plusieurs, &#8220;<a href="http://les-lectures-de-melanie.blogspot.fr/">L&#8217;évasion Littéraire</a>&#8221; m&#8217;a alors semblé évident. C&#8217;est un nom que je ne regrette pas et que je trouve simple, efficace et reconnaissable.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Tu as lancé &#8220;<a href="http://les-lectures-de-melanie.blogspot.fr/p/je-lis-des-auto-edites.html">Je lis les auto-édités</a>&#8220;, Ils/elles ont besoin de soutien ?</b></h2>
<div style="text-align: justify;">En effet, les auto-édités sont des auteurs qui peinent à faire connaître leurs livres pour la simple et mauvaise raison que les gens ne sont pas ouverts à ce qui n&#8217;a pas de succès dans l&#8217;immédiat, or il est évident qu&#8217;un auteur indépendant n&#8217;étant pas rattaché à une grande maison d&#8217;édition a plus de mal à connaître ce succès que les lecteurs recherchent, pour ne pas être déçus et ne pas regretter leurs achats. Beaucoup ne veulent que le meilleur, mais c&#8217;est justement là qu&#8217;ils font une énorme erreur, tous les livres publiés par des maisons d&#8217;éditions ne sont pas nécessairement meilleurs que les livres auto-édités, le contraire est également vrai, mais nous pouvons trouver dans les deux de très bons livres. Mais les gens n&#8217;osent pas se lancer et les auteurs auto-édités restent dans l&#8217;ombre, ce qui est vraiment regrettable car un grand nombre d&#8217;entre eux méritent vraiment de connaître le succès qu&#8217;ils n&#8217;ont malheureusement pas à cause des lecteurs qui ne leur laissent pas leur chance. Ils ont aussi besoin de soutien dans le sens où ils ne sont pas très connus, promouvoir soi-même son livre n&#8217;est pas si simple et beaucoup ne connaissent même pas l&#8217;existence de l&#8217;auto-édition, c&#8217;est justement la que nous autres, blogueurs littéraires, pouvons nous rendre utiles!</div>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Livre d&#8217;éditeur classique Vs Autoédité.e* ?</b></h2>
<p style="text-align: justify;"><i></i>Je pense que ce que le livre d&#8217;éditeur classique a de plus que le livre auto-édité, c&#8217;est simplement un objet livre plus travaillé, puisque les éditions proposent des services d&#8217;impression, de maquette (&#8230;) alors que l&#8217;auteur auto-édité doit s&#8217;en charger lui-même et il n&#8217;est pas forcément qualifier pour et ne dispose pas forcément du même matériel (etc&#8230;), il est vrai que les livres auto-édités contiennent souvent plus de fautes de frappe que les livres d&#8217;édition classique, mais au niveau du contenu, je ne pense pas qu&#8217;il y en ai un meilleur que l&#8217;autre, tout dépend des goûts, ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;un livre est retenu et édité par une édition qu&#8217;il va forcément plaire à tout le monde.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Pour découvrir des autoédités, tu fais comment ?</b></h2>
<p style="text-align: justify;">Je fonctionne beaucoup avec les réseaux sociaux comme twitter et instagram, c&#8217;est d&#8217;ailleurs pour cela qu&#8217;il est très important pour les auteurs d&#8217;être présents sur les réseaux sociaux afin de pouvoir échanger directement avec les lecteurs, j&#8217;en découvre énormément en tombant sur les pages des auteurs, en discutant avec eux, attirée par une couverture, simplement parce que j&#8217;ai vu tel ou tel livre sur un blog, si une personne m&#8217;en a parlé ou encore par les recommandations Amazon&#8230;</p>
<h2 style="text-align: justify;"><b></b><b>Une préférence ?</b></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #212121;">Ne citer qu&#8217;un livre me paraît beaucoup trop compliqué, mais j&#8217;ai adoré &#8220;Question de temps&#8221; de Link, &#8220;Yggdrasil&#8221; de Myriam Caillonneau, &#8220;La rumeur&#8221; de Solenne Hernandez, &#8220;Habeas Corpus&#8221; de Victor Boissel&#8230; Des livres très originaux que j&#8217;ai vraiment beaucoup aimés, il y en a pour tous les goûts.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #212121;"><b>Le roman et le lecteur de roman vont disparaître pense Philip Roth. Un avis ?</b><br />
</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #212121;">Je pense que c&#8217;est totalement faux! Le lecteur est bien loin d&#8217;être une espèce en voie de disparition! Il n&#8217;y a qu&#8217;à regarder dans les transports en communs, les gens lisent, pour faire passer le temps ou comme je le disais, pour s&#8217;évader, nous vivons dans une société ou le stress et l&#8217;anxiété sont très présents, chacun à ses propres problèmes et fuir la réalité un moment est très recherché. De nos jours nous pouvons trouver tous les sujets possibles et imaginables dans les livres, il y en a pour tous les goûts et chacun peut trouver ce qui lui plaît, si le format est au coeur des débats (le numérique qui remplacerait le papier&#8230;), l&#8217;existence même du roman n&#8217;est pas remise en question, loin de la. La communauté littéraire dans le monde entier en est la preuve (Les blogs, booktubes, bookstagram&#8230;), le roman ne s&#8217;essouffle pas et toutes les générations lisent. Avez-vous lu Fahrenheit 451 de Ray Bradbury? Un tel monde n&#8217;existera jamais, pour notre plus grand bonheur. </span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #212121;"><b></b><b>Parler livre sur Instagram, ça marche ?</b></span></h2>
<div style="text-align: justify;"><span style="color: #212121;">Plus pour certains que pour d&#8217;autres, pour ma part, je ne suis pas forcément très influente sur instagram par rapport à d&#8217;autres (1000 abonnés environ) mais c&#8217;est un réseau social que j&#8217;adore, j&#8217;accorde beaucoup d&#8217;importance à la couverture des livres (même si je sais qu&#8217;il ne sert à rien de juger un livre à sa couverture) et beaucoup sont vraiment très doués pour les mettre en scène et font de très belles photos qui donnent bien souvent envie d&#8217;en savoir plus sur les livres présentés. De plus c&#8217;est un moyen simple et rapide pour échanger avec d&#8217;autres passionné(e)s de lectures. Je fais beaucoup de très belles découvertes grâce à instagram.</span></div>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #212121;"><b>Des envies d&#8217;écriture ?</b><br />
</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #212121;">Souvent, mais je ne m&#8217;en sens absolument pas capable et je n&#8217;ai ni le temps, ni le talent, ni l&#8217;inspiration. J&#8217;admire les auteurs. <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> </span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><b>Un livre inconnu à nous faire découvrir ?</b></h2>
<div style="text-align: justify;"><span style="color: #212121;">C&#8217;est naturellement vers l&#8217;auto-édition que je me tourne, puisqu&#8217;inconnus, et pour ne pas reciter les mêmes que précédemment, je dirai &#8220;Forever Young&#8221; de Charlotte Orcival.</span></div>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #212121;"><b>Un.e auteur.e inconnu.e à nous faire découvrir ?</b><br />
</span></h2>
<div style="text-align: justify;"><span style="color: #212121;">Nico Bally, peut-être pas inconnu, mais un auteur que j&#8217;apprécie.</span></div>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #212121;"><b>Une question qu&#8217;on ne t&#8217;a jamais posée ?</b><br />
</span></h2>
<div style="text-align: justify;"><span style="color: #212121;">C&#8217;est peut-être parce qu&#8217;on ne me l&#8217;a jamais posé qu&#8217;elle ne me viens pas à l&#8217;esprit. <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> </span></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;"><em>Pas de proposition d&#8217;interview suivante pour <a href="http://les-lectures-de-melanie.blogspot.fr/">Mélanie</a> que vous pouvez retrouver sur <a href="https://twitter.com/LivreEvasion">twitter</a> et <a href="https://instagram.com/evasion_litteraire/">instagram</a>. La sérendipité fait un premier arrêt par ici. Qu&#8217;à cela ne tienne, prochaine interview ? L&#8217;équipe de La Piscine sur une idée de <a href="http://www.valerybonneau.com/automne/automne-thierry-crouzet">Thierry Crouzet</a> !</em></div>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.valerybonneau.com/automne/automne-melanie-de-levasion-litteraire">Automne | Mélanie de L&#8217;évasion Littéraire</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.valerybonneau.com">Valéry Bonneau, écrivain</a>.</p>
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